Deux des 10 000 élèves qui ont fréquentée le centre de formation accusent Michel Mérel en 2015 d'abus sexuels. Acquitté pour les viols, il est condamné à quatre années de prison avec sursis pour agression sexuelle sur une des jeunes pilotes devenue femme[7]. Trois années plus tard, jugé en appel devant la cour d’assises des Côtes-d’Armor, il écopera de huit années de prison ferme pour viols sur une élève mineure et agressions sexuelles sur une autre élève, plus cinq ans de suivi socio-judicaire[8],[9],[10].
Le centre de formation sera sanctionné par la Fédération française de motocyclisme en 2017, mais attendant le résultat en appel la FFM indique que « Le verdict n'interdisait pas à Michel Mérel de poursuivre ses activités, qu'il avait interjeté l'appel et qu'il fallait tenir compte de la présomption d'innocence »[6]. Une des deux victimes portera plainte en 2020 contre la fédération qui n'a pas tenu compte de la décision des jurés en 2015, d'avoir prononcé une interdiction de travailler à Michel Mérel au contact de mineures[11],[12].
Décembre 2020, suite à l'affaire le ministère de la Jeunesse et des Sports transmet à la justice un rapport sur la Fédération française de motocylisme, qui met en évidence l’existence d’un « cloisonnement » et d’un « manque de circulation de l’information » dans le traitement de cette affaire par la fédération de motocyclisme. Les inspecteurs de l'IGESR formulent aussi des recommandations visant notamment à « renforcer l’engagement des fédérations à prévenir et lutter contre les violences sexuelles, à mieux former les dirigeants, les éducateurs sportifs et les personnels relevant du ministère chargé des Sports ainsi qu’à systématiser l’échange d’informations entre services »[13].