Musée paléochrétien d'Aquilée
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| Type |
Musée archéologique |
|---|---|
| Ouverture |
1961 |
| Surface |
500 m2, 2 379 m2 |
| Visiteurs par an |
1 106 () |
| Effectif |
25 employés () |
| Site web |
| Collections |
Sculpture, mosaïques, objets divers |
|---|---|
| Genre | |
| Provenance |
Locale |
| Époque |
Période paléochrétienne |
| Nombre d'objets |
85 () |
| Article dédié |
Monastère bénédictin de Santa Maria |
|---|
| Pays | |
|---|---|
| Région | |
| Commune | |
| Adresse |
Piazza Pirano 1, Loc. Monastero, Aquileia |
| Coordonnées |
Le musée paléochrétien d'Aquilée (Museo paleocristiano di Monastero) est un musée archéologique national situé à Aquilée, dans la province d'Udine (Frioul-Vénétie Julienne), en Italie du Nord. Il abrite des œuvres et objets datant de la période chrétienne de la cité, du IVe siècle au Haut Moyen Âge (patriarcat d'Aquilée)[1]. Le musée est installé depuis 1961 dans l'ancien monastère de religieuses bénédictines de Santa Maria[2], au lieu-dit Monastero à la sortie nord-est de la ville.
Le monastère est fondé au VIIe siècle[3] à l'époque du patriarche Jean Ier, dans la localité de Monastero, à Aquilée ; il est détruit lors des invasions hongroises du Xe siècle et refondé par le patriarche Poppon d'Aquilée au XIe siècle[2].
Le décret du tribunal du sanctionne, dans le cadre des réformes décidées par Joseph II, l'abolition du monastère et le transfert des religieuses à Cividale del Friuli. Le patrimoine, confisqué par le Fonds de la religion, est vendu en 1784 au comte Raimondo della Torre-Hofer et Valsassina. À partir de 1787, et plus encore de 1852, année où le complexe est acheté par Eugenio de Ritter Záhony, une série de travaux de transformation des structures monastiques commence, selon les besoins du moment, ce qui conduit à une modification profonde des lieux : le bâtiment de l'église est notamment utilisé comme folador, c'est-à-dire un lieu pour la vinification, où ont lieu en 1895, les premières découvertes qui ont conduit en 1961, à sa dernière destination en musée[4].
Le site a une histoire très ancienne : des fouilles archéologiques menées après 1961 ont permis de découvrir que le monastère se dressait sur les vestiges d'une grande basilique recouverte de sols en mosaïque, dont la première construction remonte aux environs de 345[5], qu'il est désormais possible de visiter.