Miramont-Sensacq
commune française du département des Landes
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Miramont-Sensacq (en gascon : Miramont e Sensac) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).
| Miramont-Sensacq | |||||
L'église Saint-Martin de Miramont. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Landes | ||||
| Arrondissement | Mont-de-Marsan | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Chalosse Tursan | ||||
| Maire Mandat |
Pascal Beaumont 2020-2026 |
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| Code postal | 40320 | ||||
| Code commune | 40185 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Miramontois, Miramontoises | ||||
| Population municipale |
342 hab. (2023 |
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| Densité | 14 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 35′ 45″ nord, 0° 19′ 33″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 111 m Max. 221 m |
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| Superficie | 25,32 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Aire-sur-l'Adour (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Chalosse Tursan | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Landes
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | miramont-sensacq.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
Située dans le sud-est du département des Landes, la commune est limitrophe de celui des Pyrénées-Atlantiques.
Elle se trouve aussi dans la région naturelle de Tursan et dans le vignoble du même nom[1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Clèdes, Garlin, Latrille, Lauret, Mauries, Pimbo, Saint-Agnet, Sarron et Sorbets.
Hydrographie
Le Bas, affluent droit du Gabas, traverse les terres de la commune.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[6]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 094 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Urgons à 11 km à vol d'oiseau[9], est de 14,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 009,4 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,2 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Miramont-Sensacq est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aire-sur-l'Adour, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (81,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,3 %), forêts (16,3 %), zones agricoles hétérogènes (15,5 %), prairies (10,3 %), eaux continentales[Note 3] (1,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Miramont-Sensacq est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée)[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Broussau, le Lourden, le Bahus et le Bas. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999 et 2009[19],[17].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[20]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune[21].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 48,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 200 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 145 sont en aléa moyen ou fort, soit 73 %, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[22],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et par des mouvements de terrain en 1999[17].
Toponymie
Histoire
Préhistoire
Une dizaine de tumuli a été inventoriée sur le territoire de la commune, mais la plupart n'ont pas fait l'objet de fouilles[1].
Antiquité
Divers vestiges antiques ont été mis à jour dans la commune :
- empierrement de galets, traces d'une voie antique reliant Aire et Lescar, au lieu-dit Cazaou de Luc et dénommé « chemin de Sainte-Quitterie »[1] ;
- croisement avec le tracé d'une autre voie dite chemin de Saint-Pé[1] ;
- fragments de céramique, traces de foyers, vestiges d'une carrière ayant servi pour l'empierrement de la voie[1].
L'historien Marcel Gouron évoque Sensacq, avec Bégaar, comme lieu probable de la bataille de Crassus, lieutenant de Jules César, en 56 av. J.-C.[1].
Moyen Age
En 1273, Auger VIII de Miremont vend son château au vicomte de Béarn. L'année suivante, Édouard Ier, roi d'Angleterre, s'en empare et le fait fortifier par des murs et des fossés. Une bastide est fondée et une charte de coutumes octroyée aux habitants en 1276. Toute trace du château de Miramont a depuis longtemps disparu et la motte est rasée au XIXe siècle[1].
« La terre & seigneurie de Miremont, en Tursan, étoit autrefois une des douze premieres baronnies de Béarn. Elle en a été retranchée[23]... »
Epoque moderne
La paroisse de Miramont eut pour annexe Mauries. Son église est pillée et incendiée par les hommes du baron de Montamat, capitaine protestant, durant les guerres de Religion[Note 4] et Ramond de Castex, prêtre de la paroisse, est tué. Une porte, murée par la suite, est longtemps réservée aux cagots[1].
XIXe siècle
Rattaché en 1845 à l'ancienne bastide anglaise de Miramont, le hameau de Sensacq est une ancienne baronnie dont le château conserve des fenêtres à meneaux et ses portes du XVIIe siècle. Une tour crénelée et une tourelle ronde sont supprimées vers 1950[1].
En novembre 1875, un cadavre est découvert dans un ravin non loin du bourg. Les assassins sont rapidement retrouvés[1].
Politique et administration
Démographie
| L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25]. En 2023, la commune comptait 342 habitants[Note 5], en évolution de −4,74 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %). |
Le pèlerinage de Compostelle
La commune est une étape sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, en venant d'Aire-sur-l'Adour (cathédrale Saint-Jean-Baptiste d'Aire) et en direction de Pimbo (collégiale Saint-Barthélemy).
Lieux et monuments
- Église Saint-Jacques de Sensacq : du XIe siècle. Autrefois placée sous l'invocation de saint Jacques, elle possède un mur clocher, et des fonts baptismaux carolingiens par immersion. Sa situation isolée en rase campagne étonne. Elle est le vestige d'un ensemble plus vaste, comme son patronage le laisse supposer mais aussi des marques de tâcheron du chevet : ces signatures de tailleurs de pierre sont les mêmes qu'à Aire. Pas de traces de voûte mais une charpente en carène de bateau qui l'imitait, récemment mise au jour par les Monuments historiques. Elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [28].
- Église Saint-Martin de Miramont.
Vie pratique
Activités sportives
Miramont possède un club de rugby à XV : l'Étoile Sportive Miramontoise (ESM).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Archives conservées par : archives départementales des Landes (E dépôt 185, FRAD040_E_DEPOT_185_0001.pdf)
- Ressources relatives à la géographie :
- Communauté de communes du Tursan
- www.saint-jacques-aquitaine.com Chemins de Saint Jacques en Aquitaine
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

