Miguel Serrano

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Décès
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SantiagoVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière général de Santiago (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Miguel Joaquín Diego del Carmen Serrano FernándezVoir et modifier les données sur Wikidata
Miguel Serrano
Fonction
Ambassadeur du Chili en Autriche (d)
-
Renato Gaona Acuña (en)
Biographie
Naissance
Décès
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SantiagoVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière général de Santiago (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Miguel Joaquín Diego del Carmen Serrano FernándezVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Colegio de los Sagrados Corazones de Santiago (d) (-)
Instituto de Humanidades Luis Campino (d) (-)
Internado Nacional Barros Arana (en) (-)
Lycée Valentín Letelier de Santiago (d) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
Autres informations
A travaillé pour
Partis politiques
Conflits
Primera Expedición Antártica Chilena (d) ()
Chilean Antarctic Expedition (en) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mouvements
Cheveux
Yeux
Genres artistiques
Site web
Distinctions
Prix municipal de littérature de Santiago (en) ()
Premio a la Trayectoria de la Universidad Mayor ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Miguel Joaquín Diego del Carmen Serrano Fernández (né le à Santiago du Chili et mort le dans la même ville)[1] est un diplomate, explorateur et écrivain chilien. Il est l'auteur de poésies et de livres sur la quête spirituelle et le mysticisme nazi et est un membre de la génération de 38.

Migual Serrano Fernandes et Nehru en 1957

De 1953 à 1962, il fut ambassadeur du Chili en Inde et, pendant cette période, devint, selon Nicholas Goodrick-Clarke, un ami personnel de Nehru, d'Indira Gandhi ainsi que du 14e dalaï-lama Tenzin Gyatso[2],[3]. Il fut ensuite ambassadeur en Yougoslavie et également accrédité en Roumanie et Bulgarie de 1962 à 1964, puis ambassadeur en Autriche de 1964 à 1970 ainsi qu'à l'ONUDI et à l'Agence internationale de l'énergie atomique. Le gouvernement de Salvador Allende mit fin à ses fonctions diplomatiques qui ne furent pas rétablies sous Augusto Pinochet, avec lequel ses relations n'étaient pas bonnes[4].

Selon Stéphane François, Miguel Serrano joua un rôle important dans l'élaboration, après la Seconde Guerre mondiale d'un ésotérisme nazi[5].

Devenu antisémite à la suite de la lecture de Les Protocoles des Sages de Sion, il adhéra à des spéculations « ésotérico-völkisch » apportées par un immigré allemand arrivé au Chili au début du XXe siècle. Il profite de son séjour en Inde pour rencontrer des gourous et pour s'initier au yoga. Il écrivit une trilogie, dont Adolf Hitler. El Ultimo Avatâra, dédié « À la gloire du Führer, Adolf Hitler », une somme de 600 pages qui peut être considéré, selon le politologue Stéphane François, comme son « testament philosophique »[5].

Son concept d'« hitlérisme ésotérique », qui développe les spéculations sur l'« histoire mystérieuse » faisant du nazisme une société secrète, et mises à la mode dans les années soixante par la publication du Matin des magiciens, forme un bricolage mythologique qui mêle ésotérisme, néopaganisme druidique et germano-scandinave, spéculations völkisch, Cathares, gnosticisme antique, Templiers et Graal, ovnis[5]...

Selon Christian Bouchet, pour Serrano, Adolf Hitler ne serait pas mort mais se serait “occulté” (après s'être réfugié dans une base secrète nazie sous l'Antarctique), « les soucoupes volantes seraient une arme secrète de nazis cachée et l'avenir serait à une nouvelle race d'hommes nommée la race “galactique” »[5].

Dans les années quatre-vingt, Miguel Serrano « va devenir une figure importante de jeunes générations du néonazisme » trouvant un public dans les marges hétérodoxes s'intéressant à l'occultisme, au satanisme et aux soucoupes volantes et au-delà de ces milieux, tout un lectorat évoluant aux marges du New Age[5].

Œuvres

Notes et références

Annexes

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