Michael Langlois
historien des religions (judaïsme, christianisme, islam), spécialiste d’hébreu et d’araméen
From Wikipedia, the free encyclopedia
Michael[n 1] Langlois, né en 1976 en France, est historien et philologue, professeur des universités spécialiste de la Bible hébraïque et de l’histoire des religions.
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalités | |
| Formation | |
| Activités |
Il a pris position sur plusieurs sujets controversés, notamment les faux manuscrits de la mer Morte, l’historicité de Jésus, la mention du roi David sur les stèles de Mésha et de Tel Dan, l’ossuaire de Jacques, le Covid-19 et les violences sexistes.
Biographie
Jeunesse
Issu d’une famille protestante, Michael Langlois est le petit-neveu du pasteur réformé suisse William Berruex, l’un des pionniers de la Communauté de Taizé[1]. Fils d’un père franco-suisse et d’une mère française, d’origine catholique et convertie au pentecôtisme[2], il grandit à Voisins-le-Bretonneux, dans les Yvelines[3]. Son père est ingénieur en télécommunications et il a un frère aîné, Jean-Philippe. À quatorze ans, par rébellion, ils fondent tous deux un groupe de rock, style musical déplaisant à leur milieu. Enfant, il se pose de nombreuses questions sur la Bible durant les cours d'étude de la foi à l'église, gênant ses enseignants[3].
Études
Après un baccalauréat S, Michael Langlois est licencié de mathématiques et de sciences à l'université Paris-Sud, en vue d'être professeur de mathématiques ou informaticien. Adulte, il reste intrigué par la foi et s'inscrit au Séminaire théologique continental, en Belgique, y apprenant le grec, l'hébreu et l'histoire du Moyen-Orient. Durant ses études au séminaire, sa foi chrétienne évolue et il considère que toutes les Églises se valent, aucune d'elles n'ayant le monopole de la vérité chrétienne[3].
Il étudie ensuite à l’École des langues et civilisations de l’Orient ancien, à l’Institut catholique de Paris, où il suit par exemple les cours d’éthiopien ancien (ou guèze) prodigués par le pasteur et théologien luthérien Jacques-Noël Pérès[2]. Il y apprend d’autres langues sémitiques anciennes, comme l’araméen avec Ursula Schattner-Rieser, qui l’invite à rejoindre un groupe préparant une nouvelle traduction des manuscrits de la mer Morte. Michael Langlois se voit notamment confier le livre d'Hénoch, dont des fragments araméens ont été découverts à Qumrân et qui n’a survécu en intégralité qu’en guèze. Il donne une traduction nouvelle et améliorée par une reconstitution longue et minutieuse. Il étudie également à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem et soutient en 2007 une thèse à la Sorbonne sur ces manuscrits, publiée en 2008[4].
Carrière
Après l’obtention de sa thèse de doctorat à la Sorbonne, Michael Langlois devient enseignant à l’École des langues et civilisations de l’Orient Ancien, au Collège de France et à l'université de Strasbourg[5],[6].
En 2010, il est conseiller scientifique de l’exposition à la Bibliothèque nationale de France consacrée aux manuscrits de la mer Morte[7]. Dans la suite de ses recherches, à partir de fragments du livre de Josué, il conclut qu'il existe une version perdue, jusque-là inconnue, conservée dans les manuscrits de la mer Morte[3]. Il obtient sa thèse d’habilitation à diriger des recherches en 2010 et la publie en 2011[8].
En 2012, il devient éditeur scientifique de la revue Semitica au Collège de France, sous la direction de Thomas Römer[9].
En 2013, il est nommé auxiliaire de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, associé au projet de Corpus Inscriptionum Semiticarum, et membre de l’Institut universitaire de France avec trois thématiques : (1) l’écriture de la Bible ; (2) les civilisations du Proche-Orient antique ; et (3) le judaïsme ancien et le christianisme naissant[10].
Outre les volumes annuels Semitica, il publie plusieurs livres consacrés aux manuscrits de la mer Morte[11], au Pentateuque samaritain[12], et au rôle des scribes dans le monde de la Bible[13]. Il écrit également des articles sur le canon biblique[14], les ostraca[15], les targoums araméens [16], l’épigraphie paléo-hébraïque[17], l’histoire des royaumes d’Israël et de Juda[18], les textes araméens divinatoires[19] et l’histoire du judaïsme[20].
