Michel Carage
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Michel Paul André Carage |
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Michel Carage (né le à Paris et mort le à Neuilly-sur-Seine[1]) est un résistant français.
Officier au sein de la 2e division blindée (2e DB) du Général Leclerc, il participe à la libération de la France.
Le , Michel Carage est fait Compagnon de la Libération.
Il quitte l'armée en 1946 et devient chef d'entreprise. Il termine sa carrière avec le grade de colonel (honoraire) des troupes de marine en 1982.
Michel Carage est né le à Paris dans une famille d'industriels nancéiens.
Etudiant à l'ESSEC au moment de la campagne de France, il quitte Paris en et rejoint la côte Atlantique. Refusant l'armistice annoncé par le maréchal Pétain à la radio, il cherche à embarquer vers l'Angleterre.
Il rejoint Nantes et rencontre Jacques Mouchel-Blaisot avec lequel il descend vers le sud et gagne la Gironde que les deux hommes traversent en barque pendant un violent bombardement. Ils accostent au Verdon et parviennent à embarquer sur le cargo Cap El Hank qui doit appareiller pour le Maroc. A bord, ils persuadent le commandant de se rendre en Angleterre où ils débarquent à Falmouth le .
Michel Carage s'engage dans les Forces Françaises Libres le et est affecté au bataillon de chasseurs de Camberley (2e Cie, 5e Section) puis, en , au peloton d'élèves-officiers d'active de Camberley. Il en sort aspirant en .
En Michel Carage rejoint l'Afrique Française Libre, d'abord au Moyen Congo, où il est affecté au Bataillon du Pool jusqu'en , puis au Cameroun où il participe à la formation du Bataillon de marche n°9 (BM 9).
Sous-lieutenant depuis , il obtient sa mutation au Tchad en et se retrouve officier adjoint de la Compagnie auto n°3 (CA 3) de la Colonne Leclerc.
Il participe, de à aux opérations du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie. Mais, désireux de servir dans une vraie unité combattante, il parvient à se faire affecter, après la campagne de Tunisie, à la 1ère Compagnie du Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad (RTST) dont il commande la 2ème section dans les rangs de la Force L sous le commandement du Général Leclerc.
Au moment de la formation de la 2ème Division Blindée (2e DB) de Leclerc au Maroc, Michel Carage est affecté à la 10e Cie du 3e Bataillon du Régiment de marche du Tchad.
Début , le lieutenant Carage débarque en Normandie avec la 2e DB ; il ne cesse dès lors de se distinguer au cours de la campagne de France, comme chef de section, puis comme commandant de compagnie et de détachement blindé. Le , en reconnaissance à pied, huit jours avant la réduction de la poche de Falaise, il contrôle durant quatre heures le centre d'Argentan. Le , détaché en avant-garde, il se trouve devant Massy-Palaiseau, encerclé dans la ligne de défense ennemie et, malgré des pertes sévères, assure sa mission jusqu'au bout.
Michel Carage se distingue une fois de plus à la tête de pont de Chatel-sur-Moselle où, cerné par l'ennemi, il parvient à se dégager puis à se maintenir au carrefour qui commande la ville. Lors de la percée sur Strasbourg, il joue un rôle déterminant dans la rupture du front entre Badonviller, Brémesnil et Petimont.
Le , il est grièvement blessé par éclat d'obus à Rossfeld après avoir pris ce village la veille au soir et continue à assurer son commandement jusqu'à son évacuation.
En 1946, Michel Carage quitte le métier des armes, passe une année en Tunisie comme attaché de presse à la Résidence principale de France, puis regagne Paris où il crée et dirige successivement plusieurs entreprises.
Parallèlement à ses responsabilités de chef d'entreprise, il participe durant sa vie professionnelle à diverses activités d'intérêt général et est administrateur de plusieurs sociétés et organismes.
Colonel (Honoraire) des Troupes de Marine, il prend sa retraite en 1982.
Il s'engage politiquement dans les rangs de l'extrême droite[2]. Membre du comité d'honneur de La Voix des Français (association anti-immigrationniste), il est également membre du comité d'honneur du Mouvement Initiative et Liberté (MIL)[3],[4] après en avoir été secrétaire général de 1988 à 1994. Il s'engage publiquement au côté du Front national de Jean-Marie Le Pen, devenant membre de son Comité de soutien, dénonçant l’immigration extra-européenne, « véritable occupation étrangère », et se disant scandalisé de l’hostilité systématique manifestée par le président Jacques Chirac à l’encontre du FN[5].
Michel Carage est décédé à Neuilly-sur-Seine le [6]. Il a été inhumé à Morsang-sur-Seine dans l’Essonne.