Mythologie écossaise

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La mythologie écossaise est l'ensemble des mythes et légendes populaires en Écosse. Certains, organisés en cycles, comme le cycle d'Ulster et le fenian, sont partagés avec la mythologie celtique irlandaise ; certains aspects, particuliers à l'Écosse, ne figurent pas dans les versions irlandaises connues. Les légendes écossaises sont riches en créatures fantastiques, particulièrement dans les Hébrides, ainsi qu'en manifestations surnaturelles telles qu'apparitions de fantômes, présages et don de seconde vue.

Les origines légendaires des Scots, celtes venus d'Irlande, ont été créées durant la période historique.

La plus ancienne origine légendaire du peuple écossais est rapportée dans la Vie de saint Cathróe de Metz (v. 900-971). Elle relate que des migrants grecs d'Asie Mineure auraient débarqué près de la « montagne d'Irlande » Cruachan Feli, probablement le Croagh Patrick, dans le comté de Mayo (Cruachan Éli en irlandais). Alors qu'ils erraient à travers l'Irlande, de Clonmacnoise, Armagh et Kildare à Cork puis, finalement, à Bangor, ils étaient en guerre perpétuelle avec les Pictanei. Après quelque temps, ils traversèrent la mer d'Irlande pour envahir l'île de Grande-Bretagne, et conquirent l'île d'Iona, ainsi que les villes de « Rigmhonath » et « Bellathor ». Le territoire ainsi conquis fut nommé « Scotia », d'après Scota, l'épouse égyptienne du général lacédémonien Nél, ou Niul, et ce peuple fut converti au catholicisme par Patrick d'Irlande[1].

Lorsque, historiquement, les Pictes furent assimilés aux arrivants celtes gaélophones et que les grands traits de leur culture et de leur histoire eurent disparu de la mémoire générale, des éléments légendaires comblèrent les manques historiques. Leur « disparition soudaine » fut expliquée par un massacre lors d'un banquet donné par le roi Kenneth MacAlpin, et ils se virent attribuer des pouvoirs surnaturels partagés avec les fées et les elfes, comme la préparation d'une boisson fermentée, à la recette secrète, principalement à base de bruyère, ou l'existence de palais souterrains.

Cycle d'Ulster

Le héros Cúchulainn à la bataille

En raison des liens linguistiques et historiques étroits unissant l'Ulster et l'ouest de l'Écosse, les échanges culturels ont été nombreux. Le cycle d'Ulster en est un bon exemple.

Les récits de ce cycle, rédigé principalement en prose, se situent sous le règne du roi Conchobar Mac Nessa, fils du druide Cathbad et de la reine Ness, qui aurait vécu au temps du Christ (30 av. J.-C. à 35 apr. J.-C.). Sa capitale est Emain Macha. C’est lors de la guerre qu’il livre à la reine Medb et au roi Ailill du Connaught, qu’intervient la geste de Cúchulainn. Ces textes nous décrivent la civilisation préchrétienne de l’Âge du fer, altérée par le prisme de ses rédacteurs, qui étaient des clercs. Mais sous le vernis chrétien, on retrouve le substrat celtique et la confirmation des témoignages de leurs contemporains. On y voit une société guerrière, contrôlée par la classe sacerdotale des druides et des bardes. L’héroïsme du guerrier est mis en avant : le combat singulier sur des gués ou à bord de chars se termine par la mort de l’ennemi, dont on tranche la tête en guise de trophée. Ce rituel a pour but de montrer sa bravoure aux dieux, car seuls les héros peuvent avoir accès au sidh.

Ce Cycle se compose d'environ quatre-vingts histoires, la principale étant le Táin Bó Cúailnge, ou Razzia des vaches de Cooley, dans laquelle la reine Medb envahit l’Ulster pour s’emparer du Brun de Cooley, un taureau qui manque à son cheptel pour être aussi riche que son époux. C’est là qu’intervient le héros Cúchulainn.

Des adaptations écossaises du cycle apparaissent dans le manuscrit de Glenmasan (XVe siècle). Les Ulaid, peuple principal du cycle, ont de forts liens avec l'Écosse gaélique, où Cúchulainn aurait appris les arts de la guerre.

Cycle Fenian

Créatures fantastiques

Notes et références

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