Mohamed El-Amine Belghit
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Cheria, Wilaya de Tébessa, Algérie
| Naissance |
Cheria, Wilaya de Tébessa, Algérie |
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| Nationalité |
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| Activité principale |
Historien, universitaire |
Mohamed El-Amine Belghit est un historien et universitaire algérien, né le à Cheria dans la Wilaya de Tébessa en Algérie. Chercheur dans le domaine de l’histoire algérienne et maghrébine, il possède une carrière académique de plus de quatre décennies, alliant enseignement, recherche et publications scientifiques.
Connu pour ses recherches en histoire islamique et algérienne, il a exercé dans plusieurs institutions universitaires en Algérie. Ses travaux portent notamment sur la période de la colonisation française en Algérie et ses effets sur la société algérienne. Auteur de nombreuses publications et articles scientifiques, il participe régulièrement à des colloques et encadre des chercheurs et étudiants. Il est considéré comme l’une des figures marquantes des études historiques en Algérie.
Il effectue son cycle primaire dans sa ville natale, puis déménage en 1969 à Skikda, où il termine sa scolarité primaire et obtient le certificat d'études primaires, suivi du brevet d'enseignement moyen. Il poursuit ses études à Bordj Bou Arreridj, où il achève sa dernière année à la médersa Abdelkader Belâarif et obtient le certificat d’enseignement général en [1],[2].
Entre 1974 et 1977, il suit la filière Lettres au lycée Chihani Bachir de Khenchela, obtenant le baccalauréat en . En , il décroche la licence en histoire à l’Université de Constantine puis réussit, en novembre de la même année, le concours national de maîtrise (magistère) en histoire à l’Université d’Alger, se classant deuxième au niveau national[1].
Il obtient le magistère en histoire islamique médiévale en , puis soutient en une thèse de doctorat d’État en histoire islamique médiévale, spécialisée dans l’histoire du Maghreb et de l’Al-Andalus. Il est promu professeur de l’enseignement supérieur en [1].
Carrière professionnelle
En 1981, il débute au département de traduction de l’Institut des langues étrangères, puis rejoint en la faculté des sciences islamiques de l’Université d’Alger, où il enseigne jusqu’à sa retraite le . Il se consacre depuis à la recherche et à la publication de ses travaux[1].
Il occupe plusieurs postes administratifs : chef du département de langue et civilisation arabo-islamique (2006-2010) puis président du conseil scientifique de la faculté (2011-2016)[1].
Il enseigne diverses matières : sîra nabawiyya, histoire islamique, histoire culturelle du Maghreb (2004-2006), politique légale islamique, histoire contemporaine du monde musulman, études orientalistes, histoire des croisades, Renaissance européenne, civilisation islamique, ainsi que la correction d’examens de langue et littérature espagnoles[1],[2],[3].
Activités médiatiques
Mohamed El-Amine Belghit contribue à la presse algérienne par des articles dans Echaâb, En-Nasr, Amal et Ath-Thaqafa. Il produit également des programmes culturels pour la radio nationale (1983-1990)[4] et participe à des émissions télévisées, notamment sur la chaîne Al Mustaquilla (Londres) :
- 37 épisodes sur l’Émir Abdelkader.
- 27 épisodes sur le mouvement réformiste de Abdelhamid Ben Badis.
- 13 épisodes sur le président Houari Boumédiène.
Il collabore aussi avec Al Jazeera pour le programme Aarchifouhm wa Tarikhouna, et anime depuis 2012 Hadith Al-Thoulatha sur la radio culturelle algérienne. En 2019 et 2020, il participe à l’émission Histoire directe sur El-Bilad TV.
Propos controversés et condamnation
L’historien Mohamed El-Amine Belghit est placé sous mandat de dépôt le par le tribunal de Dar El Beïda. Il est poursuivi pour « atteinte aux symboles de la Nation » et « incitation à la haine raciale » après avoir déclaré, sur la chaîne émiratie Sky News Arabia, que l’amazighité — reconnue par la Constitution comme composante identitaire et langue officielle depuis 2016 — relevait d’un « complot colonial franco-sioniste »[5]. Abdelkader Bengrina, président du mouvement El-Bina et proche du courant Badissia novembria, ne condamne pas les déclarations de Mohamed El-Amine Belghit et sollicite le président Abdelmadjid Tebboune pour obtenir sa liberté[6].
Le , il est condamné à cinq ans de prison et à une amende de 500 000 dinars, pour « atteinte à l’unité nationale »[7]. Il est aussi accusé d’être proche du courant Badissia novembria, affiliation qu’il n’a jamais revendiquée. Le de la même année, il est condamné en appel à trois ans de prison ferme et deux ans avec sursis[8]. Le , le recours devant la Cour suprême est à son tour rejeté : la décision devient définitive et sans appel[9]. Le , la présidence de la République indique que le président, Abdelmadjid Tebboune, gracie le condamné pour le reste de sa peine[10].