Minotaure (film)
film de 2026 d'Andreï Zviaguintsev
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Minotaure (russe : Минотавр, Minotavr) est un film policier politique germano-franco-letton co-écrit et réalisé par Andreï Zviaguintsev, sorti en 2026.
Minotavr
Andreï Zviaguintsev
Sacha Galperine
| Titre original |
Минотавр Minotavr |
|---|---|
| Réalisation | Andreï Zviaguintsev |
| Scénario |
Simon Liachenko Andreï Zviaguintsev |
| Musique |
Evgueni Galperine Sacha Galperine |
| Acteurs principaux |
Iris Lebedeva Anatoli Bely |
| Sociétés de production |
CG Cinéma MK Productions |
| Pays de production |
|
| Genre | Policier politique |
| Durée | 140 minutes |
| Sortie | 2026 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il s'agit d'une nouvelle version de La Femme infidèle (1969) de Claude Chabrol[1],[2].
Il est présenté en compétition officielle lors du Festival de Cannes 2026 et remporte le Grand prix[3].
Synopsis
En Russie en 2022, Gleb vit avec sa femme Galina et leur fils dans une ville de province. Il dirige avec succès une entreprise. Sa vie soigneusement ordonnée commence à se dégrader sous la pression de charges professionnelles croissantes et d’un monde de plus en plus instable. Avec le début de l'invasion de l'Ukraine, Gleb perd des collaborateurs importants, car ceux-ci émigrent vers l'Occident. Dans le même temps, une décision du gouvernement le contraint à mobiliser quatorze de ses employés pour l'« opération militaire spéciale ». Au même moment, Gleb s'aperçoit que Galina le trompe. Son effondrement s’accélère et il commence à réagir de manière de plus en plus violente envers son entourage. Gleb se débarrasse alors de ses deux problèmes avec le plus grand détachement possible[4],[5],[6],[7].
Fiche technique
- Titre original : Минотавр, Minotavr[8],[9]
- Titre français : Minotaure[10],[11],[12]
- Réalisation : Andreï Zviaguintsev
- Scénario : Simon Liachenko et Andreï Zviaguintsev, d’après le scénario La Femme infidèle de Claude Chabrol[1],[2].
- Musique : Evgueni Galperine et Sacha Galperine
- Décors : Andreï Ponkratov et Macha Slavina
- Costumes : Ulyana Polyanskaya
- Photographie : Mikhaïl Kritchman
- Son : Andrey Dergachev[3]
- Production : Charles Gillibert, Nathanaël Karmitz, Marco Perego et Vindhya Sagar
- Coproduction : Yusuf Aslanyurek, Max Pavlov, Olivier Père, Svetlana Punte et Yulia Zayceva
- Sociétés de production : CG Cinéma et MK Productions, en coproduction avec Forma Pro Films et Razor Film Produktion[3], ainsi qu'Arte France Cinéma et ZDF[7]
- Société de distribution : Les Films du losange (France)
- Pays de production :
Allemagne,
France,
Lettonie - Langue originale : russe
- Format : couleur
- Durée : 140 minutes[3]
- Genre : policier, politique
- Dates de sortie : Date sujette à modification
- France : (Festival de Cannes 2026) ; (sortie nationale)[12]
Distribution
- Iris Lebedeva (ru) : Galina
- Dmitri Mazourov (ru) : Gleb
- Varvara Chmykova : Natacha
- Boris Koudrine : Serioja
- Vladimir Friedman (ru) : le maire
- Anastasia Mischenko : Dacha
- Mikhaïl Safronov : Alekseï
- Iouri Zavalniouk : Anton
- Anatoli Bely
- Arthur Smolianinov
- Juris Žagars (lv)
Production
Genèse et développement
Après son long combat contre la covid-19, Zviaguintsev déménage de Moscou pour s'installer en France, où il entame la préproduction d'un projet qui n'a jamais vu le jour, intitulé Jupiter, consacré à un oligarque russe[13]. Le film est finalement abandonné faute de financement. Début 2025, la pré-production de Minotaure démarre ; ce film met également en scène un entrepreneur russe[14].
Tournage
Le tournage commence en à Riga, en Lettonie[15]. La production s'achève fin [16].
Accueil
Critique
Laurence Houot, pour Franceinfo, salue une « pépite » de la sélection du Festival de Cannes 2026, ainsi qu'« une mise en scène d'une efficacité remarquable »[17]. Jacques Mandelbaum, pour Le Monde, reconnaît, quant à lui, la « singularité [du] film ». Il loue « deux admirables pas de côté » qui permettent au film de « ne pas céder à la tentation de la colère et de la frontalité »: le choix d'une adaptation de La Femme Infidèle, dans le contexte de la guerre russo-ukrainienne en Russie, et de « ne jamais montrer la guerre »[18].
Étienne Sorin célèbre un « film politique magnifique », dans Le Figaro, et reconnaît un « prix amplement mérité » après son obtention du Grand Prix du Festival de Cannes[19].