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Mundugumor

tribu vivant dans les highlands du Nord-Ouest de la Papouasie-Nouvelle-Guinée From Wikipedia, the free encyclopedia

La société Mundugumor est un groupe ethnolinguistique des Hautes-Terres orientales de la Papouasie-Nouvelle-Guinée dans la région de la rivière centrale Yuat, dans la province de Sepik oriental[1].

Faits en bref Type ...
Mundugumors
Présentation
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Elle est divisée en deux par la rivière Yuat. Les Mundugumor parlent le biwat[1].

Les Mundugumor sont notamment connus grâce aux recherches anthropologiques sur les rapports sociaux de Margaret Mead qu’elle relate dans Trois sociétés primitives de Nouvelle-Guinée.

Organisation sociale

Marginalisme

Selon les dires de Margaret Mead, les Mundugumor ne constituent pas une véritable communauté. Les individus habitent dans des groupements d’habitations séparées les unes des autres, rassemblant des hommes liés par le sang ou apparentés par le mariage. Il n’existe pas à proprement parler de village propre aux Mundugumor[1]. Le Mundugumor vit marginalement, replié sur lui-même[2].

Rivalités

L’organisation sociale des Mundugumor repose sur l’idée qu’il existe une rivalité naturelle entre deux individus de même sexe. Seules les personnes de sexe opposé peuvent créer un lien entre eux. Les relations des Mundugumor s’organisent non pas sur un système matrilinéaire ou patrilinéaire, mais sur un système qu’ils nomment une « corde » [1]. La corde d'un homme est composée de ses filles, des fils de ses filles, etc. Inversement pour celle d'une femme[2]. L’héritage s’organise selon les règles de filiation de la corde : les filles héritent du père et les fils de la mère (à l'exception de la terre) [1]. Cette organisation renforce la rivalité entre les hommes de même famille : le père et les fils convoitent les mêmes femmes[3].

Une règle de respect mutuel existe tout de même entre frères : deux frères ne s'assoient pas l'un à côté de l'autre, un frère cadet ne s'adresse pas à la femme de son frère aîné, deux frères ne se parlent que lorsque cela est nécessaire[4].

Socialisation

Les enfants n'étant pas spécialement désirés et la grossesse n'étant pas toujours perçue comme un bonheur, le système d'éducation des Mundugumor engendre de l'agressivité et de la brutalité [1]. Comme l'ont montré les travaux anthropologiques de Margaret Mead, les Mundugumor sont élevés durement, indépendamment de leur sexe. Filles et garçons sont éduqués de la même façon, dans un environnement de rivalité [5]. À titre d'exemple, un peu avant l'adolescence, les jeunes garçons Mundugumor doivent tuer un prisonnier assigné à un festin de chair humaine ; rite qui va largement endurcir la personnalité du jeune garçon [2]. L'agressivité des Mundugumor se traduit par de l'anthropophagie (du cannibalisme) et des guerres meurtrières [6].

Mariage

Chez les Mundugumor, il n’existe normalement qu’un seul moyen pour se marier : celui de l’échange des sœurs. Un homme échange sa propre sœur avec la sœur d’un autre [2]. Ce système matrimonial entraîne une rivalité quasiment inévitable entre frères. Moins il y a de sœurs, plus les conflits sont brutaux. Autre règle pour la formation des couples, un Mundugumor n’a pas le droit de se marier avec une personne hors de sa génération (même si cette règle est parfois transgressée) [1]. Parfois le mariage se fait moyennant le paiement d'une certaine somme d'argent plutôt que par l'échange de sœurs[1].

La polyginie est largement exercée chez les Mundugumor et présente même un idéal de richesse et de puissance vers lequel tendent les hommes. Quand leurs femmes vieillissent, les hommes en cherchent une nouvelle, plus jeune et désirable[2].

Commerce

Types de produits échangés

La tribu des Mundugumor est une société riche. Son économie repose principalement sur la pêche et sur la culture du tabac, de la noix de coco et d’arec[4]. Les Mundugumor produisent également du café, du caoutchouc, de la coprah et du riz [1]. Le commerce de cette tribu s’organise autour d’échanges avec les habitants des montagnes et des marais voisins, qui leur procurent des arcs et des flèches, des paniers ou encore des marmites [1].

Répartition du travail

Chez les Mundugumor, la répartition du travail repose sur une division entre les sexes. Les hommes défrichent la terre pour le jardinage, chassent, construisent les maisons et les canoës. Les femmes pêchent, cuisinent, jardinent et s'occupent des enfants[1].

Notes et références

Liens externes

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