Mohsen Kadivar

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Naissance
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Nationalité
Formation
Université Tarbiat Modares (en)
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Mohsen Kadivar
Biographie
Naissance
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FasaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université Tarbiat Modares (en)
Université de ChirazVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Fratrie
Jamileh Kadivar (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Idéologie
Maîtres
Hossein Ali Montazeri, Alipanah Eshtehardi (d), Mohammad Ali Ghaznavi (d), محمد هاشم صالحی (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Mohsen Kadivar (en persan : محسن کدیور, né le ) est un philosophe iranien, intellectuel réformiste et professeur d'études islamiques. Dissident politique iranien, Kadivar est un critique virulent de la prééminence en Iran du pouvoir clérical.

Le père de Mohsen Kadivar passe du temps dans les prisons du shah pour raisons politiques. Emprisonné brièvement lui aussi, Mohsen Kadivar est d'abord un partisan de la révolution islamique de 1979[1].

Kadivar réalise des études d'ingénieur électrique à Chiraz, avant de quitter l'université pour suivre une formation religieuse au séminaire chiite de Qom[2],[3], en particulier dans le domaine de la jurisprudence islamique (fiqh), au terme desquelles il devient en 1984 un mollah[4]. Il reçoit de l'ayatollah Hossein Ali Montazeri son certificat d'ijtihad, distinction qui garantit son aptitude à interpréter les textes sacrés pour en déduire les règles de jurisprudence[1],[5].

Il obtient un doctorat en philosophie et théologie islamiques à l'université Tarbiat Modarres de Téhéran en 1999 pour une thèse sur Agha ‘Ali Modarres Tehrani, sous la direction de Gholam Hossein Ebrahimi Dinani (en)[5]. À partir de 1992, il enseigne à l'université Tarbiat Modarres[4],[5]. Il publie plusieurs articles sur la théorie de l'imamat qui lui valent en 1998 une interdiction d'enseigner à l'université Imam Sadegh de Téhéran[5].

Kadivar a purgé une peine de 18 mois de prison en Iran pour son activisme politique et ses convictions[6]. On lui reproche notamment son discours « The Chari'a prohibition against terror »[3]. En 1999, il est enfermé à la prison d'Evin[4]. Il continue cependant de dénoncer le régime, aussi tyrannique selon lui que l'était celui du shah[7]. Il ne milite pas pour le renversement du régime, mais pour une république islamique qui soit plus démocratique. Islam et démocratie sont compatibles, déclare-t-il en 2000, mais le Guide suprême, Ali Khamenei, concentre à lui seul trop de pouvoirs[7]. En 2007, il fait l'objet d'une interdiction de quitter l'Iran. Il peut cependant se rendre aux États-Unis l'année suivante, à l'invitation de l'université de Virginie[5]. À partir de 2009, il est chercheur à l'Université Duke en Caroline du nord[8]. En 2010, son livre Shari’iat wa Siyasat (Chari'a et politique) ne reçoit pas l'autorisation d'être publié[5]. Tous ses livres sont interdits en Iran[9].

Positions

Publications

Références

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