Mongabay
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Mongabay (mongabay.com) est un pure player américain d'actualité spécialisé sur la conservation de la nature, traitant de sciences environnementales, d'énergie et d'écoconception, et présentant des informations détaillées sur les forêts tropicales humides, y compris des photos et des statistiques de la déforestation par pays dans le monde.
| Mongabay | |
| Adresse | mongabay.com |
|---|---|
| Description | média en ligne |
| Slogan | News & inspiration from nature's frontline |
| Commercial | non |
| Publicité | oui/non (suppression progressive en 2017) |
| Type de site | média indépendant |
| Langue | anglais |
| Inscription | accès libre |
| Nombre d'inscrits | 2,5 millions de visiteurs mensuels (janvier 2008) |
| Siège social | 1259 El Camino Real #150, Menlo Park, CA |
| Propriétaire | Mongabayorg Corporation, Institute for Nonprofit News (en) |
| Directeur de la publication | Rhett Ayers Butler (en) |
| Lancement | 1999 |
| Revenus | dons, subventions et publicités |
| État actuel | actif |
| modifier |
|
Mongabaya été fondé en 1999, par l'économiste et journaliste Rhett Ayers Butler (en), pour sensibiliser le public à la vie sauvage, tout en analysant l'impact des nouvelles tendances technologiques, économiques et financières, tant au niveau local que mondial, sur la conservation et le développement[1].
Initialement basée uniquement aux États-Unis, l'équipe s'est développée ces dernières années, notamment avec l'ouverture de bureaux en Indonésie, en Amérique latine et en Inde.
Mongabay publie des articles en neuf langues (quotidiennement en indonésien, en espagnol et en anglais).
Histoire
Dans une interview accordée au site Conjour, Butler, le fondateur du site, a déclaré que sa passion pour les forêts tropicales l'avait poussé à créer Mongabay : « J'étais fasciné par la complexité de ces écosystèmes et par la façon dont chaque espèce semblait jouer un rôle. Plus je me passionnais pour les forêts tropicales, plus je m'inquiétais de leur sort, notamment des menaces auxquelles elles sont confrontées »[2].
Étymologie
Butler explique que « mongabay » est une anglicisation de l'orthographe et de la prononciation de Nosy Mangabe, une île au large de Madagascar, bien connue comme « réserve pour l'aye-aye, un lémurien rare et atypique, célèbre pour son apparence singulière ».
Modèle économique
Mongabay.com est un site indépendant, sans affiliation avec aucune organisation. Il a été source d'information pour CNN, CBS, Discovery Channel, NBC, UPI, Yahoo! et d'autres médias similaires[3].
Revenu
L'intégralité du contenu de Mongabay est accessible gratuitement sur son site, grâce à un volume important de visiteurs mensuels – 2,5 millions en janvier 2008. Cette année-là, Butler déclarait que le trafic générait entre 15 000 et 18 000 $ par mois grâce à AdSense[4]. Cependant, la crise financière de 2008 a fortement réduit les revenus publicitaires parmi les médias environnementaux et donc aussi pour ce site[5]. En 2012, Butler a lancé mongabay.org, une ONG à but non lucratif (article 501(c)(3) de la loi américaine), afin de soutenir le programme éducatif de Mongabay et ses initiatives de reportage en langues étrangères, ainsi que pour développer ses initiatives de journalisme environnemental, notamment par l'octroi de bourses aux journalistes[6]. Mongabay a progressivement supprimé la publicité de ses articles en 2017[7].
Publications
revues académiques
Mongabay.com publiait auparavant Tropical Conservation Science[8], une revue scientifique à comité de lecture et en libre accès consacrée à la conservation des forêts tropicales et autres écosystèmes tropicaux[9]. Depuis sa création en 2008, elle paraissait quatre fois par an, en mars, juin, septembre et décembre. Elle offrait autrefois aux scientifiques des pays en développement la possibilité de publier leurs recherches dans leur langue maternelle, mais depuis septembre 2012, Tropical Conservation Science ne publie plus qu'en anglais. Elle est éditée par SAGE Publications depuis août 2016 et Mongabay n'y est plus affilié[10].
Autres sites web
Mongabay.com a lancé une filiale en indonésien le 19 mai 2012[11], un service d'actualités en espagnol pour l'Amérique latine en juin 2016[12], un site web indien en janvier 2018[13], un bureau Mongabay-Brasil en portugais en 2019[14], et enfin des sites en hindi[15] et en français[16] ont suivi.
Organisation à but non lucratif

La Mongabayorg Corporation est un organisme sans but lucratif (article 501(c)(3) du droit américain) basé à Menlo Park (Californie), qui sensibilise le public aux enjeux sociaux et environnementaux liés aux écosystèmes (notamment forestiers)[17]. Mongabay.org a été créé en 2012 en tant que branche à but non lucratif de Mongabay.com, un site web d'actualités sur les sciences de l'environnement et la conservation lancé en 1999[18]. En 2014, la production d'actualités de Mongabay.com a été transférée sur Mongabay.org[19].
En novembre 2022, Mongabay.org proposait trois grands programmes :
- la production d’informations environnementales en anglais, indonésien, espagnol, portugais, hindi et français ;
- des programmes de renforcement des capacités pour les journalistes, notamment des bourses rémunérées [20] ;
- et des programmes d’EEDD pour les élèves du primaire et du collège.
