Mort d'Ali Khamenei
assassinat ciblé du guide suprême iranien le 28 février 2026
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La mort d'Ali Khamenei, Guide suprême, est due à son assassinat ciblé le au début de la guerre d'Iran de 2026.
- Formation d'un Conseil de direction intérimaire en république islamique d'Iran
- Décret de 40 jours de deuil et de 7 jours fériés en Iran
- Manifestations anti-américaines dans plusieurs pays du Moyen-Orient dont l'Iran
- Scènes de joie notamment en Iran et en Syrie
- Frappes Hezbollah-Israël en 2026
- Mojtaba Khamenei est élu Guide suprême le .
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Téhéran |
| Casus belli | Conflit américano-israélo-iranien de 2026 |
| Issue |
|
| Donald Trump Benyamin Netanyahou |
Ali Khamenei † Massoud Pezechkian |
| Inconnues | Inconnues |
| Aucune | 5 morts (dont Khamenei) |
Guerre américano-iranienne de 2026
| Coordonnées | 35° 41′ 31″ nord, 51° 23′ 56″ est | |
|---|---|---|
Le décès d'Ali Khamenei, célébré par ses opposants en Iran et en Syrie, provoque également la colère de ses partisans en Iran et dans le monde musulman, en Inde, au Pakistan et au Liban, ce qui cause notamment les frappes entre le Hezbollah et Israël en 2026.
Contexte et préparation
Le , pendant la guerre des Douze Jours, Israël propose un plan d'assassinat contre Ali Khamenei, auquel le président américain Donald Trump oppose son veto[1]. Les mois suivants, grâce à des agents infiltrés, des écoutes de ses télécommunications, et le piratage des caméras de surveillances de Téhéran, les CIA et le Mossad suivent de plus en plus précisément les déplacements d'Ali Khamenei[2]. Il repèrent les bunkers dans lesquels il se réfugie en cas de crise, mais notent qu'il s'y rend très rarement en période de paix, ce qui implique qu'une attaque surprise pourrait l'atteindre à découvert[2].
Déroulement
Dans la nuit du 27 au , des espions de la CIA infiltrés dans l'entourage proche d'Ali Khamenei informent l'agence gouvernementale américaine d'une réunion entre plusieurs dignitaires du régime, dont le guide suprême, dans sa résidence officielle, la maison de la Direction[3]. Les agents de renseignements scrutent à distance des images de caméras de surveillance du complexe[2]. Lorsque la présence d'Ali Khamenei y est confirmée, à 6 heures du matin à Tel-Aviv, les avions de chasse israéliens décollent vers l'Iran[2]. Le plan initial prévoyait une attaque de nuit, mais l'heure de la rencontre oblige à une opération de jour[2]. Les système de télécommunication à Téhéran sont brouillés à distance pour empêcher tout éventuel avertissement de parvenir au guide suprême[2]. À 9h40 à Téhéran, soit 1h40 après le décollage des avions israéliens, la résidence de Khamenei est détruite par une succession de frappes aériennes qui larguent au total une trentaine de bombes de 500 kg[3]. L'ensemble de ces bombardements a duré environ une minute[2].
Ces bombardements marquent le lancement d'une vaste opération militaire israélo-américaine contre l'Iran sous forme de nombreuses frappes ciblent les grandes villes iraniennes. Plusieurs médias israéliens affirment qu'Ali Khamenei est mort et que son corps a été retrouvé ; l'Iran ne confirme pas au début cette information [4]. Peu avant minuit, Donald Trump annonce par la suite officiellement qu'il est mort[5], information confirmée par les médias d'État iraniens le à 5 h (heure locale)[6]. Ali Khamenei est tué « aux premières heures du matin » à l’âge de 86 ans, après plus de 36 ans de règne à la tête de la République islamique. Aussitôt, 40 jours de deuil sont décrétés par les gardiens de la révolution islamique, qui promettent un « châtiment sévère aux meurtriers »[7].
Selon le New York Times, Ali Khamenei se trouvait dans un bâtiment voisin de celui où étaient Mohammad Pakpour, Ali Shamkhani, Abdolrahim Mousavi et Aziz Nasirzadeh[8].
Pertes
Outre Ali Khamenei, plusieurs membres de sa famille sont également tués[9] :
- son épouse, Mansoureh Khojasteh Bagherzadeh, morte le des suites de ses blessures[10] ;
- sa plus jeune fille, Hoda Khamenei ;
- le mari de cette dernière, Mesbah-al-Hoda Bagheri Kani, fils de l'ancien ministre iranien des Affaires étrangères Ali Bagheri ;
- leur fille, Zahra Mohammadi Golpayegani, âgée de 14 mois[11] ;
- Zahra Haddad-Adel, épouse de Mojtaba Khamenei, deuxième fils d'Ali Khamenei, et fille de l'ancien président du Parlement iranien, Gholam Ali Haddad-Adel.
