Emmanuel Grégoire
homme politique français
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Emmanuel Grégoire, né le aux Lilas (Seine-Saint-Denis), est un homme politique français.
| Emmanuel Grégoire | |
Emmanuel Grégoire en 2018. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Paris | |
| En fonction depuis le (1 mois et 22 jours) |
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| Élection | |
| Coalition | PS-PCF-LÉ-PP-L’AP-GRS |
| Prédécesseur | Anne Hidalgo |
| Conseiller de la métropole du Grand Paris | |
| En fonction depuis le (10 ans, 3 mois et 29 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | 28 juin 2020 22 mars 2026 |
| Président | Patrick Ollier |
| Groupe politique | SOC et DVG (président) |
| Conseiller de Paris | |
| En fonction depuis le (12 ans, 1 mois et 21 jours) |
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| Élection | 30 mars 2014 |
| Réélection | 28 juin 2020 22 mars 2026 |
| Circonscription | 12e arrondissement (2020-2026) |
| Groupe politique | SOC-A (2014-2020) PEC (2020-2026) GSDG (depuis 2026) |
| Député français | |
| – (1 an, 9 mois et 8 jours) |
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| Élection | 30 juin 2024 |
| Circonscription | 7e de Paris |
| Législature | XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Prédécesseur | Clément Beaune |
| Successeur | Dorine Bregman |
| Premier adjoint à la maire de Paris | |
| – (5 ans, 9 mois et 14 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | |
| Maire | Anne Hidalgo |
| Prédécesseur | Bruno Julliard |
| Successeur | Patrick Bloche |
| Adjoint au maire à la maire de Paris[a] | |
| – (4 ans, 5 mois et 19 jours) |
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| Élection | |
| Maire | Anne Hidalgo |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Emmanuel Grégoire |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Les Lilas (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PS |
| Diplômé de | IEP de Bordeaux |
| Profession | Cadre administratif |
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| Maires de Paris | |
| modifier |
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Membre du Parti socialiste, il est premier adjoint de la maire de Paris Anne Hidalgo de 2018 à 2024, après avoir été adjoint entre 2014 et 2017, et député de Paris de 2024 à 2026.
Vainqueur de la primaire socialiste pour succéder à Anne Hidalgo comme maire de Paris, il mène une large liste d'union de la gauche et des écologistes dès le premier tour lors des élections municipales de 2026. Arrivé en tête du premier tour, il remporte le scrutin au second tour dans une triangulaire face à la liste d'union de la droite et du centre de Rachida Dati et la liste de La France Insoumise de Sophia Chikirou.
Le , lors de la séance d’installation du Conseil de Paris pour la nouvelle mandature, il est officiellement élu maire de Paris.
Biographie
Famille et formation
Emmanuel Grégoire naît le aux Lilas en Seine-Saint-Denis[1]. Issu d'une famille de tradition communiste, son père, Pierre Grégoire, est un ancien permanent du Parti communiste français, collaborateur d'André Lajoinie puis administrateur territorial et sous-préfet. Ses deux grands-pères étaient adhérents du Parti communiste[2].
Après le divorce de ses parents, il déménage en Charente-Maritime et est scolarisé au collège de Jonzac[3]. Il confie avoir subi des abus sexuels dans le cadre périscolaire lorsqu'il était écolier[4]. Il suit ses études à l'Institut d'études politiques de Bordeaux dans la promotion 1999, puis obtient une licence de philosophie[5].
Vie privée
Emmanuel Grégoire est père de trois enfants dans une famille recomposée, dont deux sont de sa compagne[6].
Parcours politique
Implantation dans le 12e arrondissement de Paris et rôles dans les cabinets (2002-2014)
Malgré la tradition marxiste familiale, Emmanuel Grégoire se tourne vers la social-démocratie et adhère au Parti socialiste en 2002, soutenant Lionel Jospin lors de l'élection présidentielle de 2002[3].
Il milite dans la section du 12e arrondissement de Paris. Gravissant les échelons de l'appareil socialiste, il devient secrétaire de la section de cet arrondissement puis se voit en 2008 proposer la direction de la campagne municipale du même 12e arrondissement. Bertrand Delanoë réélu, il intègre le cabinet de Jean-Louis Missika, adjoint chargé de l’Innovation, de la recherche et des universités.
Repéré par Nicolas Revel, directeur de cabinet, Emmanuel Grégoire devient, en 2010, chef de cabinet du maire de Paris[7],[3]. À la suite de la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle de 2012, il rejoint le cabinet du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault[8], d'abord comme chef de cabinet adjoint, puis comme chef de cabinet jusqu'en [9].
En parallèle de son engagement politique, il travaille de 2008 à 2016 comme associé pour l'entreprise de conseil médical B2Ge Conseil[10].
