Monotropoideae
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Les Monotropoideae sont une sous-famille de plantes à fleurs de la famille des Ericaceae[1],[2].
Les membres de cette sous-famille sont notables pour leur mycohétérotrophie parfois obligatoire[3], c'est-à-dire qu'ils tirent tout ou partie de leurs nutriments carbonés grâce à une symbiose avec des champignons mycorhiziens, sans nécessairement les produire à partir de la photosynthèse.
Tribu des Monotropeae
La sous-famille des Monotropoidés se compose de 15 genres répartis en trois tribus[1],[2] :
- Allotropa Torr. & A. Gray ex A. Gray
- Cheilotheca Hook. fil.
- Hemitomes A. Gray
- Hypopitys Hill
- Monotropa L.
- Monotropastrum Andres
- Monotropsis Schwein. ex Elliott
- Pityopus Small
- Pleuricospora A. Gray
Tribu des Pterospodeae
- Pterospora Nutt
- Sarcodes Torr.
Tribu des Pyroleae
- Chimaphila Pursh,
- Moneses Gray
- Orthilia Raf.
- Pyrola L.
Liste des espèces en France
En France continentale et ultramarine, le site de l'INPN recense 11 espèces réparties en 5 genres[1] (consulté en ) :
- Monotropa
- Monotropa hypopitys L., 1753
- Monotropa uniflora L., 1753
- Chimaphila
- Chimaphila maculata (L.) Pursh, 1814
- Chimaphila umbellata (L.) W.P.C.Barton, 1817
- Pyrola
- Pyrola americana Sweet, 1830
- Pyrola chlorantha Sw., 1810
- Pyrola media Sw., 1804
- Pyrola minor L., 1753
- Pyrola rotundifolia L., 1753
- Moneses
- Moneses uniflora (L.) A.Gray, 1848
- Orthilia
- Orthilia secunda (L.) House, 1921
Caractéristique mycohétérotrophique
L'ensemble des espèces de cette sous-famille sont mycohétérotrophes[4].
Une plante mycohétérotrophe est dans la capacité d'obtenir la matière organique nécessaire à sa croissance non pas par photosynthèse (cf. plantes autotrophes) mais à partir d'un champignon ectomycorhizien avec lequel elle sera associée[3],[4], il s'agit alors d'une relation entre une plante et un champignon (dit symbiote)[5]. La plante va ainsi favoriser et mettre à profit le réseau mycorhizien du champignon pour se fournir tout ou partie de l'énergie et des nutriments dont elle a besoin pour sa croissance[3],[4],[5].
Lorsque la relation est obligatoire, c'est-à-dire que la plante se fournit en énergie et nutriments entièrement via son symbiote, il est possible de qualifier cette relation de parasitisme[5]. Il s'agit par exemple de Pyrola aphylla, une espèce présente en Amérique du Nord[6].
Certaines plantes présentent deux stratégies pour se nourrir, elles sont capable de réaliser à la fois de la photosynthèse (elles sont autotrophes) et d'obtenir du carbone à partir d'un champignon (elles sont mycohétérotrophes). On appelle cette stratégie la mixotrophie. Elle peut se retrouver dans certaines espèces de la tribu des Pyroleae, tel que Pyrola picta et Chimaphila umbellata[6].