Fils d'une couturière et d'un vendeur d’équipements pour voitures et vélos, Michel Andrault est alité deux ans par la tuberculose[1].
Il entre aux Beaux-Arts de Paris, section architecture, auprès d’Eugène Beaudouin dont il devint le massier de l'atelier. Il conçoit le centre commercial des Blagis dans un ensemble réalisé par son professeur à Sceaux[1].
Diplômé en 1955, il s'associe à son condisciple Pierre Parat en 1957[2]. La même année, deuxièmes des concours pour un mausolée à Karachi, pour le musée national d'Alep et pour l’assemblée territoriale de Conakry, ils emportent le concours pour la construction de la basilique-sanctuaire Madonna delle Lacrime[1].
Ce projet leur donne une notoriété. Ils sont sollicités par la Caisse des dépôts et consignations pour la construction de logements, travaillent avec Bouygues[1]. Ensemble, ils bâtissent 19 000 logements[1], notamment autour du concept de logements en pyramides[2] comme alternatives aux barres et aux tours[1]. Les premiers immeubles « Les Pyramides » ont été expérimentés à Épernay avant d'être reproduits à Évry, Villepinte, Champs-sur-Marne, Plaisir, Coulommiers, Fontenay-sous-Bois[2]… Ils réalisent également le siège d’Havas à Neuilly et celui des AGF à Madrid, le palais omnisports de Paris-Bercy, la tour Totem, les tours Chassagne et Alicante, Séquoia et Kupka à La Défense, où ils réhabilitent également le CNIT[1].
Sculpteur, camarade aux Beaux-Arts de César, Maurice Calka, Alain Métayer et Gérard Singer, quand Parat s'adonne à la peinture, Andrault porte une grande importance à la sculpture et à l'espace public dans les projets, à l'instar du Canyoneaustrate de Singer à Bercy, la place sculptée de la ZUP de Bernon à Épernay par Philolaos, qui réalise également plusieurs œuvres pour des collèges, les sols et amphithéâtres extérieurs du Centre Pierre-Mendès-France[1] et les hauts reliefs en béton gravés des halls de l'ensemble Horizon 80 à Saint-Laurent-du-Var par Yvette Vincent-Alleaume et Bernard Alleaume[2].
Michel Andrault et Pierre Parat se séparent en 1995.
Proche du collectionneur d'arts premiers Jacques Kerchache, Andrault se constitue lui-même une collection d’objets précolombiens, africains, de Nouvelle-Irlande et de Birmanie[1].