Prises de positions
Faux manuscrits de la mer Morte
En 2008, Michael Langlois exprime des doutes quant à l’authenticité d’un manuscrit de la mer Morte du livre d’Hénoch apparu sur le marché des Antiquités[21]. Quelques années plus tard, il rejoint une équipe internationale qui étudie une collection privée de manuscrits de la mer Morte en Norvège, dont fait partie ce fragment ; après analyse, l’équipe conclut que ce manuscrit et d’autres sont des faux[22].
Cette affirmation crée la controverse, car de grands spécialistes comme Emanuel Tov ou Ada Yardeni estiment que ces manuscrits sont authentiques et ont contribué à leur publication[23]. En 2023, Craig Evans maintient que ces manuscrits sont authentiques[24].
Historicité du roi David
En 2019, Michael Langlois publie dans Semitica un article sur la stèle de Mésha, roi de Moab[25]. En utilisant des techniques d’imagerie numérique, notamment RTI, sur la stèle conservée au musée du Louvre et sur les estampages conservés au Louvre et à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, il parvient à reconstituer la lecture « Maison de David », confirmant ainsi une hypothèse émise en 1994 par André Lemaire[26].
Sa lecture est néanmoins contestée par Israël Finkelstein, Nadav Naaman et Thomas Römer, qui proposent de lire le nom du roi Balak de Moab[27], mentionné dans la Bible hébraïque à l’époque de Moïse. Selon Michael Langlois, Israël Finkelstein, Nadav Naaman et Thomas Römer ont pris pour ancienne une partie de la stèle qui est en fait le fruit d’une restauration moderne faite au Louvre ; par ailleurs, si cette stèle confirme l’existence du roi David, elle ne prouve en rien que le récit biblique le concernant soit authentique[28].
En 2024, Michael Langlois publie un article sur une autre stèle mentionnant le roi David : la stèle de Tel Dan[29]. Il affirme que les trois morceaux qui la composent ont été écrits par deux personnes différentes, ce qui rend impossible la restauration qui en a été faite par les archéologues israéliens. En particulier, les deux fragments découverts en 1994 et qui s’emboîtent, ne peuvent être joints au premier fragment découvert un an plus tôt en 1993. Si cela ne change en rien la lecture de la « maison de David », intacte sur le premier fragment, cet article relance néanmoins la polémique sur cette stèle dont certains doutent de l’authenticité[30].
Historicité de Jésus
Dans plusieurs documentaires télévisés, Michael Langlois remet en question l’historicité des reliques du Christ, notamment la Sainte-Lance[31], le Saint-Graal[32], ou le Saint-Suaire[33].
En 2024, il est interviewé à propos du livre de Michel Onfray, Théorie de Jésus[34], dans lequel ce dernier nie l’historicité de Jésus. Michael Langlois reconnaît l’absence de preuve archéologique de l’existence de Jésus mais estime que les sources antiques, notamment Flavius Josèphe, confortent l’hypothèse selon laquelle Jésus aurait bien existé[35].
En 2025, Michael Langlois est interviewé dans un documentaire sur Jésus et ses enfants[36]. André Lemaire y est également interviewé et maintient que l’ossuaire de Jacques est authentique, alors que plusieurs spécialistes estiment que c’est un faux. En revanche, selon André Lemaire et Michael Langlois, la mention « frère de Jésus » ne se rapporterait pas à Jacques, mais à Joseph, si bien que cet ossuaire viendrait d’une autre famille.
Covid-19 et vaccination
En 2020, pendant la pandémie de Covid-19, Michael Langlois est interrogé sur les raisons théologiques de cette pandémie qui est, selon certains, une punition de Dieu[37]. Cette doctrine est notamment populaire dans les milieux pentecôtistes, que Michael Langlois connaît bien puisqu’il y a grandi. Or, un des foyers de propagation du Covid-19 est l’Église Porte ouverte chrétienne, une mégaéglise pentecôtiste située à Mulhouse[38].
