Musée du Vieux-Moudon

From Wikipedia, the free encyclopedia

Type
Musée d'histoire locale, institution patrimoniale (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Protection
Bien culturel suisse d'importance régionale (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pays
Suisse
Musée du Vieux-Moudon
Moudon, musée du Vieux-Moudon, vue extérieure
Informations générales
Type
Musée d'histoire locale, institution patrimoniale (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Bâtiment
Protection
Bien culturel suisse d'importance régionale (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Suisse
Division administrative
Commune
Coordonnées

Le musée du Vieux-Moudon a été créé par l'association du même nom fondée en 1910, afin de rassembler des objets liés au passé de la ville de Moudon. Il est installé depuis 1950 dans l'ancienne maison seigneuriale de Rochefort, à la rue du Château 50 à Moudon.

L’Association du Vieux-Moudon fut fondée en 1910, à la même époque que la Société vaudoise d’histoire et d’archéologie et plusieurs associations de même type au niveau communal, notamment à Avenches (Pro Aventico, 1887), Vevey (1897), Lausanne (1898/1902)[1].

L’idée d’une Association du Vieux-Moudon fut lancée par Auguste Burnand, qui travaillait à Berne comme secrétaire-traducteur au département fédéral de l’Intérieur, mais qui se passionnait surtout pour l’histoire de sa ville[2]. C’est grâce à un petit groupe de personnalités établies à Moudon, ou originaires de cette ville, qu’elle put se concrétiser.

Les procès-verbaux de l’Association débutent le , date à laquelle quelques « amis de la ville de Moudon » se réunirent à 16 h chez le Dr René Meylan, dans la maison dite le Casino (à l’emplacement de l’immeuble place Saint-Étienne 1), afin d’organiser l’assemblée générale prévue le soir même. À part René Meylan, médecin, seuls Aloys Cherpillod, avocat, et Maurice Bryois, maître secondaire, habitaient Moudon. Les autres personnes n’étaient rattachées à cette ville que par leurs origines : Alfred Chatelanat, médecin à Veytaux, Paul Burnand, pasteur[3], Aloys de Molin, professeur d’archéologie et d’histoire à l’université, Georges-Antoine Bridel, imprimeur, et Paul-Émile Dutoit, avocat, tous de Lausanne. A noter que ces deux derniers personnages faisaient alors partie du comité de l’Association du Vieux-Lausanne, fondée en 1902[4], tandis qu'Aloys de Molin fut président de la Société d’histoire de la Suisse romande et conservateur du musée historique de Lausanne.

Lors de cette première assemblée générale, la population invitée ce soir-là pouvait prendre connaissance d’une liste de 27 membres déjà inscrits. Y figuraient surtout des professeurs, des pasteurs, des avocats, et même un Conseiller fédéral, Marc Ruchet, en compagnie d’illustres expatriés : le peintre Eugène Burnand et Charles de Cerjat, tous deux à Paris.

La liste au donne 140 membres, dont une cinquantaine à Moudon. La plupart des autres étaient établis dans le canton ; il y avait toujours un Conseiller fédéral (Camille Decoppet). Grâce aux familles Burnand, Bridel et de Cerjat, on pouvait compter quelques inscriptions de France et d’Angleterre, et même une de Tokyo (Louis Bridel, professeur).

Le premier comité constitué se composait du Dr René Meylan, (président), de Maurice Bryois, (vice-président et caissier), Aloys Cherpillod, (secrétaire), Auguste Burnand, Paul-Emile Dutoit, Aloys de Molin, et Frédéric Braillard, représentant de la municipalité.

Depuis la création de l’Association, le nombre de membres a toujours oscillé entre 100 et 200. Les membres sont invités à des conférences, à des visites et au vernissage des expositions temporaires du musée.

Publications

Afin de mener à bien l’une de ses missions essentielles, le comité s’adjoignit une « commission de publication » de trois personnes expertes en ce domaine : Georges-Antoine Bridel, directeur aux Imprimeries réunies[5], Charles Ruchet[6], pasteur et héraldiste et Bernard de Cérenville (1878-1915) , sous-archiviste, qui avait en cours une importante étude sur Moudon.

Cette mission d’étude historique fut assumée de manière constante de 1912 à 1928 par la publication d’un bulletin annuel (sauf en 1914), puis avec des intermittences (bulletins parus en 1932, 1937, 1940, 1941, 1954, 1957, 1959, 1975).

Lors de l’assemblée constitutive, A. de Molin avait proposé de publier un volume de documents extraits des archives de la localité. Jugé trop aride par la majorité, ce modèle fut rapidement abandonné au profit d’une revue susceptible de toucher un grand public et agrémentée de planches. Auguste Burnand lança l’idée d’annales moudonnoises, traitant d’archéologie et d’histoire, pour lesquelles il avait déjà réuni de nombreuses notes .

Le bulletin accueillit, au départ surtout, les conférences données dans le cadre de l’assemblée générale. Les articles étaient souvent fournis par les membres de la commission ou du comité, ainsi que par Auguste et Paul Burnand, Ernest Bertolini, architecte de Moudon, auxquels se joignaient parfois quelques professionnels comme Maxime Reymond ou, dès 1915, Charles Gilliard qui prit la succession de Bernard de Cérenville ; Gilliard poursuivit également les recherches de Cérenville sur Moudon, pour aboutir en 1929 à la publication du gros ouvrage : Moudon sous le Régime savoyard.

De 1942 à 1959, le bulletin fut dirigé et principalement alimenté par le Dr René Burnand (1882-1960), président de l’Association, fils du peintre Eugène Burnand. Outre une carrière médicale bien remplie qui l’emmena jusqu’en Egypte, le Dr Burnand entreprit de nombreuses études historiques. Le château de Seppey où il résidait, proche de Vulliens[7], recélait une masse d’archives familiales qui lui fournirent la matière à de nombreux articles ou même à des romans faisant revivre ses ancêtres, militaires, magistrats ou femmes de lettres, et chantant le charme agreste de la région.

Les deux premiers dessins de la couverture du bulletin sont l’œuvre du Dr Meylan, le 3e, dès 1954, de David, frère de René Burnand.

Musée

Bibliographie

Références

Related Articles

Wikiwand AI