Michel Goya

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OrigineFrançais
AllégeanceDrapeau de la France France
ArmeTroupes de marine (1990-2014)
Michel Goya
Naissance (64 ans)
Montaut (Pyrénées-Atlantiques, France)
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Troupes de marine (1990-2014)
Unité 170e RI (1984-1988)
21e RIMa (1991-1994)
RIMaP-NC (1994-1996)
2e RIMa (1996-2001)
Grade Colonel
Années de service 19832015
Conflits Événements politiques de 1984 à 1988 en Nouvelle-Calédonie
Guerre civile rwandaise
Guerre de Bosnie-Herzégovine
Faits d'armes Opération Noroît
Siège de Sarajevo
Autres fonctions Historien militaire

Michel Goya, né le à Montaut (Pyrénées-Atlantiques), est un militaire et historien français. Colonel des troupes de marine, il devient ensuite enseignant et auteur spécialisé dans l'histoire militaire et l'analyse des conflits.

Jeunesse et études

Michel Goya est le fils de Luis Goya Picassari, coureur cycliste professionnel espagnol, et de Jeanne, ouvrière textile, et il est élevé au sein d'une fratrie de quatre enfants par sa mère, veuve pour la seconde fois alors qu'il n'a qu'un mois[1],[2].

Il est marié et père de trois enfants[1].

Il passe son baccalauréat série A (lettres) en 1980, puis étudie entre 1980 et 1983 en classe préparatoire littéraire au lycée militaire d'Aix-en-Provence pour préparer le concours d'entrée à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr auquel il échoue . Il obtient finalement un DEUG de lettres modernes à l'université d'Aix-Marseille en 1983, au sein de la faculté des arts et des lettres.

Il obtient son diplôme d’état-major et son certificat militaire de langue anglaise du 2e degré en 2000, puis son brevet d’études militaires supérieures technique (BEMS/T) en 2003. Il fait partie de la promotion 2003-2004 du Collège interarmées de Défense (École de guerre) à l’École militaire à Paris.

Il soutient un DEA en histoire moderne et contemporaine en 2003[réf. souhaitée], puis son doctorat en histoire moderne et contemporaine en 2008 à l'université Paris IV[1] avec une thèse portant sur « Le chemin de la victoire : le processus d’évolution tactique de l’armée française de 1871-1918 »[3], qui est par la suite éditée sous le titre La Chair et l'Acier[2].

Parcours professionnel

Engagé dans l'armée de Terre en 1983, il intègre le groupement de qualification des sous-officiers à l'École d'application de l'infanterie de Montpellier de 1983 à 1984. Il est nommé sergent, avec fonction de chef de groupe (puis de sous-officier adjoint) de 1984 à 1988, au 170e régiment d’infanterie d'Épinal. D' à , il est envoyé à Nouméa avec son groupe pour protéger les sites sensibles, dans le contexte des tensions entre Néo-Calédoniens.

Admis en 1988 à l'École militaire interarmes de Saint-Cyr Coëtquidan, il en sort major de la promotion Valmy en 1990. Nommé lieutenant en 1990, il choisit les troupes de marine.

Il sert ensuite au 21e régiment d’infanterie de marine (21e RIMa) de Fréjus, comme chef de section, de 1991 à 1994. Il est engagé avec sa section au Rwanda pendant l'opération Noroît de à  ; puis il participe à la Force de protection des Nations unies (FORPRONU) à Sarajevo, alors assiégée, de à .

Promu capitaine en 1994, il est affecté au régiment d'infanterie de marine du Pacifique - Nouvelle-Calédonie caserné au camp de Nandaï (près de Bourail), de 1994 à 1996. Il est muté ensuite au 2e régiment d’infanterie de marine (2e RIMa) caserné au camp d'Auvours (près du Mans), où il exerce les fonctions d'officier adjoint, puis de commandant de compagnie et enfin de rédacteur au bureau opérations instruction, de 1996 à 2001. Il est de nouveau présent à Sarajevo d' à au sein de l'Implementation Force (IFOR) puis de la Force de stabilisation (SFOR) comme officier adjoint. Il participe à l'opération Cigogne en République centrafricaine de à .

Enfin, il commande la compagnie forêt du 9e régiment d'infanterie de marine (9e RIMa), chargée de la surveillance le long du fleuve Maroni, de juillet à . Il est promu au grade de chef de bataillon en 2001[4].

Après cette expérience opérationnelle[5], Michel Goya est muté en 2004 au Centre de doctrine d'emploi des forces (CDEF) à l’École militaire, comme officier traitant à la division recherche de retour d’expérience (DREX) chargé de la zone Asie, Moyen et Proche-Orient. Il est promu au grade de lieutenant-colonel en 2005. En 2007, il devient assistant militaire du chef d'état-major des armées sur les questions de doctrine puis en 2009 directeur du domaine « nouveaux conflits » à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (IRSEM)[6],[7]. Il est promu au grade de colonel en 2009.

En parallèle, il enseigne à l'École pratique des hautes études de 2008 à 2013 ; il est titulaire de la chaire d'histoire militaire à l'École de guerre[7] de 2011 à 2013. Il assure aussi des cours à Sciences Po Paris de 2012 à 2016, à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) de 2014 à 2019 et à l’IPAG Business School depuis 2016[4].

C'est un spécialiste de la guerre moderne, de l'innovation militaire et du comportement au combat[2]. Son livre La Chair et l'Acier se centre sur l'évolution des tactiques au cours de la Première Guerre mondiale[8]. Il développe des analyses du conflit entre la Russie et l'Ukraine en 2022, et devient alors consultant défense de BFM TV[9],[2]. Pendant cette guerre, il publie régulièrement sur son blog La voie de l'épée des analyses sur l'évolution militaire du conflit, qu'il partage également sur son compte Twitter.

Il est membre du comité éditorial de la revue bimestrielle Guerres & Histoire lancée en 2011[7].

Guerre en Ukraine

Depuis le début de l'invasion russe de l’Ukraine en , Michel Goya voit sa visibilité médiatique fortement augmenter, devenant l’un des commentateurs militaires les plus sollicités en France, notamment sur BFM TV, LCI et dans la presse écrite. Il analyse régulièrement l’évolution du conflit sur son blog La Voie de l’épée, à la télévision et dans de nombreuses tribunes[10],[11].

Il prédit dès les premières semaines un enlisement rapide des forces russes, dû à des erreurs logistiques et à une sous-estimation de la résistance ukrainienne, anticipant une guerre d’usure plutôt qu’une victoire éclair de Moscou ; ces prévisions se sont révélées exactes quant à la durée et à la nature du conflit[12],[13].

En revanche, il a surestimé les chances de succès de la contre-offensive ukrainienne de 2023, qu’il continuait de présenter comme potentiellement décisive jusqu’en , alors que les gains territoriaux sont restés très limités (environ 400 km2 repris selon les sources ouvertes)[14],[15].

Il a depuis reconnu ces ajustements et insiste sur la stabilisation du front ainsi que sur l’entrée dans une phase d’« économie de guerre » prolongée des deux côtés[16].

Dans ses analyses plus récentes (fin 2025), Goya met l’accent sur la révolution des drones et de la robotisation, visible en Ukraine, qui rend obsolètes les méthodes d’infanterie traditionnelles apprises jusqu’en 2024, critique les approches diplomatiques « zigzagantes » du plan de paix américain et évoque le risque d’une évolution vers des combats urbains prolongés de type syrien[17],[18],[19].

Récompenses et distinctions

Décorations

et autres décorations de pays étrangers.

Prix

Publications

Notes et références

Liens externes

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