Musée de Chemtou

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Ouverture
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Dirigeant
Mohieddine Chaouali[1]
Surface
1 500 m2Voir et modifier les données sur Wikidata
Musée de Chemtou
Entrée du musée de Chemtou.
Informations générales
Ouverture
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Dirigeant
Mohieddine Chaouali[1]
Surface
1 500 m2Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Collections
Collections
Numide
Libyco-punique
Romaine
Localisation
Adresse
Aïn Ksir, 8100 JendoubaVoir et modifier les données sur Wikidata
Jendouba
 Tunisie
Coordonnées

Le musée de Chemtou (arabe : المتحف الأثري بشمتو) est un musée archéologique tunisien situé sur le site de Chemtou, à une vingtaine de kilomètres de Jendouba, ville proche de la frontière tuniso-algérienne. Issu d'une initiative de l'Institut national du patrimoine tunisien et de l'Institut archéologique allemand de Rome, il est inauguré le .

Ayant la particularité d'être situé sur une ancienne marbrerie, occupée à l'époque antique et contemporaine, il a pour objectif didactique d'expliquer cette exploitation ainsi que de présenter certains vestiges retrouvés dans les fouilles de l'ancienne cité numide puis romaine.

Ce musée de conception moderne est le fruit d'une collaboration entre les archéologues tunisiens de l'Institut national du patrimoine (INP) et ceux de l'Institut archéologique allemand de Rome (DAI Rome) qui avait mené les fouilles sur le site. Alors que le bâtiment est financé par des fonds tunisiens, la décoration intérieure et la muséologie sont l'œuvre du service culturel de l'Office allemand des Affaires étrangères.

Basé sur une idée de Mustapha Khanoussi[2], coordinateur de l'INP pour Chemtou, il est construit entre 1992 et 1997 selon un concept de l'archéologue allemand Christoph B. Rüger et du docteur suisse Martin Hartmann. Le travail administratif est assuré par le DAI Rome, par l'intermédiaire de Friedrich Rakob.

Le , un spectaculaire trésor de 1 647 pièces d'or et une pièce d'argent de l'époque romaine, enfoui sous le règne de Flavius Honorius[3], est découvert au cours des travaux.

Fermé après l'attaque du musée du Bardo en 2015, il est rouvert le [1].

Bâtiment

Plan du musée
Légende : 1. Rotonde d'entrée ; 2. Salle d'exposition « Géologie et Protohistoire » ; 3. Patio et toit panoramique ; 4. Salle d'exposition « Marbre » ; 5. Salle d'exposition « Colonie romaine » ; 6. : Espace d'information et salle de lecture.

Le bâtiment est conçu par l'architecte Jan Martin Klessing[2]. La construction blanche de plain-pied, d'aspect massif et au toit plat, est caractérisée par un langage formel plutôt discret. Après la rotonde d'entrée, le visiteur découvre trois salles d'exposition, une salle de lecture et un espace d'information[4], le tout regroupé autour d'un patio central[5]. La superficie totale du musée est de 1 500 m2[4].

Dans le patio du musée se trouve la façade du sanctuaire numide[4]. Un toit accessible au public permet de voir simultanément le monument dans le patio et sa position initiale sur le sommet du Djebel Bou Rfifa[5]. Le patio offre également un espace pour des concerts et des pièces de théâtre en plein air pouvant accueillir jusqu'à 200 visiteurs[4],[5].

Concept muséologique

Le concept du musée est conçu par Rüger et Hartmann[5],[2] : l'accent est porté sur les résultats de la recherche germano-tunisienne menée entre 1965 et 1995 sur le site de Chemtou.

Les sujets traités comprennent la géologie régionale du nord-ouest de la Tunisie, la Protohistoire de Chemtou (500-100 av. J.-C.), le sanctuaire et les tombeaux numides, le marbre jaune antique extrait des carrières et la cité romaine de Colonia Iulia Augusta Numidica Simitthensium[4]. En outre, le musée présente les découvertes archéologiques des environs de Chemtou.

Le résultat des recherches est communiqué au moyen de graphiques, d'objets, de modèles et de vitrines. Un film est aussi présenté sur le thème du musée dans l'espace d'information[5]. Réalisé en 1999 avec le soutien de la Fondation Ernst von Siemens (en), il résume dans cinq langues différentes les résultats de la recherche menée entre 1965 et 1999[6].

Collections

Références

Lien externe

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