Médersa fiqhiyya de Mazouna

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Destination initiale
École de fiqh malikite
Destination actuelle
École de jurisprudence et enseignement du Coran
Style
Islamique, Malikite
Médersa fiqhiyya de Mazouna
مدرسة مازونة الفقهية
La médersa fiqhiyya de Mazouna, l'une des écoles de jurisprudence les plus célèbres du Maghreb central
Présentation
Type
Destination initiale
École de fiqh malikite
Destination actuelle
École de jurisprudence et enseignement du Coran
Style
Islamique, Malikite
Architecte
Inconnu
Construction
Commanditaire
Mohammed ibn al-Charif al-Mazouni al-Andaloussi
Localisation
Pays
Ville
Coordonnées
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La Médersa fiqhiyya de Mazouna (en arabe : مدرسة مازونة الفقهية) est l’une des écoles de jurisprudence les plus célèbres du Maghreb central. Fondée à la fin du règne des Zianides en 1582[1], elle fut rénovée et modernisée à l’époque du Beylik de l'Ouest, lorsque Mazouna en était la capitale. Rattachée au rite malikite, l’institution assurait l’enseignement du Coran et du fiqh (jurisprudence islamique). Dotée d’une organisation solidement établie et de traditions pédagogiques bien ancrées, la médersa s’inspirait des modèles d’enseignement de Tlemcen, et d’al-Andalus. Elle conserva son rayonnement intellectuel même après le transfert de la capitale régionale de Mazouna vers Mascara, puis vers Oran, demeurant un pôle d’attraction majeur pour les étudiants de l’Ouest algérien, notamment ceux de Nedroma, Mostaganem, Ténès, Tlemcen et Oran.

La ville de Mazouna, ancienne capitale des Maghraouas au moyen âge, et le premier siège du beylik de l'Ouest à l'époque de la Régence d'Alger[2], est considérée comme l’un des principaux centres de la civilisation arabo-islamique en Algérie. Elle s’est distinguée par ses éminents savants, venus s’y installer et y enseigner. La renommée de Mazouna s’est notamment diffusée grâce à sa médersa malékite, qui jouissait d’un prestige comparable à celui des écoles de Tlemcen et de Béjaïa[3],[4],[5].

Les historiens divergent quant à la date de fondation de l’école ainsi qu’à l’identité de son fondateur réel. L’historien Abou El Kacem Saâdallah, dans son ouvrage Histoire culturelle de l’Algérie, affirme que l’école de Mazouna fut fondée à la fin du XVIe siècle. De son côté, le cheikh al-Mahdi Bouabdelli estime que l’école aurait été fondée vers 1590 par le cheikh Mohammed al-Charif, descendant d’Abdelaziz al-Beldawi. Cette opinion est partagée par la majorité des historiens contemporains, qui s’accordent à dire que l’école fut édifiée au XVIe siècle par le cheikh Mohammed ibn al-Charif al-Mazouni al-Andaloussi. L’historien Mohammed Meflah considère quant à lui qu’il existait à Mazouna une école dont la date exacte de construction demeure inconnue, mais dont l’origine remonterait vraisemblablement à la seconde moitié du XVe siècle[6].

D’autres chercheurs estiment que la fondation de l’école est antérieure à la présence ottomane en Algérie. Parmi eux, Abdelmadjid Méziane établit un lien entre l’école de Mazouna et celles d’al-ubbâd et de Tachfinia à Tlemcen, les plaçant dans une même tradition intellectuelle. Toutefois, le consensus général s’accorde à attribuer la fondation de l’école à Mohammed ibn al-Charif al-Mazouni al-Andaloussi, au début du XVIIe siècle. Celui-ci y dispensa un enseignement pendant soixante-quatre ans, jusqu’à son décès en 1164 de l’Hégire (1751–1752 ap. J.-C.)[6].

Savants et cheikhs de la médersa

La direction de l’école fut d’abord assurée par son fondateur, Mohammed ibn al-Charif al-Andaloussi, l’un des Andalous réfugiés établis à Mazouna, qui y dispensa un enseignement pendant plus de soixante ans, jusqu’à sa mort. À sa suite, son fils Abderrahmane ibn Mohammed al-Charif prit en charge l’encadrement et l’enseignement ; il fut l’une des figures marquantes du fiqh malikite à l’époque zianide[6],[7].

Lui succéda ensuite Mohammed ibn Abderrahmane ibn Mohammed al-Charif, troisième cheikh de la médersa et l’un de ses maîtres les plus influents, en fonction jusqu’en 1189 de l’Hégire. La direction passa alors à Abou Tâlib Mohammed ibn Ali al-Charif, qui enseignait le fiqh, le Mukhtasar de Khalil, ainsi que les commentaires d’al-Kharashi et d’az-Zarqani. Il assurait également des cours de spiritualité (raqâ’iq), de transmission du hadith et de mémorisation des chaînes de transmission. Il décéda en 1233 de l’Hégire[6],[4].

Après sa disparition, son petit-fils et disciple Ahmed ibn Hanni, connu sous le nom d’Abou al-‘Abbâs Ahmed ibn Hanni ibn Mohammed ibn Ali, prit la tête de l’école. Par la suite, plusieurs éminents cheikhs se succédèrent à la direction de la médersa, parmi lesquels ‘Issa al-Mazouni Abou Zakariya, Mohammed as-Sadiq ibn Afghoul, Youssef Loukil al-Mazouni, Abu Imran Moussa ibn Aissa al-Mazouni, Yahia al-Mazouni entre autres[6],[7].

Disciples et continuateurs

Références

Bibliographie

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