Michael Edwards (poète)
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Kingston Grammar School (en)
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Christ's College (docteur en philosophie) Kingston Grammar School (en) |
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Michael Edwards, né à Barnes, près de Londres et de la Tamise, le , est un poète, critique littéraire, traducteur et universitaire franco-britannique.
Il est membre de l'Académie française depuis 2013[1].
Formation et enseignement
Michael Edwards fait ses études à la Kingston Grammar School, fondée par Élisabeth Ire et à l'université de Cambridge, où il publie ses premiers poèmes et ses premiers articles. Après une thèse sur Jean Racine et quatre années passées en France (1961-1965), il enseigne le français, l'anglais et la littérature comparée à l'université de Warwick jusqu'en 2002.
Il est professeur au Collège de France à la chaire d'Étude de la création littéraire en langue anglaise[2].
Académie française
Candidat à la succession de Bertrand Poirot-Delpech à l'Académie française, il n'obtient que huit voix lors de l'élection (blanche) du . Il se représente sans succès le au fauteuil 40, celui de Pierre-Jean Rémy ; il obtient cette fois le plus grand nombre de voix[3] (onze), sans éviter une nouvelle élection blanche. Une nouvelle candidature le , au fauteuil de Jean Dutourd[4], lui permet d'être élu, devenant ainsi le premier Immortel d'origine britannique.
Il est reçu sous la Coupole le par Frédéric Vitoux[5]. Il prononce le Discours sur la vertu en 2015. Sur son épée d'académicien est gravée une expression de Spinoza, « Agir bien et être joyeux ».
Il est délégué à la séance de rentrée des Cinq Académies du [6]. Il appartient également à la commission du Dictionnaire[7].
Décorations
Thématiques de l'œuvre
Ses livres, sur la littérature, d'Homère à aujourd'hui, sur la peinture, la musique, le langage, la Bible, et sur certains thèmes philosophiques, cherchent à développer une nouvelle vision chrétienne de la vie et de la culture. Il s'interroge également sur les rapports entre les langues et sur les représentations du monde dont elles sont porteuses.
Bénéficiant des deux nationalités, britannique et française, et bilingue, Edwards utilise dans son œuvre poétique le français et l'anglais, parfois les deux dans le cadre d'un même ouvrage (par exemple dans Rivage mobile)[9].
En tant que poète chrétien, il voit dans l'art une entre-vision de la nouvelle terre que promet la Bible à la fin des temps. Pour lui, le christianisme donne la clef de ce que pressentent tant de poètes non chrétiens, cette perception d'une autre dimension dans le réel[10].