Mur coupe-feu
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Un mur coupe-feu est une cloison résistante au feu utilisée pour empêcher la propagation d’un incendie. Les murs coupe-feu sont construits entre ou à travers des bâtiments, des structures ou des transformateurs de poste électrique, ou encore à l’intérieur d’un avion ou d’un véhicule.
Les murs coupe-feu peuvent être utilisés pour subdiviser un bâtiment en différentes zones de compartimentage et sont construits conformément aux codes du bâtiment en vigueur localement. Les murs coupe-feu font partie des systèmes de protection passive contre l’incendie d’un bâtiment[1].
Les murs coupe-feu peuvent également être utilisés pour séparer les transformateurs de grande valeur dans une sous-station électrique, en cas de rupture et d’inflammation d’un réservoir d’huile minérale. Le mur coupe-feu agit alors comme une cloison de confinement des flammes entre un transformateur rempli d’huile et les autres transformateurs voisins, les structures du bâtiment et les équipements du site.
Types
Il existe trois principales classifications de murs coupe-feu : les murs coupe-feu classiques, les séparations coupe-feu et les murs coupe-feu à haut risque.
Un mur coupe-feu est un assemblage de matériaux destiné à retarder la propagation du feu, constitué d’une paroi possédant une durée de résistance au feu prescrite ainsi qu’une stabilité structurelle indépendante. Cela permet de subdiviser un bâtiment en sections plus petites. Si une section devient instable structurellement en raison d’un incendie ou d’autres causes, cette section peut se détacher ou s’effondrer sans compromettre les autres parties du bâtiment[2].
Une cloison coupe-feu, ou séparation coupe-feu, est une paroi résistante au feu qui n’est pas structurellement autonome[3]. Les cloisons coupe-feu sont généralement continues d’un mur extérieur à un autre, ou d’un plancher inférieur à un plancher ou un toit supérieur, ou encore d’une cloison coupe-feu à une autre. Elles présentent une résistance au feu égale ou supérieure à celle exigée pour l’application considérée. Les cloisons coupe-feu se prolongent à travers les espaces dissimulés (par exemple au-dessus d’un plafond) jusqu’à la dalle de plancher ou de toiture située au-dessus de la cloison. Les séparations coupe-feu, quant à elles, ne sont pas tenues de traverser ces espaces dissimulés si l’assemblage de construction formant le bas de l’espace (par exemple le plafond) possède une résistance au feu au moins égale à celle exigée pour la séparation coupe-feu.
Un mur coupe-feu à haut risque est un mur utilisé pour subdiviser un bâtiment accueillant des occupations à haut potentiel d’incendie. Il présente une résistance au feu renforcée et une protection accrue de ses éléments, afin de prévenir la propagation des flammes, tout en assurant une stabilité structurelle. Les portions de structures subdivisées par de tels murs sont autorisées à être considérées comme des bâtiments distincts, puisque les murs coupe-feu possèdent une stabilité structurelle suffisante pour maintenir leur intégrité même en cas d’effondrement des constructions adjacentes de part et d’autre du mur.
Notes et références
- ↑ Marie-Ève Bonenfant, Glossaire : vocabulaire de l’architecture québécoise, Québec, Culture et communications Québec, , 76 p. (lire en ligne), p. 7
- ↑ « Séparations coupe-feu : Exigences minimales du Code de sécurité - Société d'habitation du Québec », sur www.habitation.gouv.qc.ca (consulté le )
- ↑ « Trois critères pour déterminer si un mur doit être coupe-feu », sur APCHQ (consulté le )