Moi qui t'aimais

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Réalisation Diane Kurys
Scénario Diane Kurys
Martine Moriconi
Sacha Sperling
Moi qui t'aimais
Réalisation Diane Kurys
Scénario Diane Kurys
Martine Moriconi
Sacha Sperling
Musique Philippe Sarde
Acteurs principaux Roschdy Zem
Marina Foïs
Thierry de Peretti
Sociétés de production New Light Films
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Biographie
Durée 118 minutes
Sortie 2025

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Moi qui t'aimais est un film français réalisé par Diane Kurys et sorti en 2025.

Il s'agit du film biographique centré sur les douze dernières années d'un des couples les plus célèbres du cinéma français : Simone Signoret (1921-1985) et Yves Montand (1921-1991)[1],[2].

Il est présenté dans la section « Cannes Classics » du festival de Cannes 2025[3],[4].

Simone Signoret est folle amoureuse d'Yves Montand, comme lui l'est d'elle ; longtemps hantée par sa liaison avec Marilyn Monroe, elle reste pourtant fidèle à son mari jusqu'à sa mort.

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques Unifrance, présente dans la section « Liens externes ».

Distribution

Production

Genèse et développement

Début , Christophe Ruggia est annoncé comme réalisateur d'un film biographique sur Yves Montand, dont le scénario est signé Patrick Rotman, biographe du livre Tu vois, je n'ai rien oublié, et Jean-Louis Livi, producteur et neveu de l'acteur[6], avec Thierry Neuvic et Céline Sallette dans les rôles d'Yves Montand et Simone Signoret[7]. Le tournage doit alors avoir lieu en 2013[8], sous le titre Montand, pour un budget de 13 millions d’euros selon Le Film français[9]. Depuis, le réalisateur est poursuivi par la justice pour agressions sexuelles sur mineure, à la suite de la plainte déposée par Adèle Haenel[10].

Fin , une information dévoilée par la FNEF à Deauville, révèle que Diane Kurys se prépare à tourner un autre projet de film biographique, intitulé Moi qui t'aimais, avec Roschdy Zem et Marina Foïs dans les rôles principaux d'Yves Montand et Simone Signoret[10].

Diane Kurys, qui a lu La nostalgie n’est plus ce qu’elle était (1976) de Simone Signoret, et Martine Moriconi, avec qui elle a collaboré pour Sagan (2008), ont développé le scénario pendant cinq ans[11].

« (…) Une fois le scénario achevé, quand j’ai commencé à me poser la question, j’ai immédiatement su que seule Marina Foïs pouvait être Signoret. Elle a quelque chose dans le regard. Dans la personnalité. Dans la voix. C’était elle. Et quand nous avons commencé à travailler ensemble, tout était là : la façon de parler, la gestuelle, la flamme au fond des yeux, la mélancolie, l’émotion et l’intelligence surtout. Comme j’en avais eu l’intuition première, elle était Simone. Tout de suite. (…) C’est elle qui m’a suggéré de rencontrer Roschdy Zem et c’était tout de suite évident aussi. Il avait cette stature, cette élégance, ce côté félin, cette séduction et cet humour aussi. (…) Roschdy a su trouver quelque chose du personnage qui est assez indéfinissable, un peu dans sa façon de parler bien sûr, mais surtout dans ce qu’il est profondément, dans sa vérité et sa fantaisie aussi. »

 Diane Kurys[12]

Le titre provient de la chanson Les Feuilles mortes, de Yves Montand, écrite par Jacques Prévert[1],[5].

Attribution des rôles

À la mi-, aux côtés de Roschdy Zem et Marina Foïs, Thierry de Peretti est annoncé dans le rôle de Serge Reggiani, proposé par la réalisatrice avec qui il avait travaillé pour son film Les Enfants du siècle (1999)[13].

Tournage

L'auberge de La Colombe d'or.

Le tournage débute à la fin de l'année 2024, à Paris, pour six semaines[13], et se déroule entre autres place Dauphine  où résidaient Yves Montand et Simone Signoret  et au quai des Orfèvres[14]. Il a également lieu à Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes), à l'auberge de La Colombe d'or où s'étaient rencontrées les vedettes[14].

Les scènes de leur maison principale dans le film ont été tournées à La Gentilhommière (au 560 rue de Feucherolles à Orgeval) dans le département des Yvelines. Ce lieu a été utilisé dans d'autres films, notamment Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?[réf. nécessaire].

Musique

La musique est composée par Philippe Sarde, qui retrouve la réalisatrice, 35 ans après le film La Baule-les-Pins (1990)[15]. Pour le film, il utilise le piano[16].

« C’est lui qui a signé la musique de tous les films que j’évoque dans Moi qui t’aimais, y compris La Vie devant soi. C’était donc impensable de ne pas lui proposer. Deux jours après avoir lu le scénario, il m’a rappelée en me disant qu’il ne pouvait pas refuser de faire la musique du film. « C’est toute ma vie », m’a-t-il confié, au téléphone. Il a commencé à composer certains thèmes après la lecture du script. C’était un magnifique cadeau de l’avoir à mes côtés. »

 Diane Kurys[14]

Liste de pistes[15] :

  1. Avant le tournage (1:40)
  2. Première dispute (0:46)
  3. Les dents de Marilyn (1:50)
  4. Le départ de Montand (1:18)
  5. Hellé (Le monde nous a changés) (1:44)
  6. Le baiser de Montand (0:58)
  7. La loge (1:41)
  8. Simone (1:23)
  9. La nostalgie n'est plus ce qu'elle était (2:42)
  10. Saint-Paul-de-Vence (1:43)
  11. Oiseau de nuit (0:34)
  12. Au restaurant avec Murielle (2:26)
  13. La lettre de Carole (0:57)
  14. Madame Rosa (1:46)
  15. Les photos brûlées (1:20)
  16. Après le repas (0:55)
  17. Annonce de la maladie (1:00)
  18. À travers la nuit (1:45)
  19. Solitude (2:32)
  20. Les choses de la vie (2:34)

Accueil

Festival et sortie

Le , Pan Distribution annonce la date de sortie du film : le , dans toute la France[17].

Le , l'équipe du Festival de Cannes annonce la projection du film en avant-première, dans la section « Cannes Classics », salle Agnès Varda, en présence de Diane Kurys, Marina Foïs, Roschdy Zem et Thierry de Peretti[3],[1], dans la soirée du [5],[2].

Accueil critique

Juste après la projection de Moi qui t'aimais au Festival de Cannes, Yves Jaeglé, du journal Le Parisien, souligne que « Roschdy Zem et Marina Foïs [sont] épatants en Montand et Signoret »[18], sauf que Samuel Douhaire, du magazine Télérama, l'« aime moyen »[2].

Benjamin Castaldi, petit-fils de Simone Signoret, fustige le film biographique : « Une catastrophe »[19], « une sombre merde »[20].

Box-office

Au premier jour de sa sortie, le film cumule 15 041 entrées dans 380 salles françaises et se classe troisième des nouveautés[21]. Pour sa première semaine, 85 769 entrées sont comptabilisées, le film est septième du classement hebdomadaire[22]. La deuxième semaine d'exploitation enregistre 42 976 spectateurs, soit environ moitié moins[23].

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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