Márta Grabócz
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Márta Grabócz, née le à Budapest (Hongrie), est une musicologue franco-hongroise, professeure à l'université de Strasbourg[1] et membre honoraire de l’Institut universitaire de France[2].
Carrière universitaire en Hongrie
Márta Grabocz est la fille du compositeur hongrois Grabócz Miklós (hu) (1927-1974). Elle obtient son diplôme de musicologie à l’Académie de musique Franz-Liszt à Budapest en 1979.
Márta Grabócz a fait ses études musicologiques à l’Académie F. Liszt de Budapest. Elle est chercheuse au département de l’Esthétique et de la musique du XXe siècle de l'Académie hongroise des sciences à Budapest de 1977 jusqu'en 1990.
Entre 1986 et 1989, elle est responsable (avec János Maróthy) de la création du premier studio de musique informatique en Hongrie. Ce studio fut destiné à la création, la recherche et la pédagogie ; après 1990 son équipement fut transféré à l’Académie de Musique Ferenc Liszt de Budapest[3].
Márta Grabócz est actuellement membre du Conseil consultatif externe de l'Institut de recherche en sciences humaines de l'Académie hongroise des sciences[4] et membre du Groupe de Travail de Sémiotique à la même Académie depuis 2019.
Carrière universitaire en France
En 1985, elle soutient sa thèse de doctorat (spécialité « esthétique et sciences de l’art ») à Paris I, sous la direction de Michel Guiomar intitulée Influence du programme sur l’évolution des formes instrumentales. Morphologie des œuvres pour piano de F. Liszt.
Nommée à l'université Strasbourg II en 1991 (et enseignante en sémiotique musicale à l'université Paris-VIII en 1992-1995), puis nommée professeur à Strasbourg en 1995, elle a créé et dirigé entre 1997-2001 à Strasbourg la Jeune équipe « Méthodes nouvelles en musicologie » (JE 2114) et a dirigé l’équipe de recherche en arts "Approches contemporaines de la création et de la réflexion artistiques" (ACCRA, EA 3402) de l'université de Strasbourg entre 2002-2010[5].
Entretemps elle soutient son diplôme d’Habilitation en 1993 à l'Université Panthéon-Sorbonne (elle est chercheuse associée à l'IDEAT, Unité mixte de recherche, CNRS-université Panthéon-Sorbonne (2002-2009)[6].
Depuis 2011, elle est responsable de l’axe de recherche « Signification, sémiotique et narratologie musicales » du Labex GREAM (désormais ITI CREAA) à l’université de Strasbourg[7].
Elle a été membre de l'Institut Universitaire de France de 2009 à 2014, puis membre senior de 2015 à 2020.
Elle est également auteure sur l'Encyclopædia Universalis (cf entrée sur Franz Liszt)[8].
Elle est directrice de la collection « Music Studies » aux Editions des Archives Contemporaines (Paris, Londres)[9].
Distinctions
- 2010 : Prix Szabolcsi des musicologues, attribué par le Ministère de la Culture en Hongrie.
- 2011 : Grade de chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques (Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, France)[10].
- 2017 : Chevalier de la Légion d'honneur[11].
Travaux scientifiques
Márta Grabócz a publié plusieurs ouvrages individuels et collectifs dans les domaines de la signification musicale, de la sémiotique musicale, de la narratologie musicale et de la musique contemporaine[5],[12],[13]. Ses travaux sur la musique portent les nouvelles méthodes en musicologie focalisées sur l’analyse de l’expression à l’aide des apports des sciences humaines (sémiotique narrative littéraire, etc.) et sur les œuvres de compositeurs des XIXe, XXe et XXIe siècles (Franz Liszt, Béla Bartók, György Kurtág, Péter Eötvös, François-Bernard Mâche, Kaija Saariaho, Philippe Manoury, Pascal Dusapin, Jean-Claude Risset, etc.). Jusqu'en 2021, elle avait publié 168 articles (chapitres d’ouvrages collectifs, d’actes de colloques internationaux ou articles dans des revues nationales et internationales en différentes langues – français, hongrois, anglais, allemand, espagnol) – ; a participé à 55 congrès et colloques internationaux (dont 14 "key-note lectures") et à de nombreux autres colloques nationaux ou séminaires scientifiques. Elle a organisé (ou co-organisé) 16 congrès internationaux (dont 5 sessions dans les cadres de congrès) et 24 autres rencontres ou conférences, journées d’études[3].