Monique Barbut
femme politique française
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Monique Barbut est une dirigeante d'organisation non gouvernementale et femme politique française, née le à Safi (au Maroc).
| Monique Barbut | |
Monique Barbut (photographie publiée par le Gouvernement en 2025). | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature | |
| – (9 mois et 10 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Sébastien Lecornu |
| Gouvernement | Lecornu II |
| Prédécesseur | Agnès Pannier-Runacher |
| Présidente de WWF France (Fonds mondial pour la nature - France) | |
| – (2 ans, 9 mois et 3 jours) |
|
| Prédécesseur | Isabelle Autissier |
| Successeur | Antoine Housset (intérim) Alexandra Palt |
| Secrétaire exécutive de la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification | |
| – (5 ans, 4 mois et 4 jours) |
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| Secrétaire général | Ban Ki-moon António Guterres |
| Prédécesseur | Luc Gnacadja |
| Successeur | Ibrahim Thiaw |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Monique Barbut |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Safi (Maroc) |
| Nationalité | Française |
| Diplômée de | Université de Paris |
| modifier |
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Depuis le , elle est ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature dans le gouvernement Lecornu II.
Ancienne présidente du WWF France, elle a également occupé la fonction de secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, de 2013 à 2019.
Biographie
Origines et études
Monique Barbut naît en à Safi au Maroc (dans une famille s’étant installée dans le protectorat français au Maroc). Elle effectue des études supérieures d’anglais et d'économie, obtenant une licence d'anglais et un diplôme d'études approfondies (DEA) de sciences économiques[1],[2],[3].
Vie professionnelle
Au début de sa vie professionnelle, elle occupe des postes à responsabilité au sein de la Caisse centrale de coopération économique (devenue Agence française de développement[3] ou AFD). En tant que membre de la délégation française, qu'elle mène, elle joue un rôle clé pendant les négociations financières du Sommet de la Terre de 1992 à Rio de Janeiro[4],[3] et a un rôle actif dans la création du Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM)[3].
Elle est ensuite directrice exécutive en charge de l'ensemble des activités de l'AFD dans la Caraïbe, les océans Pacifique et Indien[réf. souhaitée].
De 2003 à 2006, elle dirige la division technologie, industrie et économie du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) avant de devenir directrice générale et présidente du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) en [3].
Le , le secrétariat général de l'Organisation des Nations unies nomme Monique Barbut au poste de secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification[4],[3]. Elle occupe cette fonction jusqu'au [4],[5]. En sus de ces fonctions, en 2016, elle devient secrétaire générale adjointe des Nations unies[3].
En 2015, elle est aussi administratrice de l'Académie de l'eau[6].
En 2018, elle rejoint le conseil d’administration de WWF France[3]. Elle en devient la présidente le [7] jusqu'au lorsqu'Antoine Housset devient président par intérim[8].
De à , elle est envoyée spéciale auprès du président de la République française pour la préparation du « One Planet Summit » sur la biodiversité[9].
Ministre de la Transition écologique
Le , elle est nommée ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature dans le gouvernement Lecornu II[10]. C'est la première personnalité issue de la société civile nommée à ce poste depuis Nicolas Hulot en 2018[9]. Son manque d'expérience politique s'accompagne de la nomination de Mathieu Lefèvre comme ministre délégué : ce député macroniste a pour mission de partager son expérience du travail parlementaire[9]. Les ONG relèvent que son portefeuille est dessaisi des portefeuilles de l'Énergie, des Transports et du Bâtiment, ce qui réduit la portée de son ministère[11].
Après sa prise de fonction, elle reste en retrait et laisse son ministre délégué s'exprimer publiquement au nom du ministère. Elle dénonce les « régressions » de la loi de « simplification de la vie économique » qui ont été portées par Mathieu Lefèvre en . Simultanément, le Premier ministre Sébastien Lecornu la laisse à l'écart des concertations qui concernent son ministère[11].
Elle refuse de participer aux séances hebdomadaires de questions d'actualité au gouvernement[11].
En avril 2026, Monique Barbut préside le G7 Environnement organisé par la France, qu’elle qualifie alors de « constructif », affirmant à cette occasion que « l’écologie est une politique de paix »[12].
En mai 2026, lors de l’examen du projet de loi d'urgence agricole, elle déclare être prête à démissionner si ses « lignes rouges » concernant la loi ne sont pas respectées[13],[14]. Elle fustige notamment les reculs sur les règles de partage de l'eau[15] et l'autorisation de l'usage de l’acétamipride[16].
Après le vote par le parlement de la loi d’urgence agricole, elle fait annoncer qu'elle démissionnera du gouvernement Lecornu II dans les prochains jours[17],[18].
Elle démissionne le 22 juillet 2026 sur fond de tensions relatives à la loi sur l'urgence agricole.
Décorations
Le , Monique Barbut est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « présidente d'un fonds mondial pour l'environnement ; 26 ans d'activités professionnelles »[19] puis faite chevalier le [20]. Elle est promue au grade d'officier le au titre de « sous-secrétaire générale et secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification »[20].
Controverse
En , la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique publie une déclaration rectificative de patrimoine et d’intérêts des ministres du gouvernement Lecornu II. Il est révélé que Monique Barbut détient des parts dans une SCI et une société civile ainsi qu'un portefeuille d'actions de 153 362 € réparti entre 27 entreprises, dont Airbus, BNP Paribas, LVMH ou Zara[21]. Une version initiale de cette déclaration déclarait pour 2 134 € d'actions TotalEnergies et 3 551 € d'actions Saint-Gobain. La HATVP affirme qu’un contrôle avait « mis en évidence des erreurs dans la déclaration initiale »[22]. Le cabinet de la ministre indique que ce portefeuille d'actions correspond à un plan d'épargne en actions qui est géré par sa banque, sans droit de regard de la ministre[11],[23].