Mouvement international de la réconciliation
association française
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Le Mouvement international de la réconciliation (MIR) est une association française œuvrant pour la paix et la résolution de conflit par la non-violence. Elle est souvent qualifiée de pacifiste et antimilitariste au cours de son histoire. C'est la branche française de l’International Fellowship of Reconciliation (IFOR)[1], fondé en 1914.
| Fondation |
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| Type | |
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| Forme juridique |
Association déclarée |
| Domaines d'activité |
Pacifisme, pacifisme chrétien, œcuménisme, autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (France) |
| Siège |
Paris (68, rue de Babylone) |
| Pays |
| Affiliation | |
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| Site web |
| RNA | |
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| SIREN | |
| OpenCorporates |
Objectifs
Le MIR se définit comme un mouvement non-violent inspiré de l'Évangile[2]. Il travaille à l'élaboration et à la diffusion d'une théologie de la non-violence et entend lutter contre la guerre sous toutes ses formes. Son siège est à Paris. Il publie les Cahiers de la Réconciliation depuis 1926 (mensuel jusqu'en 1985, aujourd'hui trimestriel)[3]. Le MIR est membre de la Fédération protestante de France[4].
Histoire
Au début de la Première Guerre mondiale naît l’idée d’une organisation œcuménique et pacifiste qui sera fondée sur le plan international en 1919 aux Pays-Bas sous le nom International Fellowship of Reconciliation (IFOR). La branche française est créée en 1923 sous le nom « Mouvement international de la réconciliation » (MIR), par des étudiants de la Faculté de théologie protestante de Paris[5]. Elle s'engage pour l'objection de conscience, afin de permettre de refuser le Service militaire en France[6],[7],[8].
Durant la Seconde Guerre mondiale, le pasteur André Trocmé, membre du MIR, engage la population du village du Chambon-sur-Lignon dans le sauvetage de milliers de juifs. Après la guerre, celui-ci devient secrétaire général du mouvement. Le mouvement s'engage alors pour le désarmement nucléaire, la réconciliation franco-allemande, et pour la promotion de la non-violence dans les mouvements de résistance aux dictatures dans le monde[9],[10]. La lutte du Larzac, rejoignant écologisme et antimilitarisme, est un grand moment de mobilisation[11].
Le MIR a compté parmi ses membres et responsables : Leonhard Ragaz (1868-1945), Henri Roser (1899-1981), André Trocmé (1901-1971), Magda Trocmé (1901-1996), Théodore Monod (1902-2000)[12], Jacques Martin (pasteur) (1906-2001), Jean Lasserre (1908-1983), René Cruse (1922-2017), Jean Goss (1912-1991) et Hildegard Goss-Mayr (née en 1930)[13], Alfred Bour (1943-2021). Deux de ses membres ont été présidents du mouvement sur le plan international : Ambroise Monod et Marie-Pierre Bovy (1992-1996).