- Mojtaba Khamenei, qui succède à son père quelques jours plus tard, aurait été gravement blessé dans ces frappes, et probablement défiguré selon des sources américaines[12]. Sa survie serait due à une sortie dans la jardin au moment des frappes, mais ces blessures sont assez graves pour lui empêcher toute apparition publique dans le mois qui suit[13].
Réactions
La mort d'Ali Khamenei est saluée par les États-Unis, Israël, le Royaume-Uni, l'Australie, ainsi que le prétendant au trône de l'Iran Reza Pahlavi. Elle est dénoncée par les Gardiens de la révolution, ainsi que par les alliés de l'Iran, dont l'Irak, la Russie et le Hamas[14],[15],[16].
La mort d'Ali Khamenei provoque des rassemblements joyeux. Ainsi, depuis leurs fenêtres, des Iraniens hostiles au régime crient leur joie. « Aujourd’hui, beaucoup de gens ressentent la même joie que moi »[17]. Des riverains applaudissent et mettent de la musique accompagnée de vives acclamations peu après 23 h, dans des rues de Téhéran[18]. Dans la journée, des manifestants mobiles — de quartier en quartier pour échapper à la répression — dansent à Téhéran. Dans les zones rurales, les célébrations sont moins discrètes, du fait d'une présence moindre des forces de sécurité. Enfin, sa mort est également célébrée en Syrie[19]. Notamment à Homs : « l’ayatollah était un allié du dictateur syrien déchu Bachar Al-Assad »[20]. Enfin, des Iraniens de la diaspora expriment également leur joie, notamment en France[21].
La mort d'Ali Khamenei déclenche également une vague de manifestations et d'émeutes, orchestrée par ses partisans, d'abord en Iran. À Bagdad, des manifestants affrontent les forces de sécurité près de la Zone verte et tentent de prendre d'assaut l'ambassade américaine et de bloquer les routes y menant. Des manifestants brandissent des drapeaux et scandent des slogans en hommage à Ali Khamenei[22]. Des manifestations sont également signalées au Cachemire sous administration indienne, à Lucknow et dans d'autres régions du pays comptant d'importantes populations chiites. Sur la place principale de Srinagar, des personnes brandissent des drapeaux noirs, rouges et jaunes et scandent des slogans anti-israéliens et anti-américains[23],[24]. À Karachi, au Pakistan, des émeutes éclatent près du consulat américain en réaction à l'assassinat, des manifestants incendient et salissent les vitres du bâtiment et tentent de l'envahir[25],[26]. Les émeutes font neuf morts et plusieurs blessés, les manifestants ont également vandalisé plusieurs bâtiments, dont un bureau régional affilié aux Nations Unies à Skardu, Gilgit-Baltistan, en solidarité avec l'Iran[27].
Analyses
The Economist qualifie l'opération d'« énorme succès » pour les États-Unis et Israël, arguant que la capture de Saddam Hussein après l'invasion de l'Irak a pris neuf mois et que la Russie n'a pas réussi à tuer le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie[28]. Selon The New York Times, Israël a « franchi un nouveau Rubicon, en tuant le chef d'État d'un pays souverain, une chose qu'Israël avait hésité à faire au début du conflit en juin dernier »[29]. The Atlantic décrit l'événement comme le résultat d'une longue déliquescence interne, arguant que l'effondrement du régime était moins dû à la puissance de feu qu'à la corruption de l'intérieur. Selon Graeme Wood (en), journaliste à The Atlantic, « les défenses les mieux conçues ne servent à rien si ceux à qui l'on confie leur gestion sont prêts à vous trahir »[30].
Selon l'analyste politique américain Karim Sadjadpour (en), Ali Khamenei était le gardien inflexible d'une révolution qui avait survécu à la société. Il le décrit comme « le porte-parole d'un fantôme », gouvernant non par un « contrat social mais comme un bail prédateur », et son anti-américanisme était motivé par la survie du régime plutôt que par ses convictions. Finalement, il rappelle qu'Ali Khamenei « a vécu pour « mort à l'Amérique » et « mort à Israël ». Il est mort de la mort donnée par l'Amérique et Israël »[31].
Conséquences
Un triumvirat, le « Conseil de direction intérimaire », est instauré pour former un gouvernement de transition, composé de Massoud Pezechkian, président de la république islamique d'Iran, de Gholamhussein Mohseni Ejei, chef du système judiciaire iranien, et d'Alireza Arafi, vice-président de l'Assemblée des experts[32].