En , le PLD retire à Mio Sugita ses charges au sein du parti à la suite d'irrégularités dans ses rapports financiers[7]. En , elle annonce sa décision de ne pas se présenter aux élections législatives de la fin du mois, sans pour autant renoncer à la politique[8].
En , le PLD annonce que Mio Sugita sera de nouveau candidate pour le parti aux prochaines élections, ce qui suscite quelques critiques parmi ses parlementaires[9]. Elle se présente en vain lors des élections à la Chambre des conseillers de juillet 2025[10].
En , Sugita a écrit un article dans le Sankei Shinbun dans lequel elle présentait son opposition à l'augmentation du nombre de crèches[11].
Femmes de réconfort
En 2013. Sugita s'est associée à d'autres membres du Parti de la Restauration du Japon, Yuzuru Nishida et Hiromu Nakamaru, pour demander le retrait d'une statue à Glendale, dans le Comté de Los Angeles, en Californie. Cette statue commémore 200 000 «femmes de réconfort» de Corée et d'autres pays, «esclaves sexuelles des soldats japonais pendant la Seconde Guerre mondiale»[12]. D’après les adversaires de cette statue, dont Sugita, «les femmes ont agi volontairement» et leur nombre est artificiellement exagéré[13],[14]. Les trois personnalités politiques ont également indiqué qu'elles voulaient que le Ministère Japonais des Affaires Étrangères revienne sur les excuses officielles prononcées dans les années 1990 sur le sujet.
En , Sugita a été condamnée en appel par le tribunal d'Osaka pour avoir diffamé des professeurs d’université menant des recherches sur les femmes de réconfort[7].
Commentaires sur le viol
Sugita est apparue en 2018 dans le documentaire de la BBC Japan's Secret Shame[15] consacré au viol présumé de Shiori Ito. Dans une interview, Sugita a déclaré: «Dans cette affaire, il y a eu des erreurs de sa part, en tant que femme; le fait de boire autant en face d'un homme et de perdre la mémoire.»[16] ainsi que «Avec des choses comme cela, je pense que ce sont les hommes qui subissent d'importantes conséquences.»[17].
Sugita semble se moquer d'Ito, "Makura eigyo daishippai" (Technique de vente de l'oreiller: échec total)[18].
Sollicitée pour un commentaire à propos du documentaire par le Mainichi Shimbun, Sugita a déclaré que la vidéo avait été modifiée et ses propos dénaturés, et qu'elle envisageait de montrer ses propres images de l'interview[18].
Sugita a été critiquée par Lully Miura, professeure de l'Université de Tokyo qui a écrit, «Mettre en cause les actions de la victime plutôt que l'auteur de l'infraction peut propager le malentendu selon lequel on ne sait rien faire si quelque chose arrive à une femme quand elle boit en face d'un homme. Il semble y avoir dans l'attitude de Sugita un sentiment de dégoût à l'égard des femmes fortes face aux hommes»[18].
Elle déclare en , afin de justifier l'acquittement controversé de plusieurs hommes accusés de viols et d'inceste, que «les femmes peuvent mentir autant qu'elles veulent[19].»
Commentaire sur les personnes LGBT
Manifestation après des déclarations de Mio Sugita, juillet 2018.
Après de nombreuses publications antiféministes et anti-LGBT dans le magazine Shincho 45[5], en , Sugita y écrit un article dans lequel elle décrit les couples LGBT+ comme «improductifs et donc ne méritant pas l'investissement du contribuable.»[20]. Elle y fait valoir que «ces hommes et ces femmes ne peuvent avoir d'enfants – en d'autres termes, ils sont "improductifs".»[21]. Ses commentaires controversés ont été dénoncés par diverses personnalités politiques japonaises, y compris Kanako Otsuji[5], l'ancien premier ministre japonais Yukio Hatoyama et l'ancien secrétaire parlementaire Shunsuke Takei[22].
En réponse à cet article, les 27 et , des milliers de manifestants se sont rassemblés à Tokyo devant le siège du Parti Libéral Démocrate pour demander au parti sa démission, ainsi qu'à Osaka[23],[24],[5]. Le , le PLD a annoncé sur son site internet qu'il avait recommandé à Sugita de se renseigner sur le sujet et d’être mieux informée sur la question des différences sexuelles[25]. Après que le magazine Shincho 45 a publié un numéro complet pour prendre la défense de l'article de Sugita, la maison d’édition Shinchosha s'est publiquement excusée pour cette série d'articles et a pris la décision d’arrêter la publication du magazine[26].
En , Mio Sugita a été condamnée pour diffamation par le tribunal d'appel de Tokyo pour avoir montré son approbation en cliquant «J'aime» en-dessous de messages Twitter diffamatoires envers Shiori Itō, une journaliste luttant pour faire reconnaître le viol dont elle a été victime[28].
Commentaires sur les Aïnous et les zainichi
En 2016, sur son blog, Mio Sugita s'est moquée d'Aïnous et de zainichi qui témoignaient de l'existence de discriminations au Japon[2]. En , le «Bureau des affaires juridiques» de Sapporo a reconnu que ces écrits constituaient une violation des droits de l'homme des Aïnous et a demandé à Sugita de les effacer[29],[7].
1234(en) Ken Uzuka, «Memories of past discrimination spelled demise for LDP's Mio Sugita in Japan election», Mainichi Daily News, (lire en ligne, consulté le )
↑(en) «Ruling LDP's Mio Sugita not to run in Japan's Oct. 27 lower house election», Mainichi Daily News, (lire en ligne, consulté le )
↑(en-US) Hayato Jinno, «LDP running defiant Sugita for Upper House seat raises eyebrows», The Asahi Shimbun, (lire en ligne[archive du ], consulté le )
↑(en) Atsuhiko Kimura, «LDP's Mio Sugita loses upper house seat after backlash over discriminatory remarks», Mainichi Daily News, (lire en ligne, consulté le )
↑(ja) SANKEI DIGITAL INC., «【杉田水脈のなでしこリポート(8)】「保育園落ちた、日本死ね」論争は前提が間違っています 日本を貶めたい勢力の真の狙いとは…», 産経ニュース, (lire en ligne, consulté le ).
↑(en) «Aspiring reporter, 28, claims she was drugged and raped by a TV journalist after she met him to discuss career advice - and was called a 'prostitute' by trolls when she went public», Mail Online, (lire en ligne, consulté le ).
↑(en) David McNeill, «Woman’s fight highlights rape taboo in Japan», The Irish Times, (lire en ligne, consulté le ).
123(en) «LDP lawmaker draws fire over comment on alleged rape victim in BBC documentary», Mainichi Daily News, (lire en ligne, consulté le ).
↑(ja) «「LGBTは生産性がない」自民・杉田水脈議員の寄稿文に、当事者団体が抗議», BuzzFeed, (lire en ligne, consulté le ).
↑(en-GB) «Japanese politician under fire for claiming LGBT couples are 'unproductive'», The Independent, (lire en ligne, consulté le ).
↑(en) «Japanese politician under fire for calling LGBT community 'unproductive'», cnn, (lire en ligne, consulté le ).
↑(en-US) Tomohiro Osaki, «Thousands rally to protest LDP lawmaker Mio Sugita’s remark calling LGBT people ‘unproductive’», The Japan Times Online, (lire en ligne, consulté le ).