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Michel Viot (né en 1944)

prêtre catholique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Michel Viot, né le dans le XVIIe arrondissement de Paris, est un prêtre catholique français.

Nationalité
Activités
Père
Henry-Gérard Viot (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Aumônier national (d), 2014-2018 ...
Michel Viot
Michel Viot lors d'une messe de requiem pour Louis XVI, le en la basilique Saint-Denis.
Fonctions
Aumônier national (d)
-
Inspecteur ecclésiastique
-
Vicaire épiscopal
Diocèse de Blois
Biographie
Naissance
Nationalité
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Père
Henry-Gérard Viot (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Dignitaire franc-maçon et pasteur puis inspecteur ecclésiastique de l’Église évangélique luthérienne de France entre 1968 et 2001, il quitte ses fonctions pour rejoindre l'Église catholique. Ordonné prêtre en 2003, il est incardiné dans le diocèse de Blois.

Biographie

Formation

Fils de l'instituteur et romancier catholique, socialiste et franc-maçon Henry-Gérard Viot (1906-1973) et de la danseuse de ballet classique Eugénie Mathieu (1909-1990), il est baptisé dans la religion catholique, comme ses deux sœurs, quelques mois après sa naissance. À l'âge de dix ans, lors d'un voyage à Lourdes, il est marqué par la piété mariale et décide d'aller au catéchisme. Cependant, durant son adolescence, il rencontre des luthériens alsaciens qui l'amènent à se convertir au protestantisme. Après le lycée, il entre à la Faculté de théologie protestante de Paris[1]. Il rencontre Michel Riquet et Daniel Pézeril[2].

Pasteur protestant et franc-maçon

Il devient le pasteur de l'Église évangélique luthérienne de France et se voit chargé en 1969 de l'église des Billettes dans Le Marais[3]. Il préside aux obsèques de Gabrielle Russier en [4].

Il est initié en franc-maçonnerie le 18 dans la loge l'Alliance, rattachée au Grand Orient de France[5]. Entre 1975 et 1976, il est vénérable de la loge James Anderson de la Grande Loge de France dans laquelle il initie Robert Boulin au grade d'apprenti[6]. Il est élu en 1981 président du consistoire luthérien de Paris[3]. Il rejoint en 1987 la Grande Loge nationale française[5].

En 1996, il est élu inspecteur ecclésiastique de Paris au sein de l'Église évangélique luthérienne de France. Il œuvre au rapprochement entre luthériens et catholiques. En adhésion avec les dogmes mariaux, il se rapproche du catholicisme et se montre critique vis-à-vis du luthéranisme libéral qu'il accuse d'être influencé par le socinianisme et le zwinglisme ou encore de ne plus croire en la Trinité[7].

En 1997, il est présenté au pape Jean-Paul II qui lui fait part de son espoir de voir aboutir le projet de déclaration commune sur la justification par la foi, finalement signée deux ans plus tard à Augsbourg[2].

Retour au catholicisme

Conversion

En 2000, il quitte la Grande Loge nationale française au sein de laquelle il avait atteint un grade élevé  le 31e degré du Rite écossais ancien et accepté  et le rang d'assistant grand-maître. Selon Yves Chiron, il a cependant conservé des liens avec cette obédience[5].

En 2001, il s'oppose à l'Église réformée de France qui dans son dernier synode permet à un laïc de célébrer la Cène et à un non-baptisé de recevoir la communion[7]. Il rejoint l’Église catholique dans laquelle il est formellement reçu en tant que laïc le au cours d'une cérémonie présidée par Bernard-Nicolas Aubertin, évêque de Chartres[3]. Il devient le premier pasteur protestant ayant rang d'évêque à entrer dans l'Église catholique depuis le schisme de 1517[8],[9].

Prêtrise

Il est ordonné diacre le , puis prêtre le par Maurice de Germiny, évêque de Blois. Il est vicaire de la paroisse de Romorantin-Lanthenay, puis nommé en 2004 aumônier de la Maison d’arrêt de Blois. En 2005, il est curé à Blois, puis, en 2006, administrateur de la paroisse d'Herbault[10].

Il fonde en 2008 avec Dominique Le Tourneau, prêtre de l’Opus Dei[11], l'association « Écouter avec l’Église », dont l’objectif est « de faire connaître et diffuser la pensée et les enseignements du Magistère de l'Église catholique ». À ce titre, il rencontre le le pape Benoît XVI[10]. Il célèbre régulièrement selon la forme extraordinaire du rite romain[1].

En 2014, il est nommé aumônier national des anciens combattants[12]. Il exerce également cette fonction à la maison d'arrêt de Blois[13].

Détaché du diocèse de Blois, il est aumônier adjoint dans le diocèse de Paris à la pastorale des funérailles[14],[11].

Activités médiatiques

À partir d', il dirige l'émission Lumière de l'espérance sur Radio Courtoisie. En , il devient aussi l'un des chroniqueurs réguliers de l'émission Le Club des hommes en noir, animée mensuellement par Philippe Maxence sur le site de L'Homme nouveau[source secondaire souhaitée].

Il est le président de l'Association pour la béatification de Madame Élisabeth[15].

Polémiques

Après la parution en du rapport Sauvé sur la pédocriminalité dans l'Église catholique, Michel Viot dénonce publiquement la méthodologie utilisée pour recenser le nombre de victimes et des « arrière-fonds idéologiques très orientés ». Ses prises de position sur différents sujets d'actualité, notamment sur le rapport Sauvé et la guerre en Ukraine, lui valent en son éviction d'une émission à laquelle il participait sur Radio Notre Dame[11].

Publications

Distinctions

Décorations

Notes et références

Liens externes

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