Miserere (Mozart)

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Le Miserere en la mineur, K. 85/73s, est une courte œuvre vocale religieuse composée par Wolfgang Amadeus Mozart durant son séjour à Bologne, au cours de son voyage en Italie. L'œuvre est écrite à la fin de juillet et au début d', alors que Mozart n'a que quatorze ans.

La composition de cette œuvre par Mozart adolescent est la source de l'une des anecdotes les plus célèbres de l’histoire de la musique.

Et la première mention de cette anecdote remonte à une lettre du de son propre père, Leopold Mozart. Dans cette lettre, Leopold venu à Rome avec son fils pour la semaine sainte en , raconte qu'ils assistent ensemble à l'office des matines le mercredi de la semaine sainte à la chapelle Sixtine. Wolfgang est ébloui par le Miserere qu'il y entend et qu'il ne connaissait pas. Et pour cause : ce motet, écrit en 1639 par un prêtre et chantre de la chapelle Sixtine du nom de Gregorio Allegri, est à l'usage exclusif des papes, jalousement gardé secret par le chœur et les autorités de la chapelle Sixtine et ne peut en aucun cas être joué ailleurs. Aucun moyen donc de l'entendre, si ce n'est en venant sur place aux offices de la semaine sainte. Et, selon Leopold, son fils réussit à transcrire, de mémoire, l'intégralité de ce long chœur à 5 voix après l'avoir entendu une seule fois et être revenu à la maison. Leopold précise même qu'il préfère ne pas envoyer la partition par courrier, car il craint les réactions des autorités romaines. La partition fait le voyage dans leurs bagages.

Est-ce une légende ?

Georg Nikolaus von Nissen, un des premiers biographes de Wolfgang et époux six ans après la mort de Mozart de sa veuve, Constance, écrit, lui, que Mozart s'est rendu une autre fois à la chapelle Sixtine, le vendredi matin , afin de vérifier en réécoutant l'œuvre, s'il n'y avait pas d'erreurs dans sa transcription, en gardant un exemplaire de la partition dans son chapeau et en y apportant quelques modifications[1].

La partition du Miserere d'Allegri n'est éditée qu'au XVIIIe siècle par Charles Burney à Londres, et selon les notes de Mozart d'après l'éditeur.

L'ouvrage récent[2] (publié en 2022) de Giacomo Cardinali, vice-préfet de la Bibliothèque apostolique vaticane, s'il est très précis sur les règles et les comportements des chantres du Vatican au XVIIIe siècle sous le pontificat de Clément XIV, dans une Rome réfractaire aux Lumières et déchirée par un pouvoir cardinal sans égal, n'évoque rien de nouveau, comme son titre le laisse supposer, sur cette affaire du Miserere d'Allegri, seules quelques pages sur 257 sont consacrées aux Mozart et à leur voyage en Italie[3].

Et donc, encore actuellement aucun musicologue, aucun chercheur ne sait si cette anecdote est véridique et quel est réellement le motet original de Gregorio Allegri. Le Miserere demeure un mystère et « son aura n'en est que plus grande… »[4]

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Notes et références

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