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Musée national étrusque de la villa Giulia

musée en Italie From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Musée national étrusque de la villa Giulia (en italien, Museo Nazionale Etrusco di Villa Giulia) est un musée de Rome consacré aux civilisations étrusque et falisque[1]. C'est le plus grand musée étrusque du monde.

Type
Musée national (d), musée archéologique, musée d'art, musée national italien (d), Istituto museale ad autonomia speciale (d), musée du ministère italien de la Culture (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Ouverture
Surface
35 salles
Visiteurs par an
61 327 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Type, Ouverture ...
Musée national étrusque de la villa Giulia
Façade de la villa Giulia, dessinée par Vignola
Informations générales
Type
Musée national (d), musée archéologique, musée d'art, musée national italien (d), Istituto museale ad autonomia speciale (d), musée du ministère italien de la Culture (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Ouverture
Surface
35 salles
Visiteurs par an
61 327 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif
50 employés ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Collections
Nombre d'objets
7 500 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Bâtiment
Architectes
DiversVoir et modifier les données sur Wikidata
Protection
Bien culturel italien (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Italie
Commune
Adresse
piazzale di Villa Giulia, 9
Coordonnées
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Géolocalisation sur la carte : Latium
(Voir situation sur carte : Latium)
Géolocalisation sur la carte : Rome
(Voir situation sur carte : Rome)
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Il se trouve à la villa Giulia, située dans le quartier Pinciano, résidence papale d'été, construite sous le pontificat du pape Jules III[2]; depuis 2012 une annexe est située à proximité dans la villa Poniatowski[3]. Le musée rassemble des objets issus de fouilles menées durant près d'un siècle dans l'Étrurie méridionale, parmi lesquels les plus connus sont l'Apollon de Véies, le centaure de Vulci, les lamelles d'or de Pyrgi et un exemplaire du Sarcophage des Époux.

Historique

La création du musée se rattache au programme établi par Felice Barnabei à la fin des années 1880 : son idée est d'établir un « profil archéologique » de la région grâce à des fouilles méthodiques reposant sur des études topographiques, ainsi qu'une étude systématique des objets mis au jour et leur présentation au public. Les premiers objets à rejoindre les collections proviennent des fouilles de Civita Castellana, ancienne Falerii, capitale des Falisques.

À l'origine, la villa Giulia n'est censée être qu'un lieu de stockage temporaire des matériaux. En 1889, le Musée national romain est créé. Il est divisé en deux sections : « urbaine » et « extra-urbaine », suivant l'origine du matériel archéologique. La section urbaine est implantée dans les Thermes de Dioclétien, tandis que la seconde est maintenue à la villa Giulia, dont les collections de s'enrichissent des découvertes faites dans le Latium (Gabies, Colli Albani, puis Palestrina), l'Étrurie (Cerveteri et Véies), puis l'Ombrie (Todi, Terni). Alors que le programme de Barnabei prévoyait la présentation d'objets de toutes les civilisations s'étant succédé dans la région de Rome, le musée se consacre finalement à la civilisation étrusque, recevant son nom officiel de « musée national étrusque ».

En 2012, le Musée national étrusque de la Villa Giulia a également ouvert certaines salles à l’intérieur de la Villa Poniatowski, une annexe papale historique[4].

Collections

Tombe du lit funèbre, Tarquinia

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Les premières salles du musée sont organisées selon un double principe : topographique et chronologique.

Vulci (salles 1 à 5)

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Bisenzio (salle 6)

  • Chariot funéraire en bronze provenant de la nécropole d'Olmo Bello.

Véies (salle 7)

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  • Apollon de Véies, en terre cuite polychrome, élément d'un groupe représentant l'affrontement entre Héraclès et Apollon pour la biche de Cérynie ;
  • Tête d'Hermès du sanctuaire de Portonaccio : acrotère en argile, 510-500 av. J.-C.

Cerveteri (salles 8 à 10)

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  • Sarcophage dit « des Époux » ;
  • Sarcophage orientalisant dit « des Lions » ; mobilier funéraire de la civilisation de Villanova ;
  • Céramiques grecques, dont un groupe d'hydries de Caéré ;
  • Aryballe Poupé.

