Pimbo

commune française du département des Landes From Wikipedia, the free encyclopedia

Pimbo est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine). Elle a la particularité d'être la plus ancienne bastide du département. Elle est située sur la voie du Puy des chemins de Compostelle.

Faits en bref Administration, Pays ...
Pimbo
Pimbo
Pimbo, rue principale (rue de la Bastide) et façade de la mairie.
Blason de Pimbo
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Intercommunalité Communauté de communes Chalosse Tursan
Maire
Mandat
André Passicos
2020-2026
Code postal 40320
Code commune 40226
Démographie
Population
municipale
195 hab. (2023 en évolution de −7,14 % par rapport à 2017)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 37″ nord, 0° 22′ 36″ ouest
Altitude Min. 100 m
Max. 213 m
Superficie 10,89 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Chalosse Tursan
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Pimbo
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Pimbo
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Pimbo
Liens
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    Géographie

    Localisation

    La commune est située dans la région du Tursan (sud-est des Landes), dans le vignoble du même nom. Elle est limitrophe du département des Pyrénées-Atlantiques.

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Arzacq-Arraziguet, Clèdes, Lacajunte, Lauret, Miramont-Sensacq, Philondenx, Poursiugues-Boucoue et Puyol-Cazalet.

    Hydrographie

    Le Bas, affluent droit du Gabas, traverse les terres de la commune.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 075 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Urgons à 10 km à vol d'oiseau[8], est de 14,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 009,4 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,2 °C, atteinte le [Note 1].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Pimbo est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (55,3 %), terres arables (22,8 %), forêts (11,9 %), prairies (9,9 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Pimbo est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée)[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Gabas et le Bas. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999 et 2009[18],[16].

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[19]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune[20].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Pimbo.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 80,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 121 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 117 sont en aléa moyen ou fort, soit 97 %, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[21],[Carte 2].

    Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et par des mouvements de terrain en 1999[16].

    Toponymie

    Pimbo, orthographié Pímbou selon les règles orthographiques du gascon moderne, signifie « thym »[22].

    Histoire

    La tradition attribue la fondation de la collégiale à Charlemagne en 778. Il y eut très tôt des bénédictins.

    Le , un contrat de paréage fut signé entre l'abbé Arnaud de Sanguinet et cinq chanoines de la collégiale de Pimbo, d'une part, et Thomas d'Ypergrave sénéchal de Gascogne, représentant du roi-duc Henri III d'Angleterre, d'autre part. Ce contrat de fondation de la plus ancienne bastide landaise prévoit aussi la construction d'un château sur une terre donnée par l'abbé. Il y eut alors trois églises, Sainte-Marie-Madeleine, Notre-Dame et Saint-Barthélemy, collégiale qui, seule, demeure.

    Le premier document connu est le contrat de paréage, de 1268, caractéristique des fondations des bastides. Il partage les droits sur un fief entre deux seigneurs (un religieux et un laïc généralement). En échange des droits de justice et des droits fonciers partagés entre les deux seigneurs, les nouveaux habitants bénéficient d'une protection religieuse de la collégiale et militaire du château. En effet, la création de bastides anglaises ou françaises, phénomène politique du XIIIe et du XIVe siècle du Sud-Ouest de la France, a pour but l'implantation d'habitants qui se voient attribuer de nombreux avantages garantis par l'octroi d'une coutume (droits des habitants à l'intérieur d'une cité).

    Si la plupart de ces villes nouvelles, que sont les bastides, ont un plan orthogonal régulier, certaines d'entre elles ont dû s'adapter aux configurations du terrain ou à la présence d'un bourg ancien. C'est le cas à Pimbo, bastide-rue, bâtie sur une crête étroite permettant la construction d'une rue unique reliant la collégiale à ce qui fut le château.

    En 1399, le roi d'Angleterre fait don de Pimbo à Raymond Bertrand de Castelnau, dont la famille a autorité sur le Tursan. En 1569, les troupes huguenotes menées par Montgomery détruisent le château fort, la bastide et la collégiale[23]. Cette dernière est reconstruite par les religieux quand la paix est ramenée dans le royaume par le roi Henri IV. La Révolution française amène son lot de destructions, entraînant la suppression du collège des neuf chanoines. La châtelaine, madame de Portets, dont le mari a émigré en Espagne, accueille les prêtres réfractaires et les cache dans son château de Barenne[24].

    Le pèlerinage de Compostelle

    Pimbo est sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de Miramont-Sensacq (8,5 km), le village suivant traversé est Arzacq-Arraziguet (6,5 km).

    Politique et administration

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    mars 1977 1995 Lucien René Theux ... Agriculteur
    mars 2001 2014 Jean-Marc Peyrucat ... Exploitant agricole
    mars 2014 en cours André Passicos DVD Retraité
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    Davantage d’informations - ...
    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[26]. En 2023, la commune comptait 195 habitants[Note 2], en évolution de −7,14 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    526429513508603608605576500
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    516558538428465435432374354
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    324333331313279277282295277
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    257229224195181179184186202
    2018 2023 - - - - - - -
    209195-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
    Histogramme de l'évolution démographique
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    Manifestations culturelles et festivités

    Depuis quelques années, les fêtes de la Saint-Barthélemy connaissent un véritable succès populaire, attirant tous les jours des milliers de personnes venant de tous les horizons, dans un village comptant une centaine d'âmes.

    Elles se composent de quatre journées bien remplies avec concerts, bal gigantesque, jeux pour enfants, repas festifs, grand feu d'artifice et la traditionnelle course landaise[29].

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Maison à colombage, garnie de pierre et de torchis.
    • À l'extrémité ouest du village, une enceinte de 20 m de diamètre, talus d'une ancienne fortification.
    • Collégiale Saint-Barthélemy de Pimbo  : malgré de nombreuses destructions et restaurations, elle conserve encore son aspect militaire et défensif et un intéressant décor sculpté de la fin du XIIe siècle, notamment les modillons du chevet roman. L’intérieur, en berceau, a davantage souffert, tant des protestants au XVIe siècle, que des travaux de fortification au XIVe siècle, et du remplacement des pierres érodées par un décor de stuc depuis. On peut y voir un crucifix de bois XVIIe siècle et deux statues de saint Marc et saint Barthélémy. Le portail sculpté fin XIIe siècle s'ouvre en avancée avec un petit toit, sur un puissant mur pignon ajouré de deux arcades portant deux cloches, et coiffé du chemin de ronde. Une décoration naïve et faussement primitive juxtapose des disques d'allure celtique, des pommes de pin, et des personnages assis et parfois enlacés.

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Pimbo Blason
    D'azur à la fasce cousue* de gueules chargée d'un léopard d'or et accompagnée en chef de deux coquilles d'argent et en pointe d'une pomme de pin versée d'or[30].
    Détails
    * Ces armes emploient le terme « cousu » dans le seul but de contrevenir à la règle de contrariété des couleurs : elles sont fautives (gueules sur azur).
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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