En janvier 2021, au moment où le débat fait rage sur la vaccination contre le Covid-19, Michael Langlois signe, dans un numéro de l’hebdomadaire protestant Réforme consacré aux vaccins, un éditorial intitulé « Je n’ai pas foi en la science »[39] dans lequel il explique que foi et science doivent rester distinctes : la vaccination ne doit pas être une question de croyance mais de science médicale.
Violences sexistes et sexualité
En 2018, Michael Langlois évoque la question des violences sexistes en lien avec la Bible : selon lui, la Bible a été utilisée pour justifier la soumission de la femme à l’homme[40].
Dans une autre interview, il évoque également la place controversée de la sexualité dans la Bible, entre mariage forcé, lapidation, adultère, abstinence, célibat, et érotisme[41].
En 2023, au cours d’une conférence à deux voix organisée par le rabbin Ariel Rebibo, du consistoire israélite à Strasbourg, Michael Langlois évoque à nouveau la façon dont la Bible, et notamment le récit de la tentation du serpent dans la Genèse, au chapitre 3, a été utilisé pour justifier la soumission de la femme à l’homme et des violences sexistes. Selon Langlois, il s’agirait d’un récit étiologique qui explique et condamne la domination de l’homme sur la femme, cette domination n’étant pas le projet de Dieu pour l’humanité mais le résultat de la chute. Or, toujours selon Langlois, ce récit a été repris par des épîtres de Paul dans le Nouveau Testament, notamment la première Épître aux Corinthiens, chapitres 11 et 14, et la Première épître à Timothée, chapitre 2, qui se fondent sur la Genèse pour légitimer la domination de l’homme sur la femme. Mais Langlois leur oppose l’Épître aux Galates chapitre 3, qui énonce qu’il n’y a plus ni homme ni femme, et qui, selon l’historien, correspond au projet de Dieu pour l’humanité, à l’opposé de toute discrimination ou violence sexiste[42]
Accusations de violences sexistes
En 2021, alors qu’il est en instance de divorce avec une ancienne étudiante, qu’il avait épousée et avec laquelle il avait eu un enfant, celle-ci l’accuse de violences conjugales et de viol. Elle monte un dossier avec treize témoignages, dont le sien et celui de ses anciennes camarades, et contacte le CLASCHES (Collectif de Lutte Anti-Sexiste Contre le Harcèlement dans l’Enseignement Supérieur). Elle contacte également Mediapart, qui publie avec Rue89 Strasbourg un article le [43]. L’université de Strasbourg y est mise en cause pour sa lenteur et ouvre une section disciplinaire. En , Langlois est suspendu pendant trois ans, après un an et demi d'enquête interne qui conclut qu’elle ne retient pas les accusations « de viol, de harcèlement sexuel, de proposition à caractère sexuel et d’emprise psychologique », mais des pratiques pédagogiques « hors nécessité liée à l’enseignement et hors du strict cadre académique »[44]. Il fait appel de cette décision[45],[46]. Au nom de deux anciennes compagnes et étudiantes de Michael Langlois, la justice ouvre également une première enquête pour viol et une seconde pour violences conjugales, psychologiques, diffamation et harcèlement moral. Il conteste les faits[47],[48].
En , le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche le réintègre en raison de vices de procédure, amenant une pétition contre sa réintégration[49]. Malgré l'enquête d'un média impliqué dans les violences faites aux femmes, contre lequel Langlois a porté plainte à deux reprises[50], il n'est ni innocenté ni condamné. Sa réintégration embarrasse les étudiants en théologie et l'administration de l'université, au sein de laquelle des étudiants continuent de manifester leur opposition[47],[51]. En , des élèves et professeurs de Strasbourg, d'autres facultés et des personnalités protestantes publient une tribune dans le journal protestant Réforme pour protester contre les violences sexuelles et abus spirituels[52]. L'Église protestante unie de France apporte son soutien[53], tout comme Michael Langlois, lui-même victime de violences conjugales par son ex-femme qui a été arrêtée avec interdiction de le contacter[44]. Dans la même interview, il se défend également de pratiques pédagogiques hors du strict cadre académique retenues par la section disciplinaire de l’université de Strasbourg, expliquant qu’il rencontre ses étudiants hors de l’université pour prendre des cafés avec eux ou les retrouver à l’église. Il affirme que son ex-femme cherche à se venger après avoir été condamnée pour violences contre lui. La plainte de celle-ci est classée sans suite par le parquet de Pau, et celle de son ex-compagne est transférée au parquet de Strasbourg au printemps 2024 ; en , suite à un pourvoi en cassation, le Conseil d’État confirme la réintégration du professeur à l’Université de Strasbourg[44].
