Myiagros
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Dans la religion antique grecque, Myiagros (en grec ancien Μυίαγρος / Muíagros) ou Myacoris, Myiodès ou Myiakorès, était un titre cultuel désignant une figure divine qui repoussait les mouches. Il pouvait servir d'épithète à une divinité ou à un héros[1].
| Myiagros | |
| Mythologie grecque | |
|---|---|
| Caractéristiques | |
| Nom grec ancien | Μυίαγρος (Muíagros) |
| Nom grec ancien | Myacoris |
| Fonction principale | Divinité repoussant les mouches |
| Lieu d'origine | Grèce antique |
| Période d'origine | Antiquité grecque |
| Culte | |
| Lieu principal de célébration | Aliphéira (en), en Arcadie |
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Étymologie
Myiagros vient du grec ancien Μυίαγρος / Muíagros et signifie « attrape-mouches »[2].
Les variantes locales Myacoris, Myiodès ou Myiakorès étaient aussi utilisées.
Fonction et culte
Pausanias décrit Myiagros comme un mortel divinisé qui recevait une offrande préliminaire au sacrifice principal pour Athéna à Aliphéira (en), en Arcadie[3]. L'intention était d'éloigner les mouches avant un sacrifice animal car celles-ci risquaient de les attaquer et de leur nuire[4]. Élien affirme que cette offrande préliminaire était faite aux mouches elles-mêmes[5].
Le culte d'Aliphéira fut peut-être influencé par les rites d'Élis, à Olympie. Les Éléens offraient des sacrifices soit aux mouches elles-mêmes, soit à un Zeus Apomyios (« Zeus qui chasse les mouches »)[6], soit à un dieu nommé Myiodes ou Myiakorès. Un rituel similaire existait chez les Acarnaniens[7]. Un mythe éléen raconte comment Héraclès, agacé par les mouches alors qu'il tentait d'offrir un sacrifice à Olympie, reçut l'enseignement nécessaire pour sacrifier au Zeus qui chasse les mouches (Ἀπόμυιος), afin que celles-ci soient aussitôt chassées au-delà de l'Alphée[8]. À Leucas, un rite préliminaire similaire était accompli pour vénérer Apollon[8].
Pline rapporte que lorsqu'un essaim de mouches provoque une maladie (pestilentia), les Éléens invoquent Myacoris, et une fois que le dieu a approuvé et accepté le sacrifice, les mouches meurent instantanément[9]
À l'époque moderne
Voir aussi
Sources antiques
- Pausanias, Description de la Grèce 8.26.7 et 5.14.1.
- Antiphane, frg. 229/30 K (preservé par Athénée 1).
- Pline, Histoire naturelle 10.40 (=28).
- Claude Élien, Historiae Animalium 5.17 and 10/11.8
- Héraclide du Pont, comme cité par Clément d'Alexandrie, Protrepticon 2.38.33P
- Solin, Polyhistor, 1.10