Mithrobazane de Sophène
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Selon Polybe, vers 150 av. J.-C., le roi Ariarathe V de Cappadoce intervient auprès d’Artaxias Ier d'Arménie qui, vers la fin de son règne, souhaitait supprimer l’autre dynastie arménienne, les Zariadrides, pour le dissuader d'annexer la Sophène, dirigée par le roi « Mithrobazane »[1]. Pour le prix de son soutien, Ariarathe V se fit céder la ville de Tomisa, sur la rive gauche de l’Euphrate, par la Sophène[2].
Ce même événement est aussi relevé par Diodore de Sicile dans un fragment du livre XXXI de sa Bibliothèque historique :
« Mithrobuzanès fut rétabli par Ariarathès sur le trône paternel. Artaxias, roi d'Arménie, ne démentant pas sa cupidité, envoya des députés à Ariarathès, pour l'engager à faire cause commune avec lui, à tuer l'un des deux jeunes gens qu'il avait en son pouvoir, et à s'emparer de Sophène. Mais Ariarathès, reculant d'horreur devant une pareille lâcheté, adressa aux députés de vifs reproches, et écrivit à Artaxias une lettre dans laquelle il l'exhortait à renoncer à de pareils attentats. Ariarathès s'attira par cette action de grands éloges ; et Mithrobuzanès, grâce à la fidélité et à la vertu d'Ariarathès, fut rétabli sur le trône de ses ancêtres. »
Ce roi Mithrobuzanès ou Mithrobazane des historiens gréco-latins est identifié avec le Morphilig connu uniquement par ses émissions monétaires portant à l'avers une tête imberbe coiffée d'une tiare de Cappadoce et au revers l'inscription ΜΟΡΙ(φιλιγος) ΣΑΡΙ(αδριος), (i.e. « Morphilig, fils de Zariadres ») avec debout de face la déesse Anahit tenant des fleurs : vers 148/150 av. J.-C.