Galidie à dix raies
espèce de mammifères
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Mungotictis decemlineata
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | mammalia |
| Sous-classe | Theria |
| Super-ordre | Eutheria |
| Ordre | Carnivora |
| Famille | Eupleridae |
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EN A3cde+4cde : En danger
Répartition géographique
- Galidia decemlineata A. Grandidier, 1867 (Protonyme) [1]
- Galidictis vittata (J. E. Gray, 1848) [1]
- Galidictis vittata, var. rufa (A. Grandidier, 1869) [1]
- Mungotictis lineatus Pocock, 1915 [1]
- Mungotictis substriatus Pocock, 1915 [1]
- Mungotictis lineata G. M. Allen, 1939 [1]
- Mungotictis substriata G. M. Allen, 1939 [1]
- Mungotictis decemlineata Coetzee, 1971 [1]
- Mungotictis decemlineata decemlineata Coetzee, 1971 [1]
- Mungotictis decemlineata lineata Coetzee, 1971 [1]
- Mungotictis decemlineata lineatus Wozencraft, 2005 [1]
La Mangouste, ou plutôt la Galidie à dix raies ou à bandes étroites (Mungotictis decemlineata), également connue sous le nom local de boky-boky, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des Eupléridés, endémique de l’île de Madagascar. Auparavant classée dans la famille des viverridés, tout comme les mangoustes, elle fut classée une famille à part avec tout les autres carnivores de Madagascar, et fut classée au sein de la sous-famille des Galidinés, au sein de son propre genre Mungotictis, qui garde une emprunte de sa classification passée. Elle habite les forêts succulentes de l'ouest et les fourrés épineux du sud-ouest, où elle vit du niveau de la mer jusqu'à environ 125 m d'altitude entre les fleuves Tsiribihina et Mangoky[2].
Dénominations
- Nom scientifique valide : Mungotictis decemlineata (A. Grandidier, 1867)[3] ;
- Nom vernaculaire normalisé local : Boky-boky ;
- Nom normalisé anglais : Narrow-striped mongoose ;
- Noms vulgaires : Galidie à dix raies[4], Galidie à bandes étroites, Mangouste à dix raies (erroné) ;
- Noms vernaculaires : Galidie ;
Taxonomie

Galidia decemlineata est le nom binominal utilisé par Alfred Grandidier en 1867 pour une mangouste collectée sur la côte ouest de Madagascar[5]. Elle a été placée dans le genre Mungotictis par Reginald Innes Pocock en 1915[6].
Phylogénie
La galidie à dix raies fait partie de la famille des carnivores malgaches, les Eupleridae, qui forment un clade monophylétique. Elle partage un ancêtre commun avec les clades frères des Feliformia[7].
Comportement et écologie
La galidie à dix raies est diurne et vit dans des groupes familiaux matriarcaux pratiquant l'élevage coopératif des jeunes. En règle générale, le petit de la femelle alpha reçoit le plus de soins ; les petits des femelles de rang inférieur sont souvent négligés, parfois jusqu'à l'abandon.
L'espèce démontre deux comportements sociaux uniques : les femelles occupent des domaines vitaux où 1 à 3 d'entre elles forment une unité sociale stable avec leur progéniture. Les mâles forment leurs propres unités sociales de 2 à 4 adultes. Ces unités de mâles ont un vaste domaine vital qui chevauche souvent celui d'au moins trois unités de femelles[8].
Elle crée de petits nids dans les arbres et les buissons. Des études suggèrent qu'elle est principalement insectivore, mais elle consomme aussi des œufs d'oiseaux et divers petits animaux incluant des rongeurs, des serpents et même de petites espèces de lémuriens comme le microcèbe mignon[9].
Reproduction
Les mâles sont considérés comme polygames et les femelles peuvent également s'accoupler avec plusieurs partenaires. Les individus des unités voisines sont étroitement apparentés. Les femelles donnent naissance à un seul petit par saison, généralement entre octobre et décembre (fin de la saison sèche).
Si le petit meurt, elles peuvent mettre bas à nouveau vers février ou mars. Le taux de survie des jeunes est d'environ 28 % ; c'est souvent le premier-né de la femelle la plus dominante qui survit[8]. La période de gestation dure entre 74 et 106 jours[10].
Habitudes alimentaires
La galidie cherche sa nourriture dans la couche superficielle du sol, la litière et le bois mort. Une étude dans la Forêt de Kirindy a révélé que son régime se compose principalement d'invertébrés (Arthropodes, larves d'insectes, gastéropodes). Des restes d'œufs de reptiles, d'os et de plumes ont également été identifiés dans les excréments[11]. L'utilisation de l'Indice de Jaccard a montré que l'animal n'est pas sélectif et consomme les proies disponibles selon la saison.
Conservation
La galidie à dix raies est classée comme espèce en danger (EN) sur la Liste rouge de l'UICN. Elle subit une fragmentation sévère de son habitat et est menacée par la déforestation liée à l'exploitation forestière et à la conversion des terres pour l'agriculture[2].