Musique dégénérée

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Musique dégénérée est la traduction de l’allemand : entartete Musik (prononcé en allemand : [ɛntaʁtɛtə muziːk]), littéralement une « musique qui s'éloigne de son espèce ». Le terme entartet, issu de la biologie, fut appliqué au domaine musical par le régime nazi pour désigner certaines formes de musiques considérées comme nuisibles ou décadentes, notamment la musique moderne, le jazz et la musique écrite par des compositeurs juifs ou communistes. La préoccupation du régime nazi pour la « musique dégénérée » faisait partie d'une campagne plus grande contre l'art dégénéré (« entartete Kunst ») en général. Dans les deux cas, le gouvernement a tenté d'isoler, de discréditer, de décourager ou d'interdire les œuvres. Leurs idées ont produit des décennies d'écrits antisémites sur la musique.

Sous le IIIe Reich, des compositeurs juifs décédés tels Felix Mendelssohn et Gustav Mahler ou encore Giacomo Meyerbeer sont pointés du doigt par les nazis et leurs partitions disparaissent des bibliothèques[1]. À Leipzig, une statue en bronze de Mendelssohn est enlevée et remplacée par celle d'Anton Bruckner. Le régime lance également des commandes pour remplacer la musique de scène de Mendelssohn pour Ein Sommernachtstraum (Le Songe d'une nuit d'été)[1]. Plus d'une quarantaine de versions « aryanisées » du Songe d'une nuit d'été seront créées, celle remportant le plus grand succès étant la version de Carl Orff pour le théâtre de Francfort, créée en 1939 et remaniée à plusieurs reprises par le compositeur après la guerre[2].

Discrimination

Notes et références

Annexes

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