Vidéographie
Michael Langlois est interviewé dans plusieurs films documentaires ou émissions télévisées portant sur la religion :
- « Ponce Pilate ». Mag Bible, par Roland Portiche. France 2, 5 avril 2009.
- « L’énigme des manuscrits de la mer Morte ». C dans l'air, par Yves Calvi. France 5, 4 juin 2010.
- « Rencontre ». Mag Bible, par Philippe Chazot. France 2, 12 décembre 2010.
- « Biblical Texts Older than the Bible ». Evening News. NRK, 14 janvier 2013.
- « Mes questions sur… Les nouvelles églises évangéliques ». Mes questions sur…, par Serge Moati et Alice Cohen. France 5, 30 avril 2013.
- « La Bible cachée : le mystère des apocryphes ». Journal télévisé. Martinique La Première, 17 juillet 2014.
- « En quelle langue s’adresser à Dieu ? » Dieu m’est témoin, par Marie Lesure-Vandamme. Outre-Mer 1ère, 1 mars 2015.
- L’évangile de la femme de Jésus. Réalisé par Anne-Marie Sangin. RMC Découverte, 28 mars 2016.
- Les révélations de l’Évangile de Barnabé. Réalisé par Sabine Cailleux. RMC Découverte, 1er novembre 2016.
- « Les Prophètes dans le monothéisme ». Islam, par Djelloul Beghoura. France 2, 26 mars 2017.
- « Les Prophètes dans le monothéisme, 2e partie ». Islam, par Djelloul Beghoura. France 2, 2 avril 2017.
- Le mystère de la Sainte Lance. Réalisé par François Barré. RMC Découverte, 27 février 2018.
- Le mystère de la grotte de Lourdes. Réalisé par François Barré. RMC Découverte, 2 avril 2018.
- Jérusalem des Mystères. Réalisé par Fanny Belvisy. RMC Découverte, 17 décembre 2019.
- Mystères en Terre sainte. Réalisé par Fanny Belvisy. RMC Découverte, 17 décembre 2019.
- « La Bible parle-t-elle encore aujourd’hui ? » Présence protestante, par Georges Quenon et Bruneau Joussellin. La Une, 11 octobre 2020.
- « La Bible parle-t-elle encore ? » Présence Protestante, par Georges Quenon et Bruneau Joussellin. Tipik, 8 novembre 2020.
- Les théories du Saint-Graal. Réalisé par Stéphane Cascino. RMC Découverte, 4 décembre 2020.
- Qui a écrit la Bible ? Le mystère révélé. Réalisé par Nathalie Laville. RTS Deux, 4 avril 2021.
- Les mystères de la Bible. Épisode 1, « Sur les pas de Jésus », réalisé par Katia Chapoutier. C8, 19 novembre 2022.
- Les mystères de la Bible. Épisode 2, « Les miracles de Jésus », réalisé par Katia Chapoutier. C8, 19 novembre 2022.
- Les mystères de la Bible. Épisode 3, « À la recherche de l’Arche d’alliance », réalisé par Marie Linton. C8, 26 novembre 2022.
- Les mystères de la Bible. Épisode 4, « La quête du Graal », réalisé par Marie Linton. C8, 26 novembre 2022.
- Les mystères de la Bible. Épisode 5, « La toute-puissance du roi Salomon », réalisé par Sandra Rude. C8, 3 décembre 2022.
- Les mystères de la Bible. Épisode 6, « Le mystère de Fatima », réalisé par Sandra Rude. C8, 3 décembre 2022.
- « Écrire ». Tous frères, par Nora Nonet. La 1ère, 26 février 2023.
- « Sous influence ». Dans les yeux d'Olivier, réalisé par Olivier Delacroix. France 2, 27 février 2023.
- Lourdes : l’énigme des guérisons inexpliquées. Réalisé par Blandine Josselin. RMC Story, 10 avril 2023.
