La première version date de 1970 pour répondre aux besoins du CNEXO (devenu IFREMER)[2]. Cette version était encore rudimentaire et adaptée à une époque où l'espace disque était très couteux. Elle utilisait donc des bandes magnétiques et seuls les traitements séquentiels étaient autorisés.
Par la suite, la CII considérait Mistral comme un produit phare pour les gammes Iris 80 et Iris 50 et entretenait une solide équipe de développement. Elle put produire une série de versions qui apportaient des améliorations importantes, par exemple :
- passage des bandes au disque magnétique,
- introduction de thésaurus,
- indexation de champs en texte libre,
- mode interactif, d'abord en mode transactionnel puis en temps partagé.
En 1978, cette solution fut retenue pour la création d'un « centre serveur national », Télésystèmes Questel.
Paradoxalement, ce succès entraîna la fin progressive de la vie de Mistral. En effet, une partie de l'équipe initiale rejoignit cette nouvelle société. D'un autre côté, avec les tribulations de la société CII, le soutien fut plus réduit. Enfin, l'appropriation de ce logiciel par un centre documentaire paraissait complexe et des produits moins performants mais plus faciles d'accès, et notamment Texto se multiplièrent.