Musée de Nabeul
musée de Nabeul, Tunisie
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Le musée de Nabeul (arabe : متحف نابل) est un musée archéologique tunisien situé dans la ville de Nabeul, dont le but est de rassembler quelques-uns des objets découverts lors des fouilles ayant eu lieu sur divers sites du cap Bon.
| Nom local |
(ar) متحف نابل |
|---|---|
| Type | |
| Ouverture | |
| Visiteurs par an |
1 108 () |
| Collections |
Libyco-punique Romaine |
|---|---|
| Genre |
Mosaïques Sculptures Céramiques |
| Localisation | |
|---|---|
| Coordonnées |
Le musée abrite certaines des pièces emblématiques du très important sanctuaire phénico-punique de Thinissut ainsi que des mosaïques issues de la Maison des Nymphes de Néapolis.
Histoire
Le musée est inauguré en 1984[1].
Collection

Les collections proviennent, pour la plupart, du site antique de Néapolis mais des pièces appartenant à d'autres sites archéologiques du cap Bon, comme Kerkouane et Thinissut, se trouvent également dans le musée.
Collections puniques
Les pièces antérieures à la période romaine comprennent, outre des céramiques et des amulettes de style égyptien issus de Kerkouane, des statues en terre cuite provenant du sanctuaire néo-punique de Thinissut. Ce site du cap Bon, situé à 2 km de Bir Bouregba est exploré au début du XXe siècle par Alfred Merlin[A 1]. Une partie du matériel de ces fouilles est exposée au musée national du Bardo. La datation des statues de terre cuite de Thinissut a été débattue, étant établie selon les derniers travaux à la seconde moitié du Ier siècle av. J.-C.[A 2].
Céramiques
Des lampes à huile puniques et des amphores constituent la collection de céramiques.
Statues
- Déesse léontocéphale ;
- Déméter allaitant Démophon ;
- Sphinge aux seins proéminents ;
- Statue féminine au polos.
Autres éléments d'origine punique
Une inscription datée du milieu du IIe siècle av. J.-C. est une dédicace de deux chapelles dédiées à Baal et Tanit péné Baal par les citoyens de Tanesmat/Thinissut[A 3].
Collections romaines
Les collections romaines sont illustrées par de nombreuses mosaïques trouvées à Néapolis parmi lesquelles celles de la Maison des nymphes. Cette maison a été datée de la troisième ou quatrième décennie du IVe siècle du fait de la découverte d'une monnaie de Constantinus Junior César. L'inscription Nymfarum domus a été découverte sur un bassin de la maison[B 1].
Dans les dernières années, le contenu du musée s'est enrichi par l'acquisition de trois mosaïques de Kélibia ainsi que par l'ouverture d'une salle consacrée à la fouille d'une fabrique de salaison de poissons[2].
Céramiques
- Série de lampes à huile romaines.
Mosaïques
De nombreuses mosaïques exposées au musée sont issues des fouilles réalisées à Néapolis et surtout la très riche Maison des nymphes, fouillée à partir de 1965 par Jean-Pierre Darmon. Presque toutes les mosaïques concernent la mythologie et certains sont de « véritables chefs-d'œuvre »[B 1]. La thématique générale est le mariage et la création d'une maison[B 2].
- Marsyas et Apollon provenant de Kélibia[3].
- Mosaïque du cordonnier en provenance du même site : elle porte une inscription « Cordonnier, pas plus haut que la semelle »[3].
- Deux coqs laissant échapper de leur bec des pièces d'or : la représentation visait à attirer la prospérité dans la maison et avait un but apotropaïque ; la mosaïque est datée de la première moitié du IVe siècle[4].
- Affrontement de deux paons.
- Mosaïque marine provenant de Sidi el-Mahersi.
- Bains des nymphes : trois nymphes sont présentes avec la naissance de la source Hippocrène sous le sabot de Pégase, malheureusement abîmé[B 3].
- Philoctète blessé a donné lieu à diverses interprétations : Philoctète est à Lemnos et reçoit une ambassade avec Ulysse, Diomède et Néoptolème ; la tête a été perdue alors que la nymphe Chrysès se trouve à gauche ; la représentation est à peu près perdue si ce n'est une épaule[B 4].
- Noces de Bellérophon et de Philonoé, un thème qui n'était pas connu en mosaïque même si l'iconographie est connue : la représentation actualise le thème, peut-être sous l'influence du théâtre[B 5].
- Poseïdon sauvant la nymphe Amymone.
- Amymone repoussant un satyre, une mosaïque de taille modeste évoquant la scène dans un décor alexandrin[B 6].
- Ambassade de Chrysès ou Chrysès suppliant Agamemnon de lui rendre sa fille captive : elle représente l'offrande des cadeaux de mariage ; la mosaïque a aussi été interprétée comme une représentation de Priam aux pieds d'Achille réclamant le corps d'Hector[B 7].
- Deux coqs laissant échapper de leur bec des pièces d'or.
- Mosaïque du Cordonnier, provenant de Kélibia.
- Philoctète blessé.
- Amymone repoussant un satyre.
Stèles
- Dédicace à Augusto Deo, datée de la fin du Ier siècle av. J.-C. et comptant parmi les plus anciennes inscriptions latines d'Afrique romaine[3].
Statues impériales provenant de Korbous
Évocation de la production de garum

