Chef de gouvernement
Pas de chef de gouvernement, les ministres sont nommés et révoqués par le roi, qui exerce de facto la fonction de chef de gouvernement
L’état du roi Henri II se détériore à partir du puis le roi décède le , jour du mariage. Son fils aîné, François II, âgé de 15 ans et 3 mois, lui succède.
Selon la loi, il est majeur. Il n'a donc pas besoin de s'entourer d’un conseil de régence[2].
Les protestants espèrent obtenir la fin de la répression catholique, mais le premier jour de son règne, François II commande à ses quatre secrétaires d'État de s'adresser à sa mère, la reine Catherine de Médicis, qui, accablée par la mort de son époux, confie les rênes du gouvernement aux Guisescatholiques partisans d'une fermeté envers la religion réformée[3].
Les Guises poursuivent la politique d'Henri II et tentent de réprimer l'hérésie calviniste; ils s'imposent comme les nouveaux maîtres de la cour[6].
Deux princes du sang prennent au contraire le parti de la réforme: Antoine de Bourbon, qui est catholique mais dont la femme Jeanne d'Albret est calviniste, et son frère le prince de Condé. Ils considèrent que leur rang devrait leur donner la première place au conseil du roi et tolèrent mal la faveur des Guises. Ils restent en retrait et évitent le conflit frontal avec les Guises pour ne pas provoquer de conflit ouvert avec la cour où ils ont leurs intérêts.
Dès , l'état de santé du roi s'aggrave jusqu'à tomber en syncope le . Le , des maux insupportables à l'oreille ont raison de François II qui décède sans postérité, ses ministres passent sous l'autorité de son frère Charles IX, âgé de dix ans.
↑Jean Pierre Ducros, Histoire d'Emmanuel-Philibert, duc de Savoie, Chamerot, (présentation en ligne)
↑Arlette Jouanna (dir.), Histoire et dictionnaire des guerres de religion, 1559-1598, Robert Laffont, coll. «Bouquins», 1998, p.52-53 et 1067.
↑Voir Lucien Romier, La Conjuration d'Amboise. L'aurore sanglante de la liberté de conscience, le règne et la mort de François II, Paris, Librairie académique Perrin et Cie, p.1 et 3, et, Jean-Hippolyte Mariéjol, Catherine de Médicis, Hachette, 1920. Réédition: Tallandier, 1979, p.94-95.
↑Lucien Romier, La Conjuration d'Amboise..., op. cit., p.2-3.
↑Lettres du cardinal Charles de Lorraine (1524-1574), s.d. Daniel Cuisiat, Genève: Droz, coll. «Travaux Humanisme Renaissance», 1998, p.14
↑Lettres du cardinal Charles..., op. cit., p.2, note 22 et Arlette Jouanna (dir.), Histoire et dictionnaire..., op. cit., p.53.
Lucien Romier, La Conjuration d'Amboise: l'aurore sanglante de la liberté de conscience, le règne et la mort de François II, paris, Librairie académique Perrin et Cie, , 290p. (présentation en ligne).