Monument des travailleurs municipaux

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Charles-André Duprez (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Monument des travailleurs municipaux
Présentation
Type
Partie de
Fondation
Architecte
Charles-André Duprez (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Créateur
Matériau
Hauteur
5 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire
Localisation
Adresse
Rond-point des Travailleurs Municipaux, division 71, cimetière du Père-LachaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Paris
 France
Coordonnées

Le monument des travailleurs municipaux est un monument aux morts élevé par la Ville de Paris et situé au cimetière du Père-Lachaise. Il rend hommage aux agents municipaux de la Ville de Paris victimes du devoir.

Le est inauguré, au cimetière du Montparnasse, le monument élevé à la mémoire des sapeurs-pompiers de Paris, morts au feu. Trois ans plus tard, le , un monument élevé à la mémoire des agents de police à Paris morts victimes de leur dévouement est élevé dans le même cimetière[1].

En 1892, le Conseil municipal adopte une délibération pour la construction d'un monument destiné aux ouvriers municipaux décédés dans leur service. Cette proposition faisait suite à la pétition de Louis-Auguste Vorbe au nom de la Chambre syndicale des ouvriers égoutiers de la Ville, relayée par Adolphe Patenne au nom de la Commission du travail du Conseil municipal[2]. Le projet initial consistait à ériger le monument au cimetière du Montparnasse, aux côtés des monuments analogue à ceux déjà édifiés pour la sépulture des sapeurs-pompiers et des gardiens de la paix[3],[4],[5],[6]. Ce premier projet est abandonné, jugé de proportion trop restreinte et ne répondant pas à l'ambition artistique du Conseil municipal[7].

En 1895, le Conseil municipal décide d'ériger, cette fois-ci au cimetière du Père-Lachaise, au lieu dit le « Carrefour Michelet » (dorénavant appelé « rond-point des travailleurs municipaux »), un monument aux travailleurs municipaux, victimes de leur devoir[2]. La Ville poursuit un double objectif : témoigner d'un esprit philanthropique et républicain mais aussi contribuer à l'aménagement de ce rond-point magnifiquement situé entre la chapelle de Salvage de Faverolles (1785-1854), la chapelle de Charles de Morny (1811-1865), la sépulture de Pierre-Frédéric Dorian (1814-1873), la sépulture de l'historien Jules Michelet (1798-1874)[8] et à proximité des monuments aux combattants de la guerre de 1870 (Siège de Paris et Bataille de Buzenval). La Ville cherche également à faciliter la vente des terrains restant à concéder dans cette partie du cimetière.

Le conseil municipal adopte la délibération du approuvant la construction d'un monument destiné à la sépulture des travailleurs municipaux au Père-Lachaise dans la limite d'une dépense de 35 000 francs. Le , le conseil municipal confie à l'architecte Charles-André Duprez la réalisation du monument et au statuaire Denys Puech la réalisation d'une figure allégorique de la ville de Paris en allouant 6 000 francs[9],[10]. Il est également nécessaire de déplacer quatre sépultures afin d'améliorer l'accès des divisions[11].

Poste de dépenses[2],[12] Montant en Francs
Travaux d'architecture 28 824,87 F
Travaux du statuaire 6 000,00 F
Total 34 824,87 F
Reliquat prévu 175,13 F
Crédit alloué 35 000,00 F

La construction du monument est terminée en [13],[14]. Le transfert des restes des ouvriers égoutiers décédés victimes de leur devoir est approuvé en 1901[15],[16]. Le , les dépouilles des égoutiers Deloy, Lenfant, Marcourt et Puisségur rejoignent dans le caveau des travailleurs municipaux celles de Bravard et Étevenon enterrées le [17].

En 1904, une remise en état du monument est nécessaire. Il est également décidé d'ajouter l'inscription sur la face antérieure l'inscription « Aux travailleurs municipaux, la ville de Paris » suivie des noms, prénoms, professions et date de décès de chaque des ouvriers qui s'y trouvent inhumés[18].

En 1906, la sépulture devient également un monument du souvenir. Il est décidé l'ajout de l'inscription « À la mémoire de ses serviteurs victimes du devoir, la ville de Paris » sur la face postérieure pour que le monument serve à commémorer la mémoire de personnes qui n'y sont pas inhumées[19].

Caractéristiques

Notes et références

Voir aussi

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