Mort des époux Pattison
From Wikipedia, the free encyclopedia
La mort des époux Pattison est un accident tragique survenu par noyade le au lac de Gaube, dans les Hautes-Pyrénées. William et Sarah Pattison, mariés depuis un mois, séjournent dans les Pyrénées, à Cauterets, pour leur voyage de noces. Ils empruntent une barque pour se promener sur le lac et meurent noyés dans des circonstances indéterminées. Ce fait divers banal, rapporté et mis en lumière par de nombreux écrivains de passage à Cauterets dans les années qui suivent, fait naître une légende. Les versions de l'accident se multiplient, la thèse du suicide étant parfois évoquée pour suppléer celle de la mort accidentelle.
Le , deux jeunes mariés britanniques William et Sarah Pattison, en voyage de noces dans les Pyrénées, meurent noyés dans les eaux du lac. Ayant loué une barque pour effectuer une promenade sur le lac, ils disparaissent soudainement, sans pouvoir être secourus. Des témoins rapportent avoir entendu des cris perçants, sans qu'aucun n'ait pu voir la scène dans la mesure où la barque, au moment du drame, se trouvait caché par des rochers[1].
Après la mort des époux Pattison, un monument est érigé en leur honneur sur un rocher qui surplombe le lac. Il prend la forme d'un tombeau de marbre blanc entouré d'une grille et comporte l'épitaphe suivante, inscrite en lettres capitales :
« À la mémoire de William Henry Pattison, écuyer, avocat de Lincoln's Inn, à Londres, et de Sarah Frences, son épouse, âgés l'un de 31 ans et l'autre de 26 ans, mariés depuis un mois seulement. Un accident affreux les enleva à leurs parents et à leurs amis inconsolables. Ils furent engloutis dans ce lac le . Leurs restes transportés en Angleterre reposent à Wilham dans le comté d'Essex. »
Le monument dédié aux Pattison se visite : en , Victor Hugo dit avoir payé trois sous pour entrer dans l'enclos du tombeau, tandis qu'en 1854, Henri Nicolle paye quinze centimes pour y accéder. Le monument est finalement détruit en 1944 par les troupes d'occupation allemandes[2]. Dès lors, tous les voyageurs qui entreprennent l'excursion vers le lac de Gaube mentionnent ce fait divers dans leurs écrits. L'accident est ainsi décrit par de nombreux auteurs comme Victor Hugo, David d'Angers, Juliette Drouet, Achille Jubinal ou encore Frédéric Soutras[2]. En 1854, Henri Nicolle y consacre même un chapitre entier de son ouvrage Courses dans les Pyrénées, la montagne et les eaux[2].
Les circonstances de l'accident ne sont pas déterminées et les hypothèses se multiplient dans la mesure où le drame serait survenu au moment où la barque était cachée depuis la rive par des rochers s'avançant sur le lac. Dans certaines versions, la noyade serait due à l'alcool, William Pattison ayant consommé une bouteille de rhum entière ou un litre d'eau-de-vie. Pour d'autres, c'est un coup de rame maladroit qui aurait déséquilibré la barque. Les circonstances sont d'autant plus troublantes que le nautonier du lac de Gaube, un vieux pêcheur nommé Gaye, est absent le jour du drame. Achille Jubinal avance même que ce dernier est transporté mourant le même jour à Cauterets, si bien que les deux époux se retrouvent seuls.