Falerii (salles 28 à 31)

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  • Junon Scasato, tête d'une figure de terre cuite peinte provenant du fronton d'un temple falisque, près de Falerii, -380.
  • Statue d'Apollon en terre cuite issue du sanctuaire de Scasato ;
  • Rhyton en forme de tête de chien du Peintre de Brygos.
  • Cratère d'Éôs (l'Aube) sur son quadrige, forcée par Céphale, et Thétis soumise par Pélée. Falerii, nécropole à colonnes, tombe 4, 375-350 av. J.-C.

Alatri (salle 32)

Reconstruction du temple étrusque d'Alatri.
  • Reconstitution grandeur nature d'un temple italico-étrusque.

Palestrina, ancienne Préneste (salle 34)

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  • Mobilier funéraire issu des tombes Barberini, Bernardini, Castellani et Galeassi (fin du VIIIe siècle av. J.-C. et première moitié du VIIe siècle av. J.-C.)
  • La Cista Ficoroni, coffre cylindrique en bronze décoré d'une scène de l'épopée des Argonautes (lutte contre Amycos, roi des Bébrices), avec des inscriptions mentionnant le nom de l'artisan, Novios Plautios, et le lieu de fabrication de l'objet : Rome (première mention du nom de Rome sur un objet d'art). Cette œuvre est datée des années de 350 à 330 av. J.-C.
  • Miroir incisé avec Ulysse tendant une embuscade à Diomède (ou Castor et Pollux contre Amikos), vers 350-325 av. J.-C.

Ombrie (salle 35)

  • Matériel funéraire issu de tombes de femmes (bijoux) et de guerriers (objets de banquet, céramiques grecques, casque de cérémonie en bronze damasquiné).

Section épigraphique

Le musée comprend également une section épigraphique (antichambre et salle 11), qui abrite notamment les lamelles d'or de Pyrgi, parmi les plus anciennes inscriptions connues de l'Italie pré-romaine.

Lamelles d'or de Pyrgi

Dons et retours

Collections privées

La villa Giulia a également reçu des collections privées : celle d'Augusto Castellani, la collection Cima-Pesciotti et le fonds du musée Kircher, fondé en 1651 par le jésuite Athanasius Kircher et « nationalisé » après la proclamation du royaume d'Italie. Parmi les objets les plus connus figurent une série de miroirs en bronze et surtout la ciste Ficoroni, un coffre de mariage en bronze incisé, représentant le concours de boxe organisé par le roi Amycos, un épisode du mythe des Argonautes.

  • Article détaillé : Orfèvrerie de la collection Castellani (it)

Cratère d'Euphronios

Cratère d'Euphronios, face A : le corps de Sarpédon est emporté par Hypnos et Thanatos (le Sommeil et la Mort), sous le regard d'Hermès. Cratère attique, vers -515.

Le musée a reçu récemment le cratère d'Euphronios, célèbre vase à calice de céramique attique à figures rouges, signé par le potier Euxithéos et le peintre Euphronios, v. 515 av. J.-C. (H. 47,5 cm ; D. 55,1 cm), exposé au Metropolitan Museum of Art de New York et restitué à l'Italie en 2008.

Fresques de la tombe François

Découverte le 1er mai 1857 par l’archéologue Alessandro François, dans la nécropole de Ponte Rotto à Vulci, la tombe François se trouvait sur les terres du prince Alessandro Torlonia. Construite entre 340 et 320 av. J.-C., elle se compose de 37 panneaux peints et de deux pierres trouvées dans le couloir d’accès.

L’État italien, dès 1921, avait manifesté son intérêt pour acquérir la célèbre tombe. Plus d’un siècle plus tard, ce but s’est concrétisé. En 2026, grâce à la collaboration des héritiers des familles Torlonia, Sforza Cesarini et Gaetani, propriétaires de l’œuvre la tombe a été définitivement acquise pour 15 millions d'euros par le ministère de la Culture italien et, à partir du 25 juin, peut être admirée au Musée national étrusque de la Villa Giulia[5],[6].

Vol

Dans la nuit du 30 au 31 mars 2013, le musée est victime d'un vol aux fumigènes[7] : y sont dérobés des bijoux étrusques en or de la collection Castellani.

Voir aussi

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