Muhoozi Kainerugaba suit des études en Tanzanie, au Kenya et en Suède. Il est diplômé de l'académie royale militaire de Sandhurst en Angleterre, ou plutôt au Royaume-Uni[2].
Carrière militaire
Il devient commandant du SPF, le Special Forces Command, une unité d'élite[2].
En , Muhoozi Kainerugaba se rend à Kigali, capitale du Rwanda voisin, pour discuter avec le président Paul Kagame. Les relations entre les deux pays sont tendues et la frontière est fermée depuis [6]. Les discussions semblent porter leurs fruits puisque le Rwanda rouvre sa frontière peu après. Muhoozi Kainerugaba retourne voir Paul Kagame en mars[7].
En , il annonce prendre sa retraite de l'armée, avant que cette information soit contredite[8],[7],[5].
En , il est remplacé par Kayanja Muhanga(en) à la tête de l’armée de terre. Cette décision arrive peu après plusieurs messages de Muhoozi Kainerugaba sur Twitter dans lesquels il déclare que l'armée ougandaise prendrait Nairobi, la capitale du Kenya voisin, en deux semaines. Ces messages, ainsi que d'autres s'ingérant dans la politique kenyane, créent une tension entre les deux pays. Kainerugaba est toutefois promu au grade de général et reste conseiller de son père pour les opérations spéciales[9],[10]. Peu après, son père déclare dans une interview à la télévision kenyane avoir demandé à son fils d'arrêter d'utiliser Twitter. Mais Muhoozi Kainerugaba lui répond publiquement que personne ne peut lui interdire d'utiliser Twitter[11].
En , le général David Sejusa(en), ancien conseiller du président et coordinateur des services de renseignements, utilise pour la première fois publiquement le terme Muhoozi project. Il parle d'un plan organisé par le président Museveni visant à assassiner tout haut fonctionnaire s'opposant à une candidature présidentielle de Muhoozi Kainerugaba[13].
Plusieurs analystes et de nombreux Ougandais considèrent effectivement que le président Museveni veut faire de son fils, le prochain président de l'Ouganda[6],[8],[5],[13].
Muhoozi Kainerugaba fête son 48eanniversaire en . À cette fête se trouvent le président rwandais Paul Kagamé, le Premier ministre ougandais Robinah Nabbanja ainsi que de nombreux militaires et personnalités politiques de haut rang. Pendant la semaine, des fêtes avec spectacles et nourritures se déroulent dans le pays[14].