Moingt

ancienne commune française de la Loire From Wikipedia, the free encyclopedia

Moingt est une ancienne commune française de la Loire devenue commune associée à Montbrison en 1973. Ces deux communes ont totalement fusionné en 2013[1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Moingt
Moingt
Ancienne mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Statut Commune jusqu'en 1972
Commune associée de 1973 à 2012
Code postal 42600
Code commune 42144
Démographie
Population 1 530 hab. (1954)
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 34″ nord, 4° 04′ 29″ est
Historique
Fusion 1/1/1973
Intégrée à Montbrison
Localisation
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Moingt
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    Géographie

    Moingt est située près du Moingt, affluent du Vizezy, sur l'ancienne route de Feurs à Rodez[2].

    Toponymie

    Histoire

    Parmi les monnaies trouvées sur le site antique de Moingt, un certain nombre datent des premiers empereurs romains, ce qui révèle qu'elle devient assez tôt une station thermale gallo-romaine prisée et connue sous le nom de Aquis Segete ou Aquæ Segetæ[3]. Elle possède des thermes, un théâtre, un lieu de culte et des bâtiments publics et privés[2],[4]. Elle se trouve sur la voie Bolène, au bord de laquelle on a retrouvé une borne milliaire.

    Devenue Mondonium au Moyen Âge[5], au XIIe siècle c'est un bourg fortifié, mentionné comme castrum en 1223[6] dont subsiste une tour. Elle est capitale du comté, avec plusieurs églises dont l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste détruite au XIXe siècle, un hôpital et un château donné par le comte du Forez, Guy IV, au chapitre de l'église Notre-Dame de Montbrison. Une maladrerie (domo infirmariae Modonii) est construite en 1140[7], administrée par l'Hôtel-Dieu de Montbrison (hospitalis pauperum Montisbrisonis) dès 1325 au plus tard (et vraisemblablement avant cette date) : cette année-là, le curé de Moingt réclame des redevances que la maladrerie lui doit, payables par l'Hôtel-Dieu ; et en 1327 une partie de ces redevances est échangée contre la jouissance du jardin de la maladrerie, en faveur du curé Durand de la Roche. En 1635 le nom de Saint-Lazare apparaît dans la mention d'un prieur[5].

    Au XVIIIe siècle, Moingt est une paroisse et une seigneurie[7]. Plusieurs moulins existent sur la commune : moulin de la boulangerie (mentionné en 1794), moulin de la Roche (mentionné en 1795), moulin de Bénévent (mentionné en 1832), moulin de Mathieu Duché, moulin de Jean Legrand (mentionnés en 1827), moulin de la Calle (mentionné en 1838), moulin à huile Favier (mentionné en 1839), moulin Moulard (mentionné en 1926, peut-être le moulin de la Roche), moulin dit moulin d'en-bas (mentionné en 1809 et 1986)[8].

    Les trois premières fontaines du bourg apparaissent vers 1839. Vers 1850 le puits de la place Saint-Jean est remplacé par une pompe à balancier. Une pompe fontaine dessert le quartier du grand chemin dès 1852, et une autre en 1853 le quartier du château. Cette même année 1853, une troisième est installée dans le bourg. Malgré tout, en 1862 l'eau manque encore et celle délivrée par les pompes fontaines est de mauvaise qualité. Cette situation perdure pendant plus de 30 ans. En 1922 la commune comporte 15 fontaines et il n'y a plus de mention de plaintes[9].

    Rattachement à Montbrison

    En 1837 le conseil municipal de Montbrison demande que Moingt et Savigneux soient rattachées à Montbrison. En 1946, une nouvelle demande est refusée par la population de Moingt. En 1973, Moingt est finalement associée à Montbrison[3]. Lors d'un référendum tenu en 2011, les habitants ont refusé la défusion[10]. En 2013, elle fusionne avec sa voisine[1] qui s'est largement plus développée que Moingt.

    Administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    ? ? Thinet[11]    
    an XIII   Forrest[11]    
    an XIII   Claude Vial[11]    
    ? ? Jean Poyet[11]    
    1825 ? Antoine Rochet[11]    
    1826 ? Benoît Hylaire Goutorbe[11]    
    1830 ? Georges Gourad[11]    
    1831 ? Mathieu Clavelloux[11]    
    ? ? Passel[11]    
    1846 ? Amable Favier[11]    
    1854 ? Georges Genebrier[11]    
    1860 ? Joseph Bourboulon[11]   avoué
    1864 ? Antoine Clavelloux[11]   encore en 1871, mais l'adjoint François Guérin remplit occasionnellement les fonctions de maire, dès 1870 au moins
    ? ? Germain Guérin[11]   vers 1877, est membre du conseil municipal
    18 mai 1884 ? Claveloux Antoine[11]    
    7 novembre 1887 ? Jean-Marie Vilvert[11]    
    20 mai 1888 ? Bufferne[11]   renouvelé en 1892
    1895 ? Mathieu Claveloux[11]   renouvelé en 1904
    29 juillet 1906 ? François Marnat[11]   reconduit en 1908
    25 juin 1910   Claveloux[11]    
    1916 ? Nourrrisson[11]    
    1919 ? Laurent Nourrisson[11]    
             
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Démographie

    Évolution démographique
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    530559513611655701736869944
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    8629391 0121 0151 0441 0891 2681 2081 163
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 2111 1261 1561 2531 2951 3281 3651 4231 530
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini[12])


    Lieux et monuments

    L'église Saint-Julien d'Antioche

    Elle est mentionnée en 1096 dans les chartes du Forez. C'est d'abord une église avec porche d'époque mérovingienne puis avec une abside semi-circulaire carolingienne. Au XIe siècle, on a une église romane avec un haut clocher barlong. La chambre des cloches date du XIIe siècle. Elle a subi des transformations importantes au XVIe siècle avec le remplacement des absidioles par une chapelle. Une nouvelle façade et une voûte en plein-cintre sont réalisés au XIXe siècle[13].

    Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le [14].

    La chapelle Sainte-Eugénie

    C'est la chapelle d'un ancien prieuré. Elle est classée à l'inventaire des monuments historiques le [15].

    Le théâtre gallo-romain

    C'est un théâtre mixte antique ruiné construit au Ier siècle. Le site est classé monument historique le [16].

    L'enceinte médiévale

    Il en subsiste une tour et une porte dont les parties les plus anciennes sont du XIIIe siècle. Leur aspect actuel date de la fin du XIXe siècle. L'enceinte est inscrite à l'inventaire des monuments historiques le [17].


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    Notes et références

    Related Articles

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