MicroStrategy
entreprise
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Strategy (anciennement MicroStrategy) est un éditeur de logiciels d'informatique décisionnelle (en anglais business intelligence, BI). Sa plate-forme permet aux entreprises d'analyser de vastes quantités de données pour prendre de meilleures décisions métier. Le logiciel analyse et transmet l’information via le Web et les appareils mobiles, y compris Apple, Android et BlackBerry. Strategy intègre des technologies permettant de capitaliser sur les big data (mégadonnées), la mobilité, le cloud, et les réseaux sociaux.
| Fondation |
|---|
| Type | |
|---|---|
| Forme juridique | |
| Domaines d'activité | |
| Siège |
Tysons Corner (depuis ) |
| Pays |
| Effectif |
1 539 employés () |
|---|---|
| Fondateurs |
Michael J. Saylor, Sanju Bansal (en) |
| Chiffre d'affaires |
477,2 M$ () |
| Résultat net |
−3,8 G$ () |
| Capitalisation boursière |
79,5 G$ () |
| Cotation |
NASDAQ (MSTR) |
| Produits |
Logiciel, programme informatique, application, business intelligence software (en), logiciel d'analyse de données (d), application mobile |
| Site web |
| CIK | |
|---|---|
| OpenCorporates |
La société doit l'essentiel de sa notoriété à l'accumulation de bitcoins : elle en détient environ 738 731 en [1]. De ce fait, depuis 2020, les titres de la société sont largement considérés comme un substitut au bitcoin. Le président exécutif de la société l'a comparé à un ETF à effet de levier sur le cours spot du bitcoin, bien qu'il ne s'agisse pas d'un fonds d'investissement réglementé.
Historique
L'entreprise est créée en 1989 par Michael J. Saylor et Sanju Bansal, sous le nom de MicroStrategy. Elle édite un logiciel d'informatique décisionnelle. Un scandale de comptabilité la secoue en à la suite d'un audit par PricewaterhouseCoopers[2].
Le dirigeant Michael J. Saylor démissionne en août 2022, et est remplacé par Phong Le. Il reste néanmoins président exécutif et dit se concentrer sur l'acquisition de bitcoins
En 2024, elle change son nom en Strategy[3].
Le logiciel d'informatique décisionnelle
L'éditeur arrive sur le marché du mobile en 2010 avec MicroStrategy Mobile[4] et MicroStrategy Mobile Suite[5]. Dernier né dans la suite Microstrategy, le desktop. Au cours du symposium parisien d', le CEO Michael Saylor a annoncé la gratuité de Microstrategy Desktop[6] mono-poste.
Il intègre ensuite Visual Insight, un module de visualisation de données, ajoute un nouveau connecteur Hadoop, augmente son appui du langage R, et automatise le management de données[7].
L'entreprise est présente sur le marché des réseaux sociaux depuis 2011 avec les applications Alert, Emma et Wisdom. Ces applications s’intègrent à Facebook afin de fournir des informations CRM.
MicroStrategy Cloud, une plate-forme basée sur le cloud as a service, sort en version bêta en . Il s'agit d'un service SaaS de business intelligence permettant à un utilisateur de télécharger des données vers le Cloud MicroStrategy, de les analyser grâce à des visualisations riches et de partager des tableaux de bord sur les terminaux mobiles ou via la plate-forme web[8].
La prestation Microstrategy alors la seule sur le marché à disposer d'une offre Analytics 360 : terminaux (mobile / web / desktop), fonctionnelle (reporting d'entreprise, dashboard pixel perfect, solution de visualisation), & technologique (On premise, Cloud, Big Data)[9].
Les clients de MicroStrategy couvrent de nombreux secteurs, avec une concentration dans les industries gérant des données à forte intensité comme la grande distribution, la banque, la santé, les assurances, les services financiers, le gouvernement, l'hôtellerie et les jeux. On retrouve parmi les clients de MicroStrategy : Adecco[10], Carrefour, Danone, Fnac, Galeries Lafayette[11], Lancel, Monoprix, SFR[12], Swift[13] et TF1[14].
Investissements spéculatifs dans le Bitcoin
Sous l'impulsion de son fondateur Michael J. Saylor, Strategy est en 2025, l’entreprise privée possédant le plus de bitcoins dans ses coffres numériques[15]. En , Strategy détient environ 600 000 BTC en trésorerie[16],[17].
Le financement de cette accumulation repose sur des billets convertibles non garantis, émis en six tranches distinctes avec des échéances échelonnées entre 2027 et 2032, pour un total d'environ 7,5 milliards de dollars. Ces instruments ne contiennent aucun mécanisme de liquidation automatique lié au cours du Bitcoin : contrairement aux prêts garantis utilisés par des plateformes comme Celsius ou BlockFi, il n'existe pas de ratio prêt-valeur susceptible de déclencher une vente forcée des avoirs en cryptomonnaie. Des analyses financières indépendantes soulignent que le risque réel pour les actionnaires ne réside pas dans une liquidation forcée par manipulation des prix, mais dans une dilution progressive du capital lors d'un marché baissier prolongé, si la prime de valorisation de l'action par rapport à la valeur nette des actifs en Bitcoin venait à s'effacer durablement[18].