Munira al-Qubaysi
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مُنيرة القُبيسي |
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Shaykha Munira Qubaysi, née en 1933 et morte le , est une érudite musulmane syrienne, fondatrice du mouvement religieux Qubaysiyyatt en Syrie dans les années 1960.
Elle nait en 1938 d'un père algérien, Muhammad ʿAlī Ḥusaynī al-Jazāʾirī, érudit religieux et guide spirituel.
Elle obtient un doctorat en mathématiques en Union soviétique. De retour en Algérie, elle y a enseigné pendant avant d'épouser un Syrien et de s'installer à Damas, où elle est nommée professeure de mathématiques à l'université de Damas[1].
Qubaysi obtient une licence en biologie à l'université de Damas dans les années 1950, à une époque où les femmes voilées étudiant à l'université étaient rares, voire inexistantes. Elle devient une institutrice certifiée en sciences naturelles[2].
Elle décroche ensuite un second diplôme en études islamiques (charia) et étudie les sciences profanes et spirituelles de l'islam à Damas[3]. Elle est disciple du soufiste Ahmad Kuftaro (en).
Mouvement Qubaysiyyatt
Elle reçoit l'autorisation (ijaza) d'enseigner et d'être guide spirituelle. Elle fonde son propre mouvement spirituel féminin indépendant, Qubaysiyyatt. Le mouvement joue un rôle dans la promulgation du renouveau islamique et encourage les femmes à y prendre une part active[4].
Les activités de Qubaysiyyatt ont débuté au début des années 1960. Munira al-Qubaysi (appelée aussi al-Anisa[5])[2]. Son poste d'enseignante lui permet de concilier son travail avec la prédication islamique. Ces activités de prédication lui valent d'être emprisonnée à plusieurs reprises au début des années 1960[2]. Elle bénéficie de l'évolution de la politique du gouvernement syrien en faveur de la renaissance islamique[6]. Bachar el-Assad abroge d'abord la loi interdisant aux filles de porter le hijab dans les écoles publiques, puis il reconnait Qubaysiyyat et les encourage à mener ouvertement leurs activités dans les mosquées[7],[6].
Fin de vie
Après sa mort, de nombreuses personnalités religieuses masculines importantes, en Syrie et à l'étranger, présentèrent leurs condoléances et saluèrent son œuvre[3].