Adjoint à la maire de Paris (2014-2024)
Après la démission de Jean-Marc Ayrault, Emmanuel Grégoire retourne à la mairie de Paris. Élu dans le 12e arrondissement lors des élections municipales de 2014, il devient adjoint de la nouvelle maire de Paris Anne Hidalgo, d'abord chargé des ressources humaines, des services publics et de la modernisation de l'administration de 2014 à 2017 puis du budget et de la transformation des politiques publiques de 2017 à 2018. Le , il succède à Bruno Julliard comme premier adjoint d'Anne Hidalgo[8]. Il quitte alors ses fonctions de premier secrétaire de la fédération socialiste de Paris[11], auxquelles il avait été élu en 2015[12].
Catherine Baratti-Elbaz ayant décidé de ne pas se représenter à la mairie du 12e arrondissement, Emmanuel Grégoire est investi tête de liste de l'arrondissement, où il réside depuis plus de vingt années, pour les élections municipales de 2020[13]. Sa liste fusionne au second tour avec celle des écologistes et remporte l'arrondissement. À la suite du vote du Conseil de Paris du , il demeure premier adjoint d'Anne Hidalgo[3] et laisse donc le siège de maire du 12e arrondissement à l'écologiste Emmanuelle Pierre-Marie[13],[14].
Durant le second mandat d'Anne Hidalgo, il est notamment chargé de l'urbanisme, mission dans laquelle il parvient à rapprocher les positions des diverses composantes de la majorité municipale pour soutenir l'adoption d'un nouveau plan local d'urbanisme « bioclimatique », conciliant le développement des espaces verts et des logements à loyer maîtrisé, qui est adopté en [15],[16].
Sa relation avec Anne Hidalgo se dégrade après l'échec de cette dernière à l'élection présidentielle de 2022 et à la critique des buts et des frais de sa mission à Tahiti, la maire de Paris s'estimant mal soutenue par son premier adjoint[17].
Député de Paris (2024-2026)
Emmanuel Grégoire donne un tournant national à sa carrière politique en se présentant dans la septième circonscription de Paris lors des élections législatives de 2024[18]. Opposé à Clément Beaune qui est le député sortant, il remporte le scrutin dès le premier tour[19], figurant parmi les cinq députés socialistes ainsi directement élus au niveau national[20]. Il transmet sa charge de premier adjoint à la maire de Paris à Patrick Bloche en conformité avec les règles de non-cumul des mandats[21], alors que Lamia El Aaraje lui succède comme adjointe à l'urbanisme[21].
Élections municipales de Paris de 2026
Le , Emmanuel Grégoire annonce publiquement vouloir représenter le Parti socialiste lors des élections municipales de 2026 à Paris[22]. En décembre, il reçoit le soutien du premier secrétaire Olivier Faure[23] et fait face à Rémi Féraud, sénateur de Paris et candidat soutenu par Anne Hidalgo[24], avec qui ses relations se sont dégradées après sa candidature à l’Assemblée nationale[25], et Marion Waller, directrice du Pavillon de l'Arsenal[26]. Il remporte la primaire socialiste dès le premier tour avec 52,75 % des suffrages exprimés[27].
En , il obtient le soutien du parti Les Écologistes, du Parti communiste français, Place publique et l'Après pour mener une liste regroupant l'ensemble des partis de gauche à l'exception de La France insoumise, dont la liste est menée par Sophia Chikirou[28].
Il défend lors de sa campagne la baisse du coût des logements, l'amplification de l'adaptation de la ville au changement climatique, et un réaménagement des berges de la Seine[25].
Arrivé en tête du premier tour avec 37,98 % des voix, il refuse de s'allier avec la chef de file insoumise[29] tandis que Rachida Dati termine deuxième[30] et bénéficie d'une part de la fusion sans enthousiasme de Pierre-Yves Bournazel à sa liste[31], d'autre part du retrait de Sarah Knafo en sa faveur pour empêcher la victoire de la gauche[32]. La liste conduite par Emmanuel Grégoire l'emporte finalement au second tour avec 50,52 % des suffrages exprimés contre 41,52 % pour Rachida Dati et 7,96 % pour Sophia Chikirou[33].
Maire de Paris (depuis 2026)
Le Conseil de Paris nouvellement composé l'élit maire de Paris le , avec 103 votes en sa faveur sur 163. Lors de son discours inaugural il annonce que sa première priorité est de traiter les violences sexuelles dans le périscolaire à Paris[34]. Sa suppléante Dorine Bregman lui succède à l'Assemblée nationale[35].
Prises de position
En , Emmanuel Grégoire appelle à la réquisition des logements vacants en zone tendue, souhaitant que les collectivités puissent avoir la capacité de réquisitionner ces habitations afin d'assurer le droit au logement et de faire revenir de la population dans la capitale. L'élu de gauche estime que le droit de réquisitionner des collectivités « devra être complété par une taxation efficace des résidences secondaires dans les zones tendues, rendant les villes plus équitables et accessibles ». Il espère parvenir ainsi à « une meilleure mixité sociale » en « luttant contre la gentrification ». Il propose que les collectivités puissent s'appuyer sur des données de consommation d’eau et d'électricité pour détecter les logements inoccupés ou sous-utilisés[36].
Décoration
Le , Emmanuel Grégoire est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite, au titre d' « adjoint à la maire de Paris, conseiller de Paris ; 17 ans de services »[37].