Société royale d'archéologie, d'histoire et de paléontologie de Charleroi
société savante fondée en 1863
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La Société royale d'archéologie, d'histoire et de paléontologie de Charleroi est la plus ancienne société savante de Charleroi.
| Fondation |
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| Type | |
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| Forme juridique |
Association sans but lucratif (depuis le ) |
| Domaines d'activité | |
| Siège |
Charleroi (101, rue de Montigny, 6000) |
| Pays | |
| Coordonnées |
| Président |
Jean-Louis Greffe[1] |
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| Publications | |
| Site web |
| BCE | |
|---|---|
| OpenCorporates |
Depuis 1863, elle recherche, étudie et tente de protéger les différentes traces qui témoignent du passé de la ville et de ses environs.
la Société dispose d'un espace d'exposition et de travail, nommé le Pôle patrimoine et archéologique de Charleroi, au rez-de-chaussée de l'immeuble qui abrite le siège social.
Histoire
La Société royale d'archéologie, d'histoire et de paléontologie de Charleroi s'est créée en le à l'initiative de quelques notables de la ville.
Au fil des années, sa collection de documents, objets et archives historiques et archéologiques en fait un acteur incontournable de la mémoire historique de Charleroi.
Aujourd'hui encore, cette association œuvre pour une meilleure connaissance de l'histoire locale via des visites guidées, des publications…
Musée archéologique


En 1863, lors de la fondation de la Société de Paléontologie et d' Archéologie de Charleroi, les statuts prévoient aussitôt la création d'un musée. Il fut érige par la Ville de Charleroi et inauguré le , au boulevard Jacques Bertrand. Pendant plus de trois-quart de siècle, il fut le seul musée carolorégien. Il abrita un ensemble significatif de collections d'archéologie régionale que les fouilles de la Société venaient enrichir d'année en année.
A l'origine, c'est la paléontologie qui a retenu l'attention des chercheurs carolorégiens car les nombreuses exploitations houillères de la région constituaient de véritables chantiers d'investigation.
Dans les dernières années du XIXe siècle, la Sociéte, soutenue par des fonds du gouvernement, déploie une activité archéologique et s'illustre par des fouilles importantes notamment à Liberchies, Strée, Rognée, Hantes-Wihéries et sur tout le territoire de l'arrondissement judiciaire de Charleroi.
Durant l'entre-deux-guerres, c'est l'histoire qui mobilise le groupe et le musée ne connaît guère d'acquisitions quantitativement importantes.

À partir de 1947, sous la direction de Germaine Faider-Feytmans, une réorganisation totale des collections est entreprise mais le vieux bâtiment du boulevard Bertrand était condamné. À partir de 1954, en effet, le bâtiment se détériore considérablement à la suite des affaissement et effondrement miniers. Ce qui entraîne la fermeture provisoire puis l'abandon quelques années plus tard. Pendant vingt ans, les collections sont inaccessibles au public.
En 1976, une surface d'exposition est accordée au musée archéologique dans le bâtiment de l'Institut national du verre, également occupé par le musée du Verre. Dans cet espace, quatre sections sont représentées. Elles illustrent les périodes préhistorique, gallo-romaine, mérovingienne dans la région carolorégienne et donnent un aperçu de la production artisanale des grès de Bouffioulx et de Châtelet aux XVIe et XVIIe siècles[3].
À la fin du XXe siècle, l'État fédéral, propriétaire des lieux, désire y installer les tribunaux de commerce et du travail. Le musée du Verre s'installe alors sur le site du Bois du Cazier, tandis que le musée archéologique perd une nouvelle fois son espace d'exposition.
Depuis septembre 2022, la Société dispose d'un petit espace d'exposition et de travail, nommé le Pôle patrimoine et archéologique de Charleroi, au rez-de-chaussée de l'immeuble qui abrite le siège social[4].
Prix du patrimoine
Depuis 2006, l’association décerne annuellement un Prix du patrimoine pour la restauration d’un immeuble ou d’un jardin de la région, restauration réalisée avec soin et dans le respect de la conception originale des lieux[5].
- Exemple de la plaque du prix, ici celui de 2008 pour la restauration de l'immeuble « Le Mayence » à Charleroi.
