Myalisme
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Le myalisme ou Myal (en anglais : Myalism) est une religion afro-jamaïcaine, pratiquée à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle en Jamaïque, principalement durant la période coloniale britannique. Fondé sur la possession spirituelle, la guérison par les plantes et des rites initiatiques, le myalisme constitue l'une des premières expressions institutionnalisées des traditions religieuses africaines dans la Caraïbe anglophone. Il est étroitement lié à l'obeah, dont il est une forme de désenvoûtement, et au kumina, avec lesquels il forme l'une des matrices des religions créoles jamaïcaines.
Dénomination
Histoire
Contexte colonial
Évolution et diffusion
Croyances et pratiques
Le myalisme fonctionne comme une fraternité modelée sur les sociétés secrètes ouest-africaines, dotée d'un système de croyances propre, d'une danse rituelle, d'une tradition initiatique et d'une pharmacopée végétale à vocation thérapeutique.
Myalisme et christianisme
Au contact des missions chrétiennes non-conformistes (baptistes en particulier), le myalisme a développé une idéologie syncrétique intégrant des éléments du christianisme tout en maintenant ses structures africaines. Cette double appartenance permettait à des personnalités comme le chef des esclaves révoltes Samuel Sharpe d'être simultanément « Native Baptist Daddy » et diacre baptiste[1].
Héritage et postérité
Pour Jean Besson, le myalisme constitue « la référence religieuse la plus englobante de l'esclavage jamaïcain » et fonctionne comme terme générique désignant l'ensemble des pratiques issues des religions africaines[2]. Joseph Murphy souligne de son côté que le myalisme a offert aux esclaves un cadre à la fois spirituel et politique pour leur résistance psychologique à l'oppression[3].