- L’énigme de Fatima. Réalisé par Fanny Belvisy. RMC Story, 12 juin 2023.
- Jésus : enquête sur le mystère du Saint-Suaire. Réalisé par Vincent Nequache. RMC Story, 23 octobre 2023.
- Jérusalem secrète. Réalisé par Katia Chapoutier. C8, 28 décembre 2024.
- Jésus a-t-il vraiment eu des enfants ? Réalisé par Ève Vanderstegen. RMC Story, 17 février 2025.
- « Parler ». Tous frères, réalisé par Nora Nonet. La 1ère, 13 avril 2025.
Collaborations scientifiques
Michael Langlois a étudié ou collaboré auprès de plusieurs spécialistes, parmi lesquels :
- André Lemaire, historien, philologue et épigraphiste, professeur à la Sorbonne, directeur de thèse de Michael Langlois[4].
- Thomas Römer, bibliste, exégète, professeur au Collège de France, directeur d’habilitation à diriger des recherches de Michael Langlois[8].
- Marc Philonenko, historien des religions, académicien, doyen honoraire de la Faculté de théologie protestante de l’université de Strasbourg, président du jury de thèse de Michael Langlois[4].
- André Paul, historien des religions, directeur de La Bibliothèque de Qumrân aux Éditions du Cerf[21].
- Pierre Bordreuil, historien, épigraphiste, professeur d’ougaritique et parrain de Michael Langlois à la Société Asiatique[54].
- François Déroche, historien, paléographe, professeur au Collège de France, auteur de Le Coran, une histoire plurielle dans lequel il remercie Michael Langlois[55].
- Ursula Schattner-Rieser, philologue et linguiste, professeur d’araméen et de grammaire comparée des langues sémitiques à l’École des langues et civilisations de l’Orient ancien, auteur L’araméen des manuscrits de la mer Morte pour lequel Michael Langlois l’a assistée[56].
- Jacques-Noël Pérès, pasteur et théologien luthérien, enseignant de syriaque et d’éthiopien à l’École des langues et civilisations de l’Orient ancien[4].
- Jean-Marie Durand, historien, assyriologue, professeur au Collège de France, avec qui Michael Langlois a collaboré sur plusieurs projets et publications scientifiques[57].
- Katell Berthelot, historienne, directrice de recherche au CNRS, co-directrice de La Bibliothèque de Qumrân aux Éditions du Cerf[21].
- Dominique Charpin, historien, assyriologue, professeur au Collège de France, codirecteur de l’équipe CNRS de Michael Langlois[58] et directeur de thèse d’Anne-Isabelle Langlois, sœur de Michael Langlois[59].
- Israël Finkelstein, archéologue, membre du comité de rédaction de la revue Semitica dont Michael Langlois est l’éditeur scientifique[60].
Distinctions scientifiques
Michael Langlois est membre de plusieurs sociétés savantes et a reçu plusieurs distinctions scientifiques :
- Lauréat de l’Institut universitaire de France[10]
- Auxiliaire de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres[3]
- Membre de la Société asiatique[54]
- Membre de la Société de littérature biblique[61]
- Membre des American Schools of Oriental Research[62]
- Lauréat du Helsinki Collegium for Advanced Studies à l’université de Helsinki[63]
- Membre du Centre de recherche français de Jérusalem[64]
- Lauréat d’un partenariat Hubert-Curien franco-israélien Maïmonide[65]
- Lauréat du Frankel Center for Judaic Studies à l’université du Michigan[66]
Principales publications
Outre des articles scientifiques, Michael Langlois a écrit ou dirigé plusieurs ouvrages, parmi lesquels :
- Langlois, Michael. Le premier manuscrit du Livre d’Hénoch. Étude épigraphique et philologique des fragments araméens de 4Q201 à Qumrân. Lectio Divina. Paris, Cerf, 2008[4].
- Héricher, Laurent, Michael Langlois et Estelle Villeneuve, éd. Qumrân. Le secret des manuscrits de la mer Morte. Paris, BnF / Seuil, 2010[7].
- Triplet-Hitoto, Valérie. Mystères et connaissances cachées à Qumrân. Dt 29,28 à la lumière des manuscrits de la mer Morte. Édité par Michael Langlois. L’écriture de la Bible 1. Paris, Cerf, 2011[67].
