Michel Rochetel
From Wikipedia, the free encyclopedia
Michel Rochetel est un artiste peintre français du XVIe siècle. Collaborateur de premier rang de Primaticcio de l'École de Fontainebleau, il est actif entre 1540 et 1552. Il subsiste de son œuvre deux dessins.
École de Fontainebleau
La date de naissance de Michel Rochetel est inconnue, mais il doit avoir au moins vingt ans en 1540[1],[2].
Il travaille au décor de la galerie d'Ulysse du château de Fontainebleau, pour un salaire de vingt livres par mois, soit celui d'un artiste de première catégorie[3].
Pour une commande de François Ier et d'après des dessins de Primatice, en 1545 Rochetel peint les cartons d'une série sur les douze Apôtres, que Léonard Limosin reproduit en émail. Après la mort de François Ier, les plaques ainsi ornées sont remises à Henri II qui les offre à Diane de Poitiers, laquelle les installe dans la chapelle du château d'Anet[4]. Il en est ainsi fait mention dans les Comptes des bâtiments royaux, année 1545[5] :
« A Michel Rochetel, paintre, pour avoir luy fait douze tableaux de painture de coulleurs sur pappier, chacun de deux pieds et demy, et en chacun d'iceux paint la figure de l'un des apostres, qui sont les douze apostres de Notre-Seigneur, et une bordure aussi de painture, au pourtour de chacun tableau, pour servir de patrons à l'esmailleur de Lymoges, esmailleur pour le Roy, pour faire sur iceux patrons douze tableaux d'esmail. »
Rochetel est également employé pour une commande similaire en dessinant, sur les armoires du Cabinet du roi, Zaleucos et La Justice[3],[1].
Paris
Il n'est plus fait mention de Michel Rochetel dans les archives de Fontainebleau après 1550, et le peintre se rend sans doute à Paris, où sa présence est attestée en 1547. Il loge en rue de la Cerisaie. En 1552, il réside probablement rue du Roi-de-Sicile[1],[3],[2].
Le , il reçoit une commande privée de Nicolas Picart, notaire et secrétaire du roi, une toile peinte du ravissement d'Helène. Le court délai imparti (le tableau doit être livré le ) et le prix modeste demandé (sept écus d'or) laissent penser qu'il s'agit de réaliser une copie[1].
Le , Rochetel est reçu « maître-peintre » sur présentation d'un chef-d’œuvre[1],[3],[2]. Parmi les élèves œuvrant à son atelier figurent Jérôme Baullery et Didier Poulletier[1].
Le dernier document de référence concernant Michel Rochetel est l'acte de baptême de sa fille Marthe, en date du . L'une des marraines est « Marguerite Painne », femme du peintre Luca Penni[1].