De 2009 à 2019, le projet complémentaire de Mongabay.org, Bay Area Tropical Forest Network, était un réseau social de la région de la baie de San Francisco, qui a organisé plus de 100 événements en présentiel dans des dizaines de lieux[21].
Mongabay.org est membre du Global Investigative Journalism Network (en) (GIJN)[22].
Histoire
En 2012, Rhett Ayers Butler, journaliste spécialisé dans la conservation a fondé Mongabay.org[23], comme organisation à but non lucratif, pour étendre la portée du service d'information scientifique et de conservation de Mongabay[19].
À la mi-2020, Mongabay recevait 7 millions de visiteurs uniques par mois sur ses sites web Mongabay.com et Mongabay.co.id[24].
En 2012, Mongabay-Indonesia (premier projet lancé sous l'égide de Mongabay.org) est un service d'information environnementale en langue indonésienne géré par une équipe de journalistes en Indonésie[11],[25],[26]. Un an après son lancement, il s'agit du service d'information environnementale en langue indonésienne le plus lu. En 2015, le site attirait plus de 500 000 visiteurs uniques par mois et disposait de correspondants dans plus de 30 villes et villages de l'archipel[27].
En 2014, Butler a appliqué le modèle Mongabay-Indonesia aux opérations mondiales de Mongabay, lançant une approche collaborative pour la couverture de l'actualité environnementale en anglais. Le projet pilote s'appuyait sur les données de Global Forest Watch (en) pour réaliser des reportages sur la situation des forêts à travers le monde, notamment la déforestation, la conversion en plantations et la conservation[28],[29]. Après neuf mois de développement, au cours desquels plus de 180 articles ont été publiés dans plus de 40 pays, dont certains ont suscité un vif intérêt auprès des décideurs politiques[30], le projet a été étendu à d'autres thématiques[31]. Le réseau de correspondants anglophones rémunérés comptait 50 personnes à la mi-2015.
Mongabay.org accorde également de petites subventions aux journalistes pour les aider à couvrir leurs frais de voyage et de reportage pour des articles publiés dans des médias tiers de grande envergure[32].
Reconnaissances
En 2008, le magazine Time a désigné Mongabay comme l'un des meilleurs sites web écologiques[33].
Son fondateur, Rhett Ayers Butler, est le premier journaliste a recevoir en 2014 le prix "Parker-Gentry Award (en)" du Field Museum[34] pour sa contribution « dans le domaine de la biologie de la conservation, dont les efforts ont eu un impact significatif sur la préservation du patrimoine naturel mondial et dont les actions et l'approche peuvent servir de modèle ». Il reçoit aussi le prix "SEAL Environmental Journalism Award (en)" en 2022, et est sélectionné comme lauréat du 27e prix "Heinz"[35] en septembre 2022 pour sa contribution à la promotion du journalisme environnemental dans le monde entier[36].
Le site web a également remporté le prix "Science Seeker award"[37] dans la catégorie environnement.
Financement
Mongabay.org dépend principalement des subventions et des dons pour financer ses activités[38]. La plupart des subventions proviennent d'organisations philanthropiques comme la Fondation Ford[39] et la Fondation John D. et Catherine T. MacArthur[40]. Moins de 1 % des revenus de l'organisation provenaient de la publicité en 2014[41].
L'approche en réseau de Mongabay.org lui permet de fonctionner avec un personnel réduit compte tenu du volume de contenu qu'elle produit.
En 2013, Mongabay.org a enregistré un chiffre d'affaires total de 528 128 $[42], soit cinq fois plus qu'en 2012 (92 319 $). Les frais généraux représentaient 2,9 % du chiffre d'affaires en 2013, tandis que les frais de collecte de fonds s'élevaient à 2,2 %[38]. Le chiffre d'affaires a atteint 910 569 $ en 2014, 1,3 M$ en 2015[43], et dépassé les 2 M$ en 2017.
Programmes
Au 5 mai 2021, Mongabay proposait plusieurs programmes, notamment :
- Global English News ;
- Mongabay-India (actualités environnementales sur l’Inde en anglais et en hindi) ;
- Mongabay-Latam (actualités environnementales en espagnol en Amérique latine) ;
- Mongabay-Brasil (actualités environnementales en portugais sur le Brésil) ;
- Mongabay-Indonesia (actualités environnementales sur l’Indonésie en indonésien) ;
- Mongabay Education (contenus pédagogiques sur l’environnement pour les élèves de la maternelle au lycée) ;
- et des stages et des bourses[44].
Engagements
Au 29 avril 2021, Mongabay.org affichait un score de 100/100 au système de notation Encompass de Charity Navigator[45], qui évalue la santé financière des organisations à but non lucratif, notamment leur stabilité, leur efficacité et leur pérennité, ainsi que leurs politiques de responsabilité et de transparence. Mongabay.org bénéficiait également de la certification Guidestar Platinum Transparency, ce qui selon Guidestar, démontre son engagement en matière de transparence[46].
Direction
Mongabay.org est géré par son conseil d'administration, dont est membre Butler, le fondateur[47]. Sur le plan opérationnel, Butler en est le PDG et le directeur exécutif[48],[49].
Mongabay.org dispose également d'un conseil consultatif non gouvernemental, qui comprend le biologiste Peter H. Raven, feue la primatologue Jane Goodall et William F. Laurance (en).