- Langlois, Michael. Le texte de Josué 10. Approche philologique, épigraphique et diachronique. Orbis Biblicus et Orientalis 252. Fribourg / Göttingen, Academic Press / Vandenhoeck & Ruprecht, 2011[8].
- Durand, Jean-Marie, Thomas Römer et Michael Langlois, éd. Le jeune héros. Recherches sur la formation et la diffusion d’un thème littéraire au Proche-Orient ancien. Orbis Biblicus et Orientalis 250. Fribourg / Göttingen, Academic Press / Vandenhoeck & Ruprecht, 2011[57].
- Langlois, Michael, éd. Monde sémitique et Bible hébraïque. Semitica 54, dir. par Thomas Römer. Paris, Maisonneuve, 2012[68].
- Gagné, André, et Jean-François Racine, éd. En marge du canon. Études sur les écrits apocryphes juifs et chrétiens. L’écriture de la Bible 2, dir. par Michael Langlois. Paris, Cerf, 2012[69].
- Schenker, Adrian. Une Bible archétype ? Les parallèles de Samuel–Rois et des Chroniques. Édité par Michael Langlois. L’écriture de la Bible 3. Paris, Cerf, 2013[70].
- Langlois, Michael, éd. Études archéologiques, épigraphiques et philologiques. Semitica 55, dir. par Thomas Römer. Paris, Maisonneuve, 2013[71].
- Berthelot, Katell, Michael Langlois et Thierry Legrand, éd. La Bibliothèque de Qumrân, 3a. Torah – Deutéronome et Pentateuque dans son ensemble. Paris, Éditions du Cerf, 2013[72].
- Langlois, Michael, éd. Semitica. Vol. 57. dir. par Thomas Römer. Leuven, Peeters, 2015[73].
- Langlois, Michael, éd. Semitica. Vol. 58. dir. par Thomas Römer. Leuven, Peeters, 2016[74].
- Elgvin, Torleif, Kipp Davis et Michael Langlois, éd. Gleanings from the Caves. Dead Sea Scrolls and Artefacts from The Schøyen Collection. Library of Second Temple Studies 71. London, Bloomsbury T&T Clark, 2016[75].
- Langlois, Michael, éd. Semitica. Vol. 59. dir. par Thomas Römer. Leuven, Peeters, 2017[76].
- Berthelot, Katell, Michael Langlois et Thierry Legrand, éd. La Bibliothèque de Qumrân, 3b. Torah – Deutéronome et Pentateuque dans son ensemble. Paris, Éditions du Cerf, 2017[77].
- Langlois, Michael, éd. Semitica. Vol. 60. dir. par Thomas Römer. Leuven, Peeters, 2018[78].
- Langlois, Michael, éd. The Samaritan Pentateuch and the Dead Sea Scrolls. Contributions to Biblical Exegesis and Theology 94. Leuven, Peeters, 2019[12].
- Langlois, Michael, éd. Semitica. Vol. 61. dir. par Thomas Römer. Leuven, Peeters, 2019[79].
- Langlois, Michael, éd. Semitica. Vol. 62. dir. par Thomas Römer. Leuven, Peeters, 2020[80].
- Langlois, Michael, éd. Semitica. Vol. 63. dir. par Thomas Römer. Leuven, Peeters, 2021[81].
- Les nouveaux mystères de la Bible, racontés par des historiens, archéologues, scientifiques, théologiens. Paris, Plon, 2022[82].
- Langlois, Michael, éd. Semitica. Vol. 64. dir. par Thomas Römer. Leuven, Peeters, 2022[83].
- Langlois, Michael, éd. Semitica. Vol. 65. dir. par Thomas Römer. Leuven, Peeters, 2023[84].
- Eshel, Esther, et Michael Langlois, éd. The Scribe in the Biblical World: A Bridge Between Scripts, Languages and Cultures. Beihefte Zur Zeitschrift Für Die Alttestamentliche Wissenschaft 547. Berlin, De Gruyter, 2023[13].
- Langlois, Michael, éd. Semitica. Vol. 66. dir. par Thomas Römer. Leuven, Peeters, 2024[85].