Mouzens (Dordogne)
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Généralités
Mouzens est une petite commune de 814 hectares sur la rive droite de la Dordogne en aval de Saint-Cyprien. S'élevant de 45 à 229 m d'altitude[1], elle occupe la plaine alluviale et se déploie sur les collines.
L’activité est à dominante agricole ; la vigne a disparu, maïs et tabac, cultures traditionnelles, sont en régression, l’élevage des bovins (race à viande) a pris de l’extension, la nuciculture (noix) et la culture des kiwis se développent.
Communes limitrophes

En 2015, année précédant la création de la commune nouvelle de Coux et Bigaroque-Mouzens, Mouzens était limitrophe de six autres communes, dont Campagne au nord, par un simple quadripoint, et Berbiguières à l'est sur un peu plus de cent mètres.
Urbanisme
Prévention des risques
À l'intérieur du département de la Dordogne, un plan de prévention du risque inondation (PPRI) a été approuvé en 2011 pour la Dordogne amont et ses rives, qui concerne donc la zone basse du territoire de Mouzens[2],[3].
Villages, hameaux et lieux-dits
Outre le bourg de Mouzens proprement dit, la commune se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[4] :
- la Barrière
- Bois de Fage
- la Boissière
- la Bouygue
- les Carbonnières
- la Carrière
- le Clos de Sauret
- Conty
- Croze
- Fontenelle
- la Fontpieu
- Fromental
- la Garnison
- la Geneste
- Joindy
- Lastuc
- Maison Neuve
- Martel
- le Mondiol
- Monsec
- Montmège
- la Mothe
- le Pal
- le Pas de Croze
- la Perrière
- le Recoux
- Roulet
- Salebouygues
- Salepinson
- Souleillal
- Verment
- la Ville au Bois.
Toponymie
Histoire
Le nom de la paroisse est attesté en 1333 sous la forme « Mozens ». Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de « Monzens »[6]. Pendant la période révolutionnaire, à la fin du XVIIIe siècle, ce nom s’écrira « Mouzains ».
Au Moyen Âge, la paroisse dépendait de la châtellenie de Bigaroque dont les suzerains successifs connus furent Richard Cœur de Lion (mort en 1199), Mercadier, Martin d’Algays (mort écartelé à Biron pour avoir trahi Simon de Montfort, chef de la croisade contre les Albigeois) puis les archevêques de Bordeaux jusqu’à la nationalisation des biens du clergé en 1789.
Depuis l’organisation administrative décidée par l’Assemblée nationale constituante, la paroisse de Mouzens devenue « commune » a toujours fait partie du canton de Saint-Cyprien, du district puis de l'arrondissement de Sarlat, et du département de la Dordogne.
Au point de vue religieux, la paroisse dépendait de l’archiprêtré d’Audrix et de l’évêché de Sarlat jusqu’à la suppression de ce dernier par la Constitution civile du clergé pendant la période révolutionnaire. Cet évêché a été rétabli à la fin du XXe siècle et le titulaire en est l’évêque de Périgueux.
Localement sur le domaine seigneurial du château de Monsec se sont succédé les familles Laroque vers 1300, les Suquet de la Treilhe vers 1400. En 1560 le propriétaire est Montlouys. Une des filles, Marguerite de Foucaut, épouse François de Feletz. Une descendante de cette union, Anne de Feletz, devient seule héritière du château de Monsec et de ses dépendances en 1610. Elle épouse François de Clermont issu d’une famille quercynoise et depuis cette date, le domaine est toujours resté par héritage et mariages dans la même famille.
En 1793, un des fils du châtelain, Jean-Baptiste de Touchebœuf-Lafage deviendra le premier maire de Mouzens à l’âge de 20 ans et le restera pendant 60 ans jusqu’à son décès en 1854.
Au , Mouzens fusionne avec Coux-et-Bigaroque pour former la commune nouvelle de Coux et Bigaroque-Mouzens dont la création a été entérinée par l'arrêté du , entraînant la transformation des deux anciennes communes en communes déléguées[7].
Celles-ci sont supprimées en date du [8].
Politique et administration
Administration municipale
La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2011, onze conseillers municipaux ont été élus en 2014[9],[10]. Ceux-ci sont membres d'office du conseil municipal de la commune nouvelle de Coux et Bigaroque-Mouzens, jusqu'au renouvellement des conseils municipaux français de 2020[7].
Liste des maires puis des maires délégués
Démographie
Les habitants de Mouzens s'appellent les Mouzensois[14].
En 1365, Mouzens comptait 27 feux 1/2 (soit environ 150 habitants). L’habitat se situait principalement sur les coteaux car la vallée était marécageuse et peu sûre.
En 2015, dernière année en tant que commune indépendante, Mouzens comptait 233 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012 pour Mouzens[15]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.
Au , la commune déléguée de Mouzens compte 233 habitants[16].
Économie
Les données économiques de Mouzens sont incluses dans celles de la commune nouvelle de Coux et Bigaroque-Mouzens.
