Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière

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PrédécesseurJean-Antoine Panet
CirconscriptionYork n° 1
PrédécesseurPremier titulaire
Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière
Illustration.
Fonctions
Orateur de la
Chambre d'assemblée du Bas-Canada

(2 ans, 4 mois et 3 jours)
Prédécesseur Jean-Antoine Panet
Successeur Jean-Antoine Panet
Député à la
Chambre d'assemblée du Bas-Canada

(4 ans)
Circonscription York n° 1
Prédécesseur Premier titulaire
Successeur Joseph-Hubert Lacroix
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Québec (Nouvelle-France)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Montréal (Bas-Canada)
Profession Seigneur
Officier

Signature de Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière

Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière, né le à Québec[1] et mort le à Montréal[1], est un seigneur, officier et homme politique canadien.

Jeunesse

Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière est né le à Québec. Il était le fils de Michel Chartier de Lotbinière et de Louise-Madeleine Chaussegros de Léry.

Âgé de onze ans, il a servi en tant que cadet, pendant le siège de Québec en 1759. L'année suivante, il devint officiellement enseigne en second dans l'armée française quand ils étaient en poste à Montréal avant d'accompagner son père en France.

En France, il reprend ses études dans l'idée de rejoindre la cavalerie française, mais à la suite de la perte de terres de son père en Amérique en 1763, il revient à Québec et devient arpenteur en 1768.

Seigneur et officier

À partir de 1770 son père ayant contracté des dettes, il rachète les domaines de son père, dont la seigneurie de Rigaud afin d'éponger ses dettes. À peine âgé de vingt ans, il devint un "seigneur" par ses immenses propriétés, par son patronyme prestigieux et par ses relations influentes au Canada.

Contrairement à son père, il a immédiatement reconnu l'importance de travailler avec les Anglais et c'est pourquoi il s'est adapté aux circonstances dans lesquelles il se trouvait.

Après l'invasion américaine en 1775, il fut l'un des premiers seigneurs canadiens à offrir ses services au gouverneur Guy Carleton. Il a aidé à défendre fort Saint-Jean (plus tard Saint-Jean-sur-Richelieu) contre les Américains, mais fut capturé et fait prisonnier par ces derniers. C'est durant cette période qu'il a développé une solide amitié avec William Bingham, dont le fils unique épousa l'une de ses filles. Il fut libéré en 1776 et de retour à Montréal en 1777. Ayant gagné la confiance de Carleton, il fut nommé juge de paix.

Il continua à servir dans la milice canadienne en 1794, et devint lieutenant-colonel du bataillon de milice de Vaudreuil.

En 1803, il fut nommé colonel. Il se retira définitivement de la milice en 1818.

Carrière politique

Il est élu à la nouvelle Chambre des Communes, en même temps que son beau-frère, Pierre-Amable de Bonne. Politiquement, il est surtout connu pour avoir obtenu, par un discours enregistré dans la Gazette de Québec le , que le français et l'anglais fussent traités à égalité lors des débats de la Chambre des Communes.

Famille et généalogie

Notes et références

Annexes

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