Lors des élections de 2000, Ross se présente à la Chambre des représentants des États-Unis face au républicain sortant Jay Dickey, dans le 4edistrict qui couvre le sud-ouest de l'Arkansas[3]. Il est élu avec 51% des voix[4]. À noter que Dickey avait voté pour destituer Bill Clinton, très populaire dans cette circonscription où le président avait rassemblé près de deux-tiers des suffrages en 1996[5]. Ross est réélu face à Dickey en 2002 avec une avance plus importante[4] (61% contre 39%)[6]. Il est par la suite facilement réélu: sans opposant en 2004, avec 75% des voix en 2006 et 86% des suffrages en 2008[5],[6].
Au Congrès, Ross siège au sein de la commission de l'énergie et du commerce. Membre de la Blue Dog Coalition, il mène en 2009 les négociations sur l'Obamacare pour le groupe centriste. Opposant à l'option publique d'assurance santé, il est à la fois attaqué par la gauche du Parti démocrate et par les républicains[7]. Il rencontre son premier réel défi électoral depuis 2000 lors des élections de mi-mandat de 2010. S'il arrive en tête des sondages face à la républicaine Beth Anne Rankin, il se trouve loin de ses scores habituels[5]. Malgré la vague républicaine qui défait de nombreux démocrates sudistes[7], il est réélu avec 57,5% des voix[5] En , il annonce qu'il ne sera pas candidat à un septième mandat en 2012[7],[8].
En , il officialise cependant sa candidature pour devenir gouverneur de l'Arkansas et succéder au démocrate Mike Beebe, dont il souhaite poursuivre l'action[9]. Il remporte facilement la primaire démocrate avec environ 85% des voix et affronte alors le républicain Asa Hutchinson[10]. Notamment handicapé par l'impopularité de Barack Obama en Arkansas, Ross est distancé dans les sondages. Il est finalement largement battu par Hutchinson, qui le devance d'environ 14 points[11].
↑(en) Larry J. Sabato, The Surge: 2014's Big GOP Win and What It Means for the Next Presidential Election, Rowman & Littlefield, , 248p. (ISBN978-1-4422-4633-1, lire en ligne), p.97.